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	<title>Politque Archives - Info+ Hebdo</title>
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	<description>Les clés pour comprendre, la mise en perspective</description>
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	<title>Politque Archives - Info+ Hebdo</title>
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		<title>A la recherche du vice-président</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Apr 2026 08:30:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[A NE PAS RATER]]></category>
		<category><![CDATA[Editorial]]></category>
		<category><![CDATA[Politque]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avant même d’avoir finalisé le projet de loi de révision de la Constitution du Cameroun pour y réintroduire le poste de vice-président, Paul Biya sait déjà à qui il est destiné. Ce n’est donc pas lui qui le cherche mais l’opinion publique, qui n’a jamais autant manqué des clés pour comprendre un Paul Biya au [&#8230;]</p>
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<p>Avant même d’avoir finalisé le projet de loi de révision de la Constitution du Cameroun pour y réintroduire le poste de vice-président, Paul Biya sait déjà à qui il est destiné. Ce n’est donc pas lui qui le cherche mais l’opinion publique, qui n’a jamais autant manqué des clés pour comprendre un Paul Biya au sommet de son art énigmatique. En effet, le projet de loi adopté par le Parlement le 4 avril 2026 ne comporte aucune indication sur ni le profil, ni l’origine linguistique ou régionale du prochain titulaire du poste. Les paramètres anciens de la succession sont mis à rude épreuve et des citadelles de l’équilibre du pouvoir ne sont plus sûres d’être préservées. A l’exemple de l’axe Nord-Sud, qui veut que le pouvoir se déplace alternativement du Nord au Sud du pays depuis André-Marie Mbida (Sud) jusqu’à Paul Biya (Sud) en passant par Ahmadou Ahidjo (Nord). Depuis l’élection de Aboubakary Abdoulaye au perchoir du Sénat, devenu la 3<sup>ème</sup> personnalité de l’Etat, le Grand-Nord se sait hors-jeu pour le poste de vice-président.</p>
<p>Depuis l’adoption du projet de loi de révision de la Constitution, les Anglophones sont en attente légitimes d’occuper ce poste qui pourrait leur assurer de diriger le Cameroun en cas d’empêchement définitif de Paul Biya, ce qui n’est pas une simple vue de l’esprit. La crise du NOSO déclenchée en 2016 y verrait sans doute son épilogue et la question anglophone serait expurgée de l’argument de « faire-valoir de la République » exhibée, souvent à juste titre, par les filles et fils des Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Seulement, la préoccupation prégnante de la deuxième révision de la Constitution de 1996 n’est pas la question anglophone, mais la succession de Paul Biya et la quête d’une stabilité au sommet de l’Etat en cas de vacance à la présidence de la République.</p>
<p>Il est donc curieux de voir le parti au pouvoir éjecter de la scène et renvoyer aux premières loges en tant que spectateur du dispositif institutionnel de la succession. La loi adoptée par le Parlement donne en effet au président de la République le pouvoir discrétionnaire et total de nomination et de révocation du vice-président sans aucun garde-fou ni limite. Il ne consulte ni le président du Sénat ni celui de l’Assemblée nationale, ce qui aurait permis au RDPC, parti majoritaire au sein de ces deux Chambres, d’avoir son mot à dire.</p>
<p>C’est alors que ressurgit une révélation contenue dans le livre de l’ancien secrétaire général de la présidence de la République, Jean-Marie Atangana Mebara. Cet ancien proche collaborateur du président Paul Biya écrit : « Je l’ai plutôt entendu dire que s’il disait aujourd’hui, de manière plus ou moins claire ou même déguisée, que le choix de son successeur a été porté sur telle ou telle personnalité, qu’il imaginait les ligues qui allaient se constituer pour détruire ce « dauphin désigné ». Il a ajouté ce jour-là que « le moment venu, si son parti lui faisait toujours confiance, il recommanderait la personne qui pourrait être le candidat du parti. » Penser que le Président BIYA peut dire à quelqu’un qu’il lui confierait le pouvoir un jour, serait vraiment le méconnaître. <strong>» (Le Secrétaire général de la présidence de la République au Cameroun-Entre mythes, textes et réalités. 2016. L’Harmattan. pp. 247-248)</strong>.</p>
<p>Ce que dévoile Jean-Marie Atangana Mebara, l’un des rares proches de Paul Biya à s’être exprimé dans un ouvrage sur leurs années de collaboration, c’est qu’on ne saura pas de sitôt le nom du titulaire du poste de vice-président. Les jeux sont donc ouverts et toutes les occurrences sont possibles mais il y a un seul distributeur des cartes : Paul Biya. En une session du Parlement, il trône à nouveau sur le landernau politique. En changeant les hommes du perchoir au Sénat et à l’Assemblée nationale, puis en prenant totalement la main sur le choix de son successeur, Paul Biya s’est réinstallé au cœur de tous les pouvoirs.  Il bat du même coup en brèche les inquiétudes d’une perte de puissance au bénéfice d’une clique pouvoiriste installée à Etoudi et accusée de présider par procuration.</p>
<p>A la vérité, Paul Biya rassure plus qu’il n’assure, car les Camerounais, à qui il a promis un nouveau gouvernement depuis novembre 2025, avaient de sérieuses raisons de s’interroger. Ces derniers temps, Etoudi a donné l’impression d’être devenu le terrain de jeu d’acteurs officieux, en tout cas investi d’un pouvoir illégitime voire illégal d’agir sur des pans entiers du pays sans avoir de compte à rendre. On y a noté une désinhibition dans les comportements et une quête de buzz qui sied mal avec un palais présidentiel. L’absence d’arbitrage voire le silence de Paul Biya face à ses incartades, qu’il aurait peu tolérées en son temps, a renforcé l’idée d’un homme usé voire abusé. Son coup politique de ce début d’avril indique peut-être que le chef de l’Etat a décidé de laisser son entourage faire clinquer la quincaillerie et de s’occuper des affaires d’Etat au rang desquels sa propre succession.</p>
<p>Pourtant, on a désormais des raisons de ne plus détourner le regard. Le dispositif de legs du pouvoir suprême adopté par le Parlement dans la loi de révision de la Constitution, qui met dans les mains de Paul Biya un pouvoir sans borne, ne met pas le pays à l’abri d’un hold-up mené par cet entourage qui montre tous les signes que sa soif de privilèges est loin d’avoir été étanchée.</p>

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		<title>Révision constitutionnelle: Verbatim au sujet de la vice-présidence</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 08:53:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[A NE PAS RATER]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Politque]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pendant la phase de l’examen du projet de loi portant révision de la Constitution introduite au parlement réuni en congrès par le président Paul Biya et adopté le 4 avril 2026, des acteurs de tous bords ont jugé la réintroduction dans dispositif institutionnel de la fonction de vice-président en tant que successeur constitutionnel du président [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Pendant la phase de l’examen du projet de loi portant révision de la Constitution introduite au parlement réuni en congrès par le président Paul Biya et adopté le 4 avril 2026, des acteurs de tous bords ont jugé la réintroduction dans dispositif institutionnel de la fonction de vice-président en tant que successeur constitutionnel du président de la République en cas de vacances au pouvoir. Pour l’histoire, nous rapportons quelques réactions-choc recueillies auprès des opérateurs politiques et de la société.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><img loading="lazy" class="alignleft  wp-image-4103"  alt="" width="305" height="244" / loading="lazy" decoding="async" src="https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2019/07/Jacques-Fame-Ndongo_prime.jpg">Jacques Fame Ndongo, secrétaire à la Communication du RDPC</strong></p>
<p>« Ce qui s’est passé ce jour, au Palais de verre Paul BIYA, est parfaitement légal et légitime (modification de certaines dispositions de la Constitution par le Congrès parlementaire). […] Sur 223 votants, la nouvelle Loi Fondamentale a été adoptée avec 205 voix pour, 16 voix contre et 2 abstentions. Le verdict des élus du peuple est donc apodictique. […]</p>
<p>Lorsqu’il aura promulgué la Loi dont les Députés et les Sénateurs ont adopté la modification de certaines dispositions, ce jour, il pourra nommer un vice-Président crédité d’importantes responsabilités historiques. Des sénateurs et députés qui représentent démocratiquement le peuple. Celles et ceux qui ont adopté ces amendements, ce jour, après des débats publics et sans complaisance, sont des élus du peuple souverain, libre et maitre de son destin, représentent donc tous les Camerounais. Tel est le fonctionnement- de la démocratie (suffrage universel direct pour les Députés et suffrage indirect pour les Sénateurs) ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Jean Michel Nintcheu, député SDF<img loading="lazy" class="alignright  wp-image-4070"  alt="" width="489" height="321" / loading="lazy" decoding="async" src="https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2025/09/Jean-Michel-Nintcheu.avif"></strong></p>
<p>« C’est une provocation, c’est un coup d’Etat constitutionnel. Le Cameroun n’a pas été créé par Monsieur Biya. Nous passerons et le Cameroun restera. Ce projet de loi renforce et consacre de façon démentielle l’hégémonie sans limite du président de la République et l’affaiblissement abyssal corrélatif du peuple souverain. […]</p>
<p>Le vice-président devient de facto président de la République sans légitimité puisqu’il n’a pas été élu… Adopter ce projet de loi, c’est consacrer la succession nominative, dynastique sans passer par les urnes, sans consulter le peuple souverain.</p>
<p>Si le vice-président est élu dans un ticket président &#8211; vice-président, francophone anglophone, ce problème de légitimité ne se posera pas.</p>
<p>De quelle légitimité jouissent des députés dont le mandat a été prorogé deux fois de suite pour voter les réformes constitutionnelles annoncées ? C’est pourquoi je demande le rejet de ce projet de loi et ensuite le vote des réformes constitutionnelles par voie référendaire ! »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><img loading="lazy" class="alignleft  wp-image-4074"  alt="" width="220" height="310" / loading="lazy" decoding="async" src="https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2025/09/Pr-Felicite_Owona_Mfegue_a_lONU.jpg">Pr. Félicité Owona Mfegue, universitaire, fille du Pr. Joseph Owona, père de la Constitution du 18 janvier 1996</strong></p>
<p>« La révision constitutionnelle camerounaise de 2008 avait marqué une première rupture, comme une lézarde dans l’édifice. En abolissant la limitation des mandats présidentiels (article 6, alinéa 2 nouveau de la Constitution), elle a altéré le rythme naturel de l’alternance démocratique non “perpétuelle”. Le temps politique, qui devait être cyclique et renouvelé, laissa place à une « continuité » du pouvoir (bel euphémisme) qui échappe à l’esprit initial du texte.</p>
<p>Aujourd’hui, le projet de révision de 2026 suscite à son tour des interrogations subliminales autour de la figure perverse et bicéphale d’un vice-président aux côtés d’un Premier ministre déjà en place.</p>
<p>Ce Janus à double visage ne clarifie rien. Il trouble ! Il juxtapose. Il confond ! L’emprunt à des modèles étrangers, notamment présidentiels, se fait sans leurs contrepoids, sans leur logique interne. Le rôle autrefois attribué au Président du Sénat dans l’ordre de succession se trouve superposé et fait double emploi. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pr. Maurice Kamto, homme politique, président du MRC <img loading="lazy" class="alignright  wp-image-4104"  alt="" width="372" height="231" / loading="lazy" decoding="async" src="https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2019/07/maurice-kamto-8.webp"></strong></p>
<p>« Il faut avoir contracté la vanité pour chercher, au soir de sa vie, à faire une extension de soi-même en un successeur qui pourrait, au mieux, vous ressembler, mais ne sera jamais vous-même. Il faut ignorer l’histoire des souverains les plus célèbres pour chercher au soir d’un long règne celui qui perpétuera votre règne et non pas votre œuvre. Si vous n’avez rien fait de grand, de beau et de durable, vous irez dans le tombeau avec votre médiocrité et le fracas de votre échec. N’abaissez pas les Hommes, élevez votre nation afin d’être un point lumineux dans leur ciel après la mort. C’est la seule démarche qui vaille pour les humains »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><img loading="lazy" class="alignleft size-full wp-image-4075"  alt="" width="190" height="266" / loading="lazy" decoding="async" src="https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2025/09/Rene-Ze-Nguele.jpeg">René Ze Nguele, sénateur RDPC nommé, ancien ministre</strong></p>
<p>« Un vice-président appelé à remplacer le président, à gouverner les Camerounais, ne peut pas être taillable et corvéable à merci. Un texte qui dit qu’on nomme le vice-président ; il va faire quoi, il va devenir quoi, il est même quoi au sein de nous autres qui sommes aussi nommés ? Monsieur le Président de l’Assemblée nationale, Monsieur le ministre d’Etat [Laurent Esso, ndlr], la précipitation avec laquelle vous conduisez cette réforme est suspecte. Et c’est le peuple qui désigne les dirigeants. Quand les dirigeants empiètent sur les activités du peuple ça pose problème. On n’a plus de démocratie. On a tout, sauf cela. Cette réforme me pose problème ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Jean-Baptiste Atemengue, maire RDPC de Ngoumou<img loading="lazy" class="alignright  wp-image-4071"  alt="" width="296" height="258" / loading="lazy" decoding="async" src="https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2025/09/Jean-Baptiste-Atemengue.jpg"></strong></p>
<p>« « Quand le sous-préfet, le préfet, le commandant de légion, le colonel, le général, le ministre ou le Premier Ministre exercent leur autorité, est-ce qu&rsquo;ils sont élus ?</p>
<p>Ils ne le sont pas, mais c’est l’État. C’est une autorité déléguée. Même les magistrats, qui rendent des décisions « au nom du peuple », ne sont pas élus mais nommés après concours, prestation de serment et validation par la présidence. »</p>

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		<title>Aménagement urbain: Vraie fausse polémique autour du ‘’Monument patriote’’</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Oct 2022 08:52:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[A NE PAS RATER]]></category>
		<category><![CDATA[Politque]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bâti et inauguré avec l’accord du président de la République, cet ouvrage d’art au centre-ville de Yaoundé alimente un vain débat sur sa démolition. Le maire de Yaoundé dit que l’édifice n’a rien à craindre. Le ‘’Monument patriote’’, érigé au rond-point des services du Premier ministre par la Communauté urbaine de Yaoundé (CUY), n’a pas [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Bâti et inauguré avec l’accord du président de la République, cet ouvrage d’art au centre-ville de Yaoundé alimente un vain débat sur sa démolition. Le maire de Yaoundé dit que l’édifice n’a rien à craindre.</p>
<p>Le ‘’Monument patriote’’, érigé au rond-point des services du Premier ministre par la Communauté urbaine de Yaoundé (CUY), n’a pas et n’aura pas de problème d’existence. En clair, aucune menace de démolition ne pèse sur cet édifice comme l’a laissé croire une certaine opinion depuis quelques jours. Les affirmations, puisées auprès de la maire de Ville de Yaoundé, sont sentencieuses et fermes</p>
<p>Face à la polémique qui ne cessait d’enfler, la CUY a dû faire cette mise au point afin de lever toute équivoque sur le destin de ce monument au cours d’un échange avec la presse vendredi 7 octobre. Cette énième polémique visant cet édifice inauguré le 18 mai 2022 est née de la fuite dans les réseaux sociaux d’une correspondance du ministère de l’Habitat et du Développement urbain (Minhdu) conviant le maire de la ville à une « séance de travail relative à la reconfiguration de l’échangeur Hilton et des études de faisabilité économique et financière pour une contractualisation en PPP » de la section urbaine de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen.</p>
<p>« Dans le cadre de la mise en œuvre du projet repris en marge, les études de reconfiguration de l’échangeur Hilton (projet piloté par le Minhdu) nécessitent la coordination et la mise en cohérence avec le Plan de mobilité urbaine soutenable (PMUS), les lignes de transport en commun en site propre et le Bus Rapid Transit », précise la correspondance. Cette concertation s’impose d’autant que, d’après l’article 241 de la loi du 24 décembre 2019 portant Code général des collectivités territoriales décentralisées, la Communauté urbaine est compétente pour toute action relevant de l&rsquo;intercommunalité, des grands travaux et des projets structurants.</p>
<p>« Est d&rsquo;intérêt communautaire, toute compétence ou ressource portant sur les projets intercommunaux par nature ou par destination, les infrastructures cédées à la Communauté urbaine, construites ou aménagées par celle-ci ainsi que celles ouvertes, par leur objet, leur position géographique ou leur importance symbolique ou économique interterritoriale à l&rsquo;usage dés populations émanant de plusieurs communes d&rsquo;arrondissement », précise la loi. Celle-ci confère par exemple la compétence exclusive de la planification urbaine, des plans et schémas directeurs d’aménagement concerté et la rénovation urbaine à la Communauté urbaine.</p>
<p>Officiellement, la correspondance du Minhdu ne fait allusion nulle part à une éventuelle démolition du ‘’Monument patriote’’. Mais d’après des sources crédibles et concordantes, cette hypothèse a été insidieusement distillée au sein de l’opinion par une main noire dans ce département ministériel. D’ailleurs, les mêmes sources se rappellent la vive opposition de Célestine Ketcha Courtès à ce projet, qui aura tout mis en œuvre pour arrêter les travaux. Elle ne va momentanément tempérer son ardeur qu’après un désaveu au cours d’un arbitrage du Premier ministre sollicité par ses propres soins. Comme un pied de nez, Mme Ketcha Courtès sera désignée par le président de la République comme son représentant personnel lors de l’inauguration du monument.</p>
<p>C’est dire si le maire de la Ville, en parfait connaisseur des principes de fonctionnement de l’Etat, s’est entouré de toutes les garanties nécessaires avant de lancer les travaux. Pour qui connait tant soit peu le fonctionnement du système gouvernant, difficile d’ériger un tel édifice sur l’itinéraire présidentiel sans l’approbation préalable de la présidence de la République. Toutes ces précautions ont ainsi permis à Luc Messi Atangana d’aller jusqu’au bout du chantier de construction du monument et de soutenir aujourd’hui qu’aucune menace de démolition ne pèse sur ce joyau qui draine des visiteurs.   </p>
<p>Autant de raisons qui font que le ‘’Monument patriote’’ résiste aux polémiques entretenues autour de lui. Au lendemain de son inauguration, une autre polémique a enflé autour du coût des travaux qui oscillait, selon les sources, entre 2 milliards et 68 milliards. Alors qu’en réalité, d’après une source ayant géré le dossier au ministère des Marchés publics, les travaux de construction du ‘’Monument patriote’’ ont coûté environ 400 millions à la CUY.</p>

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			</item>
		<item>
		<title>Une forte odeur d’instrumentalisation du Consupe</title>
		<link>https://infoplus-mag.net/2022/10/10/une-forte-odeur-dinstrumentalisation-du-consupe/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=une-forte-odeur-dinstrumentalisation-du-consupe</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Oct 2022 06:56:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[A NE PAS RATER]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Politque]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les demandes de renseignements aux personnels du Minfi par la mission de contrôle du Consupe sont jugées peu orthodoxes par les spécialistes. Ceux qui ont une opération politique derrière l’envoi d’une mission du Contrôle supérieur de l’Etat sur les chapitres 65 et 94 du budget de l’Etat par le secrétaire général de la présidence de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h3><em>Les demandes de renseignements aux personnels du Minfi par la mission de contrôle du Consupe sont jugées peu orthodoxes par les spécialistes.</em></h3>
<p>Ceux qui ont une opération politique derrière l’envoi d’une mission du Contrôle supérieur de l’Etat sur les chapitres 65 et 94 du budget de l’Etat par le secrétaire général de la présidence de la République ont du grain à moudre. Depuis quelques jours, l’opinion publique est tenue en haleine par des fuites d’informations savamment distillées sur les réseaux sociaux sur les « découvertes » des inspecteurs du Consupe. Ces derniers épluchent actuellement les missions de 1790 fonctionnaires relevant du ministère des Finances, et payées sur le chapitre 65 intitulé  » Dépenses communes de fonctionnement  » entre 2010 et 2021. On évoquait même sur internet des cas où certains agents affichaient des jours de mission supérieurs à la limite règlementaire de 100 jours, et pouvant aller jusqu’à 500 jours. Le ministre des Finances, qui gère ce chapitre de dépenses communes de fonctionnement, avait, dans une correspondance du 30 septembre 2022, appelé son personnel coopérer pleinement aux travaux de la mission de contrôle.</p>
<p>Seulement, le défilé des agents du ministère des Finances devant la mission du Consupe n’est pas au goût de tout le monde, notamment des tenants de l’orthodoxie du contrôle budgétaire. Des critiques émergent déjà pour dénoncer cette spectacularisation des auditions qui auraient d’autres desseins que de voir clair dans les dépenses du chapitre 65. « Nous ne savons pas ce qu’il y a derrière, mais j’ai l’impression qu’on veut se servir des fonctionnaires pour atteindre une cible », écructe un fonctionnaire après son passage rugueux devant la mission.</p>
<p>Il ressort en effet des critiques qui sont émises que « les demandes de renseignements formulées par la mission de vérification du Consupe ne respectent pas l’orthodoxie du contrôle et sont par conséquent illégales », énonce un document qui circule parmi les fonctionnaires ciblés.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Les agents bénéficiaires des missions ne sont pas la cible du Consupe</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le document, qui ne porte pas le nom de son signataire, poursuit : « Les agents mis en mission ne sont pas des cibles du contrôle du Consupe. Le Consupe est incompétent pour contrôler les agents publics ayant exécuté des missions pour le compte de diverses administrations. (…) Car, le budget est exécuté par les ordonnateurs, les contrôleurs financiers et les comptables publics, seuls acteurs sur lesquels porte le contrôle. Les agents publics exécutant une mission ne sont pas, à ce titre, des acteurs de l’exécution du budget ; ils sont dans la situation des cocontractants de l’administration comme le sont les autres fournisseurs et prestataires de services, une situation contractuelle d’un type particulier, dans laquelle ils ne sont même pas signataires de l’engagement juridique qu’est l’ordre de mission. Ils n’ont donc pas à être invités à justifier l’exécution du budget ».</p>
<p>Par ailleurs, mentionne le document, la détention par les agents publics des pièces sollicitées est formellement interdite par les textes en vigueur et constitue, le cas échéant une faute professionnelle et même pénale pour l’agent public qui s’y risquerait. L’agent public ayant effectué́ une mission, peut être ou ne plus être en position d’activité dans la structure contrôlée au moment où̀ s’effectue ledit contrôle. Dans l’un ou l’autre cas, il s’exposerait aux dispositions des articles 188 et 189 de la loi portant code pénal, reprenant littéralement les dispositions du décret portant statut général de la Fonction Publique, s’il détenait par devers lui de tels documents. Et quand bien même il serait encore en activité dans l’administration concernée, il commettrait toujours une faute pénale en application de la loin°2000/010du 19 décembre 2000 régissant les archives.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Des demandes jugées surréalistes</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>De plus, apprend-on, les demandes formulées par les vérificateurs du Consupe sont surréalistes. « Il est déraisonnable et surréaliste de demander à un agent public ayant effectué́ des missions plus de dix ans en arrière, d’en présenter à une équipe de contrôle a posteriori les pièces justificatives y afférentes, notamment la lettre de mission, l’ordre de mission et le rapport de mission. Car, ces documents sont des documents de service qui ont justement permis à l’ordonnateur d’ordonnancer la dépense et au comptable public de la payer ; ce ne sont pas des documents personnels de l’agent public, (…) La conservation du rapport par devers un agent public est circonscrite dans un temps limité, la circulaire qui pose l’exigence de sa présentation étant elle-même limitée à un exercice budgétaire, ne créant aucun droit sur les exercices suivants, et surtout ne pouvant aller à l’encontre des dispositions législatives et réglementaires ci-avant rappelées. »</p>
<p>Il semble bien que la mission du Consupe n’a pas encore fini de faire parler d’elle.</p>

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		<title>Le crépuscule de l’Epervier</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Oct 2022 06:55:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Editorial]]></category>
		<category><![CDATA[Politque]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deux événements consécutifs méritent qu’on leur établisse un lien pour mieux mettre en perspective les enseignements qu’ils génèrent dans une actualité qui ne prend plus de pause. Il s’agit du décès de l’ancien vice-Premier ministre Amadou Ali, disparu le 27 septembre 2022 des suites de maladie et déjà enterré dans son Kolofata natal, dans la [&#8230;]</p>
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<h3><em><strong>Deux événements consécutifs méritent qu’on leur établisse un lien pour mieux mettre en perspective les enseignements qu’ils génèrent dans une actualité qui ne prend plus de pause.</strong></em></h3>
<p>Il s’agit du décès de l’ancien vice-Premier ministre Amadou Ali, disparu le 27 septembre 2022 des suites de maladie et déjà enterré dans son Kolofata natal, dans la simplicité et la dignité qu’impose la religion musulmane. Les images de son linceul, sobrement posé au milieu des siens, ont ému l’opinion publique à cause du contraste entre ce corps inanimé et le pouvoir que cet homme a incarné. L’hommage de la Nation n’a pas réussi à dissiper l’évidence de l’inanité de la vie. Amadou Ali a vogué entre ministères stratégiques et fonctions de souveraineté sans interruption, dès l’avènement du Renouveau dont il a été l’une des figures les plus fortes.</p>
<p>Amadou Ali a dirigé la gendarmerie nationale, le ministère de la Défense, le secrétariat général de la présidence de la République, le ministère de la Justice avant d’échouer en fin de carrière comme ministre délégué à la présidence chargé des Relations avec les Assemblées dont chacun a su que c’était sa porte de sortie de la vie publique. Il a dirigé l’équipe de défense du Cameroun devant la Cour internationale de justice de la Haye dans le différend territorial avec le Nigeria qui a abouti en octobre 2002 à une décision favorable à la camerounité de Bakassi.</p>
<p>Le fils de Kolofata n’est pas étranger à la création d’une unité spéciale pour combattre les coupeurs de route dans le Grand-Nord, qui deviendra plus tard le Bataillon d’intervention rapide (BIR). Il est la figure iconique du scandale de Wikileaks au Cameroun avec la divulgation de ses confidences à l’ambassadrice des Etats-Unis, Janet Garvey, dans lesquels il excluait les Anglo-Bamis de la succession de Paul Biya. C’est, enfin, la tête pensante de l’opération Epervier, destinée à la lutte contre la corruption, à l’origine de l’emprisonnement d’une palette de pontes du régime.</p>
<p>Il y a, d’autre part dans la même actualité, à quelque une semaine de différence, l’acquittement, le 4 octobre, de Dieudonné Oyono, ancien recteur de l’université de Douala. Sa libération intervient quatre ans après son incarcération à la prison de Kondengui, où il avait été écroué en 2018. L’interpellation de cet ancien coordonnateur du Programme national de gouvernance (PNG) avait abasourdi l’opinion publique, démolissant tout espoir de bon grain dans l’ivraie ambiante. « Pas lui, pas après avoir prêché la bonne gouvernance », entendait-on. Dieudonné Oyono était accusé, présumé innocent, il a finalement été innocenté mais ce passé n’est pas effacé.</p>
<p>Quel lien avec Amadou Ali, l’un du Mayo Sava et l’autre de la Mefou Akono ? Dieudonné Oyono a sans doute été victime des méthodes initiales de l’opération Epervier, menée tambour battant par Amadou Ali à partir de l’année 2005. Dotée de nobles objectifs et plébiscitée au départ, l’opération Epervier s’est finalement caractérisée par son aveuglement, sa légèreté et son instrumentalisation. Une liste de biens mal acquis, des personnalités jetées à la vindicte populaire, d’autres arrêtées, des enquêtes menées, au Cameroun, en Europe, aux Etats-Unis, Me Jacques Vergès et Francis Dooh Collins mis à contribution, le FBI, l’ambassade des Etats-Unis… et finalement pas grand-chose des centaines de milliards annoncés. Des anciens ministres et Dg inculpés, le ministère public a éprouvé toutes les difficultés à soutenir les chefs d’accusation retenus, certains s’étant révélés incongrus pendant les confrontations.</p>
<p>L’opération Epervier est-elle un échec total, au point qu’elle mérite d’accompagner Amadou Ali dans son repos éternel ? A la vérité, de cette période qui ne fut pas que glorieuse certes, le pays a hérité d’un esprit des lois anti-corruption, d’un tribunal criminel spécial (TCS), d’une commission nationale anti-corruption (CONAC), d’une Agence nationale d’investigation financière (ANIF) et d’un contrôle supérieur de l’Etat désormais redouté. Il ne tient qu’aux dirigeants d’en faire un usage approprié, en tout cas pas un instrument de règlement de comptes politiques.</p>

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		<title>Crises sécuritaires: Le Washington Post épingle un Ambazonien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Oct 2022 06:41:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[A NE PAS RATER]]></category>
		<category><![CDATA[Politque]]></category>
		<category><![CDATA[Crises sécuritaires: Le Washington Post épingle un Ambazonien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le célèbre quotidien américain s’intéresse dans une publication du 6 octobre aux déboires judiciaires d’un soutien financier et matériel des groupes armés dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. St Michael Tamufor Nhumuluh est toujours dans l’attente de son jugement. Le citoyen américain d’origine camerounaise arrêté en 2019 risque jusqu’à 20 ans de prison [&#8230;]</p>
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<p><strong>Le célèbre quotidien américain s’intéresse dans une publication du 6 octobre aux déboires judiciaires d’un soutien financier et matériel des groupes armés dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. </strong></p>
<p>St Michael Tamufor Nhumuluh est toujours dans l’attente de son jugement. Le citoyen américain d’origine camerounaise arrêté en 2019 risque jusqu’à 20 ans de prison et une peine pouvant aller jusqu’à un million de dollars (plus 600 000 millions de F CFA). Dans un article du 6 octobre sur son site, le journal américain <em>Washington Post</em> explique que St Michael Tamufor avait plaidé coupable pour violation de la loi qui encadre l’exportation des armes hors des Etats-Unis. Sa situation rappelle celle de trois autres Camerounais inculpés toujours aux Etats-Unis pour des faits similaires. Le 27 août 2021, Wilson Nuyila Tita, Wilson Che Fonguh et Eric Fru Nji, résidents du Maryland, ont été inculpés devant le tribunal fédéral pour conspiration en vue de violer la loi sur le contrôle des exportations des armes.</p>
<p><strong>Echec au Nigeria</strong></p>
<p>Selon le <em>Washington Post</em>, St Michael Tamufor a pu acquérir des milliers de cartouches de munitions entre 2018 et 2019. Il a aussi acheté 24 fusils en ligne entre 2017 et 2019. Les agents fédéraux ont récupéré un masque à gaz, une combinaison ghilie, une tenue de camouflage portée par les chasseurs d’élites et les militaires dans un sous-sol à Baltimore, où il gardait son artillerie. En fin 2018, St Michael Tamufor a envoyé des armes et des équipements militaires au Nigéria. Le bateau arrivé au Nigéria en janvier 2019 est retourné aux Etats-Unis avec sa cargaison après que des agents fédéraux ont signalé que le conteneur voyageait sous une fausse identité. Les agents fédéraux ont saisi plus de 30 fusils de poing dont certains avec des numéros de séries effacés, des lunettes e visée et des baïonnettes de ce conteneur.</p>
<p>Ces cas d’inculpation et de tentatives d’exportation d’armes vers le Nigeria, avec souvent pour destination finale le Cameroun, confortent ceux qui pensent que les séparatistes bénéficient bien des soutiens à l’étranger. Face aux ambassadeurs accrédités au Cameroun le 28 octobre 2021, le ministre des Relations extérieures, Lejeune Mbella Mbella affirmait que des «<em> concertations sont en cours avec certains de vos pays en vue des poursuites à l’encontre de certains Camerounais de la diaspora, qui, profitant de la distance et du confort offerts par les pays d’accueil, font ouvertement l’apologie des discours de haine et alimentent les tensions tribales sur de nombreuses plateformes numériques.</em> »  Il va ajouter que «<em> ceux-ci procèdent ouvertement à des collectes de fonds pour se procurer des armes dans l’objectif de déstabiliser notre pays.</em> »</p>
<p><strong>Expert en armement</strong></p>
<p>Ces Camerounais auxquels le ministre des Relations extérieures fait allusion, peuvent être des professionnels de l’armement. Le profil de St Michael Tamufor en est une illustration. C’est en 2001 qu’il débarque aux Etats-Unis et demande l’asile. Il est naturalisé une dizaine d’années plus tard et est enrôlé dans la marine américaine où il va servir comme spécialiste de la logistique dans une base dans le comté de Prince George. En 2017, il demande et obtient le statut de « designated collector ». Grâce à ce statut qui lui est accordé par la police du Maryland, il peut désormais acheter plusieurs armes en un mois pour les besoins de sa propre collection. Le statut de « designated collector » est une sorte de passe-droit qui permet à St Michael Tamufor d’aller plus loin et plus vite dans son désir d’acheter des armes. Parmi les 24 fusils qu’il a achetés en deux ans, on trouve une carabine de type Noreen qui tire des balles de calibre 50. Il s’agit du même type de fusils qu’utilise l’armée américaine pour les tirs d’élite à longue distance et pour neutraliser les véhicules. A 42 ans, St Michael Tamufor, témoin dans l’affaire impliquant Wilson Nuyila Tita, Wilson Che Fonguh et Eric Fru Nji a évoqué le droit à l’auto-défense des « communautés qui sont tuées ». Parviendront-ils à convaincre le juge ? Rien n’est moins sûr.   </p>

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		<title>Infrastructures routières: La route Lena-Tibati-Ngatt livrée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Oct 2022 06:39:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[A NE PAS RATER]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Politque]]></category>
		<category><![CDATA[Infrastructures routières: La route Lena-Tibati-Ngatt livrée]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les travaux de bitumage de ce tronçon long de 167 km sur la nationale 15 sont achevés pour le bonheur des populations de ces trois localités qui vont de la région du Centre, jusqu’à l&#8217;Adamaoua.  Les travaux de construction de la route Léna-Tibati-Ngatt, longue de 167 km, itinéraire de la Nationale 15 sont achevés. Ils [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>Les travaux de bitumage de ce tronçon long de 167 km sur la nationale 15 sont achevés pour le bonheur des populations de ces trois localités qui vont de la région du Centre, jusqu’à l&rsquo;Adamaoua.</strong></em></p>
<p> Les travaux de construction de la route Léna-Tibati-Ngatt, longue de 167 km, itinéraire de la Nationale 15 sont achevés. Ils ont été réalisés par l’entreprise Sogea Satom, sous le contrôle technique du groupement Alpha Consult &#8211; ACE Ingénieurs. Pour la réalisation de ce tronçon, 104, 3 milliards de Fcfa ont été nécessaires alors que le contrôle technique aura mobilisé une enveloppe d’environ 4 milliards de Fcfa, financement conjoint État du Cameroun &#8211; Banque islamique de Développement</p>
<p> La route achevée présente une largeur de la plate-forme de 10 m comprenant une largeur de 7 m pour la couche de roulement et des accotements de 1,5 x 2 m, avec une vitesse de référence de 80km/h en rase campagne et de 40km/h en agglomération. S’agissant des moyens humains mobilisés pour le projet, 781 employés ont été recrutés dans le cadre du projet, dont 535 issus de la zone d’intervention du projet, avec 23% de femmes, pour un total d’heures travaillées de</p>
<p>8 477 000.</p>
<p>Ce tronçon rentre dans le cadre du bitumage de la route Batchenga-Ntui-Yoko-Tibati-Ngaoundéré. Important axe d’échange nord-sud reliant la capitale Yaoundé et les régions du Centre et du Sud aux régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême Nord.</p>
<p>Le linéaire Batchenga-Ntui de 21,3 km, y compris la construction d’un pont sur le fleuve Sanaga à Nachtigal, a été achevé en décembre 2020. Le Groupement Razel Bec/Razel Cameroun a réalisé les travaux, sous le contrôle du Groupement STUDI International – ECTA BTP. Un montant total de 34,5 milliards a été mobilisé pour la réalisation du projet.</p>
<p>S’agissant du tronçon Ntui – Mankim de 96.7 km il a connu des perturbations dans son exécution. Après la résiliation du contrat de l’entreprise Elevo, un nouvel allotissement a été effectué pour faciliter l’exécution des travaux par l’entreprise China Railway 20 Bureau Group Corporation, nouvel adjudicataire. Le premier lot concerne les travaux d’aménagement de la section Ntui-Ndjolé, longue de 60 kilomètres et le second s’étend sur un linéaire de 36,7km et relie Ndjolé à Mankim. Les marchés y afférents ont été notifiés à l’entreprise le 18 octobre 2021 et l’entreprise est sur le terrain pour prioritaire effectuer les travaux de maintien de la circulation et démarrer les travaux proprement-dits.</p>
<p>Pour le lot Mankim-Yoko de long de 82,10km, le Maître d’ouvrage suit de près. Les travaux sont effectués par l’entreprise Elevolution Engenharia S.A.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Route Yoko-Lena </strong></p>
<p>Entre Yoko et Lena, les automobilistes roulent désormais sur du bitume pour un tronçon de 44,900km qui traverse une grande zone agricole, forestière, piscicole et pastorale par excellence du pays et vise les mêmes objectifs que les sections précédentes. Le projet concernait la construction d’une route de 7 mètres de large sur un linéaire de 44,9 km de route en béton bitumineux de 5 cm d’épaisseur entre Yoko et Léna avec 1,5 m d’accotement de part et d’autre de la chaussée. 2.5 km de voiries ont également été aménagés dans la ville de Yoko. Les travaux ont été livrés en 2019.</p>
<p>En rappel, ce projet s’exécute dans le cadre du Programme d’Appui au Secteur des Transports, phase 1, qui bénéficie du concours financier de six (06) Partenaires Techniques et Financiers à savoir la Banque Africaine de Développement, le Fonds Africain de Développement, la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale, l’Agence Française de Développement, l’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA) et la Banque Islamique de Développement.</p>
<p>L.M</p>

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		<title>Paul Biya &#8211; Son secret : son imprévisibilité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Oct 2022 07:08:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[A NE PAS RATER]]></category>
		<category><![CDATA[Politque]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Partagé entre son village et le palais d’Etoudi, le chef de l’Etat reste maître du jeu et son pouvoir est intact. Il observe bien les batailles de pouvoir qui se jouent dans son entourage pour la succession, mais n’indique toujours pas son choix. &#160; Boko Haram dans l’Extrême-Nord, les séparatistes terroristes dans le Nord-Ouest et [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>Partagé entre son village et le palais d’Etoudi, le chef de l’Etat reste maître du jeu et son pouvoir est intact. Il observe bien les batailles de pouvoir qui se jouent dans son entourage pour la succession, mais n’indique toujours pas son choix.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Boko Haram dans l’Extrême-Nord, les séparatistes terroristes dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest et les débordements de l’insécurité centrafricaine à l’Est sont en net recul ces derniers mois. Paul Biya a beau ne pas baisser la garde, comme on l’a vu avec les nominations à la tête des 3<sup>ème</sup> et 5<sup>ème</sup> régions militaires qui couvrent le Nord-Ouest et l’Ouest puis le Sud-Ouest et le Littoral, il est moins anxieux. Il préfère en effet de loin avoir affaire au marigot de la politique national dont il observe le jeu des crocodiles avec malice.</p>
<p>Depuis le début de l’actuel septennat en 2018, hormis les manifestations velléitaires post-électorales du MRC, Paul Biya semble bénéficier d’un consensus national pour un mandat apaisé voire convivial, sans doute parce que chacun espère que c’est le dernier. A la vérité, le sort de Paul Biya n’intéresse plus que pour sonder ses vœux testamentaires. Car, même si peu d’acteurs politiques en parlent, en tout cas pas en public, la succession est l’obsession collective. L’adversaire n’est donc pas Paul Biya, définitivement imbattable, mais celui qui prétendra vouloir prendre son relais dans son camp.</p>
<p>L’omerta observée sur le champ politique, notamment dans les rangs de la majorité, s’explique par le culte du secret, au moins de la discrétion, du chef de l’Etat quant à ce sujet. Il a presque toujours éludé la question de la succession, même s’il donne à chaque fois des indices comme autant de pierres blanches destinées à mettre les analystes sur la bonne voie. En 2009, Paul Biya avait répondu à Ulysse Gosset au cours d’une interview à France 24, diffusée le 30 octobre 2007 : « Je crois que dans une république qui fonctionne bien, le mot « dauphin » résonne mal ». Mais à Amélie Tulet de RFI, il a affirmé en conférence de près, le 25 août dernier en le palais d’Etoudi, en présence du président français Emmanuel Macron « quand ce mandat arrivera à expiration, vous serez informé si je reste ou si je rentre au village ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Continuer ou rentrer au village</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ainsi pour la première fois, Paul Biya n’a pas exclu la perspective de « rentrer au village », ce qui, venant de lui, est une importante confidence, une quasi révélation. Le fils de Mvomeka doit garder constamment le suspense sur ses intentions pour conserver intacte son imprévisibilité, siège de son pouvoir, du respect voire de la crainte qu’il inspire. Les fins de règne, a fortiori quand le chef a joui d’une exceptionnelle longévité, peuvent en effet être catastrophiques quand elles sont mal négociées et ouvrir la voie à l’instabilité.</p>
<p>Paul Biya a réussi l’exploit de tenir son monde en respect, ne laissant aucune ambition présidentielle dépasser les limites. Lesquelles ? Personne ne sait. Les mouvements des franckistes, sorte d’associations protéiformes de soutien au fils du chef de l’Etat, Franck Biya, l’ont appris à leurs dépens en août dernier, quand ils ont été reniés et leurs banderoles démontées sur ordre venu du palais, alors qu’ils croyaient exprimer un désir présidentiel. Le message est simple : si Paul Biya peut agir ainsi pour ce qui concerne son propre fils, il peut faire pire pour les autres. Message reçu cinq sur cinq par les fortes têtes de son camp.</p>
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<p>Mais Paul Biya n’est pas dupe. A 89 ans, il a gardé une lucidité que ses visiteurs confirment et qui se dévoile lors de ses rares prises de paroles publiques, comme quand il mène par le bout du nez la journaliste Amélie Tulet de RFI qui veut le sonder sur ses intentions pour 2025. Son sens de la répartie n’a pas varié. Il est juste plus sédentaire. Son dernier voyage à l’étranger date de mai 2022, pour un « séjour privé en Europe ». Sa dernière sortie officielle hors du Cameroun était en novembre 2019 en France, invité par Emmanuel Macron au deuxième forum de Paris pour la paix. C’est le même Macron qui l’a sorti de ses appartements privés, le 25 septembre 2022, pour l’accueillir non pas à l’aéroport comme il l’avait fait pour tous ses prédécesseurs venus au Cameroun, mais sur le perron du palais de l’Unité, privilège réservé aux hôtes de prestige. S’il sacrifie à l’obligation des audiences, donnant lieu à un compte rendu dans le quotidien gouvernemental, le reste du temps, il se laisse prendre en photo à l’occasion de son anniversaire ou celui de son épouse, Chantal Biya.</p>
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<p><strong>Il les a tous à l’œil</strong></p>
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<p>Paul Biya n’intervient plus que très peu dans la vie publique, laissant le secrétaire général de la présidence de la République porter ses « très hautes instructions ». Ses ministres jouissent aujourd’hui d’une large liberté d’actions. Peut-être regarde-t-il, amusé, les coups qui se donnent et se rendent entre les barons de son système. Même les membres du gouvernement sont perturbés par l’annonce d’un remaniement tous les vendredis, leur longévité est exceptionnelle, soit trois ans et demi. Suffisamment de temps donc pour que le chef de l’Etat ait une fiche sur chacun. Tant qu’aucune tête ne dépasse, la sérénité actuelle peut se poursuivre.</p>

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		<title>Développement des Communes: Synergie d&#8217;actions entre parlementaires et maires</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Oct 2022 07:02:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[A NE PAS RATER]]></category>
		<category><![CDATA[Politque]]></category>
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<h3>Les jalons d&rsquo;une collaboration solide et harmonieuse dans le cadre de la coopération décentralisée et transfrontalière entre le Rep-Cod et les Cvuc font l&rsquo;objet d&rsquo;une étude par un comité technique mis en place le 19 septembre 2022.</h3>
<p> Une séance de travail s’est tenue le 19 septembre 2022 au siège du Réseau des Parlementaires pour la diaspora, la coopération décentralisée4 et transfrontalière (REP-COD) entre les membres du bureau de ce réseau conduit par son président le député Louis Henri Ngantcha et les membres du bureau des Communes et villes unies du Cameroun (Cvuc), conduits par son président, le maire Augustin Tamba.</p>
<p>Cette rencontre avait pour objectif de poser les bases d&rsquo;une collaboration solide et harmonieuse dans le cadre de la coopération décentralisée et transfrontalière et impliquer la diaspora dans le développement de nos communes.</p>
<p>Une séance de travail de près de 3 heures de temps, dense et riche avec une convergence complète des points de vue. « Cette rencontre ne peut être que bénéfique pour nos CTD. Car il est bon que les parlementaires et les maires parlent le même langage. Qu&rsquo;ils travaillent dans tous les secteurs en synergie », a souligné le député Louis Henri Ngantcha.</p>
<p>D&rsquo;ailleurs les deux présidents ont immédiatement créé un comité technique pour travailler sur la feuille de route de leur collaboration et ont désigné les points focaux qui, dès le lendemain, se sont mis au travail.</p>
<p>Selon le président des Cvuc, la création de ce réseau par le président de l&rsquo;Assemblée nationale, le soutien constant des présidents des deux chambres du parlement, celui du chef de l&rsquo;Etat, qui a mis les locaux à la disposition du Rep-Cod pour accueillir la diaspora, et l&rsquo;accompagnement du gouvernement démontrent que ce travail est important et il doit être encouragé, comme d&rsquo;ailleurs tous les réseaux parlementaires existants. </p>
<p>« L’accompagnement efficace du gouvernement et de l&rsquo;administration publique par le parlement peut être quelque chose de formidable pour nos jeunes nations. D&rsquo;autant plus que la politique a créé de nombreux clivages et des contestations insoutenables qui rendent inaudibles le gouvernement et ses actions invisibles », a conclu Louis Ngantcha.</p>
<p><strong>Léon</strong> <strong>Mgba</strong></p>

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