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	<title>Société Archives - Info+ Hebdo</title>
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	<description>Les clés pour comprendre, la mise en perspective</description>
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	<title>Société Archives - Info+ Hebdo</title>
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		<title>Exploitation portuaire: Le démantèlement des emprises foncières</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 08:51:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les 26 000 hectares du projet de ville nouvelle ont été divisés, une partie attribuée au PAK et l’autre jetée aux loups fonciers qui rôdent sur tous les terrains du domaine privé de l’Etat. &#160; A Mboro, au point zéro de port de Kribi, une borne dit tout de l’antériorité de ce projet initié en [&#8230;]</p>
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<h3><em>Les 26 000 hectares du projet de ville nouvelle ont été divisés, une partie attribuée au PAK et l’autre jetée aux loups fonciers qui rôdent sur tous les terrains du domaine privé de l’Etat.</em></h3>
<p>&nbsp;</p>
<p>A Mboro, au point zéro de port de Kribi, une borne dit tout de l’antériorité de ce projet initié en son temps par l’Office national des ports du Cameroun (ONPC), et remis au goût du jour par le comité de pilotage du CIPK dirigé par le ministre de l’Economie de l’époque, Louis Paul Motaze. En effet, dans les années 80, le Cameroun avait déjà l’ambition de développer un port en eau à Kribi pour faire écho à celui de Douala, fluvial et peu profond. Les premières études et délimitations foncières avaient été effectuées mais tout avait été interrompu à cause d’une longue et désastreuse crise économique de 1987 jusqu’à l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE en 2004. Délesté du carcan de sa lourde dette, le pays peut de nouveau voir grand et loin.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Paul Biya confie à Louis Paul Motaze le soin de formuler pour le Cameroun un plan stratégique pour son développement à terme. C’est le sens de la Vision stratégique pour l’émergence du Cameroun à l’horizon 2035. Adopté en 2009, la Vision est rapidement mise en œuvre à travers le Document de stratégie pour la croissance et l’emploi (DSCE), devenu le cadre de l’action gouvernementale pour la décennie 2010-2020. De nombreux projets sont lancés dans le cadre du DSCE parmi lesquels le port en eau profonde de Kribi, les autoroutes Yaoundé-Douala et Yaoundé-Nsimalen, le barrage de retenue d’eau de Lom Pangar, le second pont sur le Wouri, le barrage hydroélectrique de Memve’ele, etc.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>De tous ces projets, le port en eau profonde de Kribi porte une vraie vision de transformation structurelle de la ville d’accueil avec des effets d’entrainement, comme le projet d’exploitation de fer de Mbalam. Un projet intégré qui va être muté en complexe industrialo-portuaire de Kribi (CIPK), plus global avec quatre composantes : portuaire, logistique, multimodale et ville nouvelle. Coût estimé : 6 500 milliards. Président du comité de pilotage du CIPK, Louis Paul Motaze en parle avec passion et assurance. Alors secrétaire général des services du Premier ministre, il déclare : « Le port en eau profonde de Kribi, en permettant l&rsquo;exportation en grandes masses des produits issus de l&rsquo;exploitation des gisements miniers du Cameroun (fer, bauxite, gaz naturel notamment) et l&rsquo;importation des matières premières pour les industries locales, sera un véritable levier de l&rsquo;industrialisation du Cameroun et de la compétitivité de ses produits ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le pays entier a le regard tourné vers ce nouvel eldorado qui se met progressivement en place. Quand le chantier du port est achevé, les premières désillusions apparaissent. Alors que le CIPK met le cap sur l’autoroute Lolabe-Kribi et boucle le montage financier pour la seconde phase du terminal à conteneurs mais pour certains, la priorité est déjà ailleurs. Le chef de l’Etat a créé le Port autonome de Kribi (PAK), société d’exploitation du port et les ambitions se concentrent sur la prise de contrôle de l’entreprise. Les nouveaux dirigeants du PAK, pourtant issus de l’unité opérationnelle ayant construit le port, vont malheureusement vampiriser le CIPK. Alors qu’ils doivent s’occuper de la composante portuaire, les autorités du PAK s’emploient à aspirer les autres composantes, notamment la composante logistique et industrielle.</p>
<div class="mceTemp"> </div>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-full wp-image-4073"  alt="" width="1280" height="720" / loading="lazy" decoding="async" src="https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2025/09/PORT_DE_KRIBI.jpg" srcset="https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2025/09/PORT_DE_KRIBI.jpg 1280w, https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2025/09/PORT_DE_KRIBI-300x169.jpg 300w, https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2025/09/PORT_DE_KRIBI-1024x576.jpg 1024w, https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2025/09/PORT_DE_KRIBI-768x432.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></p>
<p>Le début de l’exploitation des terminaux à conteneurs et polyvalent du PAK et les retards dans le lancement des projets d’exploitation de la bauxite et du fer marquent le coup d’arrêt du rêve de Kribi. La politique des petits pas prend le dessus. L’Etat avait prévu d’investir 6 500 milliards pour créer un pôle portuaire, industriel et touristique unique en Afrique centrale, mais il n’y a pas dépensé 1000 milliards. Aujourd’hui il se contente des recettes que génère déjà le port en eau profonde de Kribi. Si la mise en exploitation du PAK bat en brèche les accusations d’éléphant blanc qui ont quelques temps été émises, elle devient l’arbre qui cache la forêt d’espoirs perdus.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le dernier clou dans le cercueil du rêve de grandeur inscrit dans le DSCE et qui avait été entamé avec une réussite incontestable par le ministère de l’Economie est le démantèlement de l’emprise foncière réservée par l’Etat. Le 23 juin 2023, dans l’indifférence générale, le chef de l’Etat a pris un décret portant « déclassement et intégration au domaine privé de l’Etat de certaines dépendances du domaine public artificiel nécessaires aux travaux d’aménagement du Complexe industrialo-portuaire de Kribi (CIPK) ». Selon le décret, les 26 000 hectares du CIPK sont partagés : 11 500 hectares sont attribués au PAK et le reste, soit 14 500 hectares, est classé dans le domaine privé de l’Etat. Le décret présidentiel inclut toutefois un verrou : « Tout acte d’affectation, d’échange, de cession, de vente ou d’attribution en jouissance ou en propriété des parcelles relevant de cet ensemble domanial, quelle que soit la superficie, doit être revêtu du visa préalable de la présidence de la République. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La précaution est utile, mais le fait indéniable est que le domaine réservé par l’Etat pour le CIPK, qui avait fait l’objet d’une indemnisation et d’un déplacement de populations et de villages entiers, peut désormais être attribué ou vendu en gros ou en détail pour tout autre usage en dehors du projet initial de la ville nouvelle de Kribi et toutes ses annexes et connexes.</p>
<p>Parfait N. Siki</p>
<p>&nbsp;</p>

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		<title>Filière coton: Sodecoton, le poumon économique du Grand-Nord</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 07:11:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[A NE PAS RATER]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Plus qu’une entreprise, la Société de développement du coton est l’acteur majeur du développement socio-économique qui impacte la vie de deux millions d’habitants du Septentrion. Une pluie inattendue arrose Garoua, la capitale régionale du Nord, en cette fin d’après-midi du 30 mars 2026. La température, montée jusqu’à 38°, baisse d’un cran. La chaleur, péché mignon [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h3><em>Plus qu’une entreprise, la Société de développement du coton est l’acteur majeur du développement socio-économique qui impacte la vie de deux millions d’habitants du Septentrion.</em></h3>
<p>Une pluie inattendue arrose Garoua, la capitale régionale du Nord, en cette fin d’après-midi du 30 mars 2026. La température, montée jusqu’à 38°, baisse d’un cran. La chaleur, péché mignon de la ville, est momentanément vaincue, les habitants de Garoua dormiront ce soir au frais. La chaleur reviendra timidement le lendemain matin, puis plus avec plus d’ambition en mi-journée. Peu importe pour les invités de la Société de développement du coton (Sodecoton), reçus dans la salle de conférence du quartier général de l’entreprise, situé à la Rue Mgr Yves Plumey, au nord de la ville. Mohammadou Bayero, le directeur général, et le top management de la Sodecoton ont à cœur de présenter à une vingtaine de journalistes triés sur le volet le visage sans filtre de l’entreprise cotonnière, les défis auxquels elle fait face, son importante dans l’écosystème de la filière coton et son impact socio-économique dans les trois Régions septentrionales du Cameroun.</p>
<p>En effet, justice est très peu rendue à la Sodecoton au regard de son rôle stratégique, économique et social. En 2025, la Sodecoton et ses 394 000 tonnes de coton, c’est 60% des revenus nets agricoles des trois Régions septentrionales, 6% des exportations nationales hors pétrole et 14,1% du PIB agriculture d’exportation du pays. Même si la Sodecoton n’affiche « que » 2 500 employés et 3 700 saisonniers et temporaires recrutés chaque année, elle impacte la vie d’un habitant du Grand-Nord sur cinq, soit 2 millions de personnes. En effet, pour garantir la production du coton, la Sodecoton s’appuie sur 150 000 à 200 000 producteurs répartis dans les Régions du Nord, de l’Extrême-Nord et de l’Adamaoua.</p>
<h2><strong>Entreprise publique à 89%</strong></h2>
<p>C’est la raison pour laquelle le gouvernement garde un œil constamment ouvert sur l’évolution des activités de la Sodecoton. Lorsque l’un des actionnaires, Geocoton en l’occurrence, a annoncé sa sortie du capital, la présidence de la République a immédiatement instruit le rachat par l’Etat de ses 30% de parts pour un coût estimé à 46 milliards de FCFA. Aujourd’hui, la Sodecoton est détenue à 89% par l’Etat et à 11% par la Smic du magnat camerounais Baba Danpullo. « Les producteurs et le personnel ont bien exprimé la volonté d’entrer dans le capital mais les ressources n’ont pas suivi », révèle le directeur général de la Sodecoton, Mohammadou Bayero. Le départ de Géocoton, autrefois garant de l’encadrement technique au sein de la Sodecoton, n’inquiète pas outre mesure : « Depuis 10 ans, Geocoton n’avait conservé qu’un employé au sein du top management de la Sodecoton, sans doute pour veiller sur ses intérêts. Il n’y avait plus d’assistance technique », glisse une source interne.</p>
<p>Cela n’empêche pas la Sodecoton de continuer à mener ses activités avec un certain succès. Les neufs usines d’égrenage de l’entreprise traitent 340 tonnes de coton par an, alors que ses deux huileries disposent d’une capacité de trituration de 150 000 tonnes de graines de coton par an. La visite de l’une de ces usines, située à Garoua, donne à voir des ressources humaines essentiellement jeunes et pleinement engagées à produire 160 000 tonnes de fibre de coton, plus de 20 000 tonnes d’huile raffinée et environ 78 000 tonnes d’aliments bétail.</p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-full wp-image-4093"  alt="" width="1215" height="810" / loading="lazy" decoding="async" src="https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2019/07/jad20240116-gfcameroun-eco-sodecoton.avif"></p>
<h2><strong>60 milliards d’intrants par an</strong></h2>
<p>Le secret de la réussite de la Sodecoton réside dans un management portée par une équipe de Camerounais certes, mais surtout il repose sur un système intégré de gestion de la filière coton, qui part du producteur artisanal jusqu’à la Confédération nationale des producteurs de coton du Cameroun (CNPCC), partenaire de la Sodecoton. C’est une expérience particulière d’une organisation bien huilée de fourniture aux producteurs des plants, des intrants, des engrais et de l’encadrement technique pour une optimisation de sa production.</p>
<p>Les détails de la collaboration tripartite entre la Sodecoton, la CNPCC et les producteurs sont un cas d’école dont pourraient s’inspirer d’autres filières agricoles. Le principe est simple : en début de saison, la Sodecoton, après analyse des données météo, hydrologiques et de ses prévisions, définit les quantités d’intrants nécessaires en fonction des surfaces arables évaluées à 102 000 km2. La CNPCC, qui agit pour le compte des producteurs, procède aux commandes des plants et des engrais par appel d’offres. La CNPCC fournit les intrants aux producteurs sous forme de prêts remboursables après récoltes. « Jusqu’ici, les taux de remboursement sont entre 99 et 100% », révèle le président de la CNPCC, Jean-Paul Tizi. Ce qui rend le système si crédible qu’il bénéficie régulièrement des financements des bailleurs y compris internationaux comme la Banque Islamique de Développement (BID). Le montant total des intrants est estimé à 60 milliards de FCFA par an.</p>
<p>C’est surtout un écosystème qui profite autant aux producteurs qu’à la Sodecoton qui s’assure ainsi une production régulièrement en hausse depuis plusieurs années jusqu’au pic de 2023/2024 quand elle a atteint 394 000 tonnes, tout près des 400 000 tonnes prévues dans la SND-30. « Ce système régule même la vie dans les Régions septentrionales, car il faut noter que dans les exploitations agricoles, quand vous avez 1 de coton vous avez 2/3 de cultures vivrières », explique le directeur général Mohammadou Bayero. La production du coton est donc l’assurance que la vie agricole dans le Grand-Nord se poursuit sereinement. En 2011, ce système a connu un bug à cause des exportations frauduleuses vers le Nigeria voisin. Environ 33 000 tonnes de coton ont été ponctionnées, soit une perte de 14 milliards de FCFA.</p>
<h2><strong>La menace nigériane</strong></h2>
<p>Pour juguler cette situation, les acteurs se concertent pour fixer un prix d’achat du coton compétitif. Un comité de pilotage composé des producteurs et des administrations sectorielles concernées (Mincommerce, Minepat, Minfi, Minader, etc.) élabore une formule de fixation qui tient compte du coût de la fibre à l’international, du cours du dollars et de la santé financière de la Sodecoton. « Nous sommes le plus juste possible parce que la filière doit rémunérer ses acteurs », soutient le directeur général de la Sodecoton. Sous peine de subir une rude concurrence des prix d’un puissant Nigeria voisin qui a déjà vampirisé la filière coton du Niger.</p>
<p>Grâce à ce dispositif, tous les acteurs semblent tirer leur épingle du jeu. « Nos meilleurs producteurs n’ont rien à envier à des fonctionnaires en termes de revenus », affirme le président de la CNPCC. Ce revenu est estimé à 300 000 FCFA/mois. La Sodecoton s’en tire avec un chiffre d’affaires en progression constante depuis dix ans pour atteindre les 225 milliards en 2024. En 2016, l’année où l’entreprise a frôlé la catastrophe en vidant ses fonds propres, la Sodecoton s’est progressivement reconstruite et disposait en 2024 de fonds propres d’un montant de 21,5 milliards contre 500 millions il y a dix ans. L’Etat s’en tire à bon compte : sur chaque kilogramme vendu, 150 FCFA vont au paiement des impôts et taxes diverses. La Sodecoton représente 48% des recettes totales de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS) dans la Région du Nord.</p>
<p>Ces statistiques encourageantes ont sans doute conduit le gouvernement à ranger la Sodecoton parmi les entreprises à coter à la Bourse de valeurs mobilières de l’Afrique centrale depuis 2022.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Ville nouvelle: Le rêve interrompu de Kribi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 07:04:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[A NE PAS RATER]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Kribi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le complexe industrialo-portuaire de Kribi était le vaisseau amiral des Grandes réalisations, le projet-phare des Grandes opportunités. Les promesses d’un eldorado industriel et touristique ont été trahies par une gouvernance des petits pas. Bien loin du tumulte actuel au port de Douala, le port de Kribi savoure la musique douce des vagues ourlées qui viennent [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h3><strong>Le complexe industrialo-portuaire de Kribi était le vaisseau amiral des Grandes réalisations, le projet-phare des Grandes opportunités. Les promesses d’un eldorado industriel et touristique ont été trahies par une gouvernance des petits pas.</strong></h3>
<p>Bien loin du tumulte actuel au port de Douala, le port de Kribi savoure la musique douce des vagues ourlées qui viennent échouer sur les rebords de ses quais. La société TransAtlantic D a déjà obtenu là-bas ce qu’on lui a refusé à Douala, et ses scanners mobiles y déploient toute leur performance technologique. Les activités vont bon train, avec un résultat net affiché en 2024 d’environ 4,5 milliards de FCFA pour un volume de marchandises traité estimé à 12,7 millions de tonnes. Des chiffres en hausse qui peuvent flatter, d’autant que le PAK poursuit sa croissance.</p>
<p>L’inauguration de l’extension du port en eau profonde de Kribi s’est tenue le 9 mai 2025. La société China Harbour Engineering Company (CHEC), bien connue des Camerounais pour avoir déjà réalisé la première phase, a remis les clés du deuxième terminal à conteneurs du Port autonome de Kribi le 21 février de la même année. Quelques jours après la réception officielle du projet, et comme pour annoncer son ambition, le nouveau terminal à conteneurs a accueilli, le 8 avril 2025, son premier navire commercial, le MSC Johannerburg V, porte-conteneurs de 12,5 mètres de tirant d’eau. Venu d’Inde, cet gigantesque bateau, le plus grand jamais accosté sur un port camerounais, a déchargé plus de 400 conteneurs sur une partie des 715 mètres de quai de la phase 2 du terminal. Quelques jours après, le MSC Turkiye, l’un des six plus grands navires porte-conteneurs du monde, a mouillé au port de Kribi.</p>
<p>Incontestablement, la nouvelle infrastructure, financée à hauteur de 400 milliards grâce à un prêt contracté auprès de Eximbank China, a triplé les capacités et les performances du Port autonome de Kribi. C’est ce saut qualitatif qui a été salué par tous les invités à la cérémonie d’inauguration de la phase 2 du terminal à conteneurs du PAK, le 9 mai 2025. La direction générale de cette entreprise a eu l’élégance d’inviter parmi ses convives, le ministre des Finances. Elle n’a pas oublié que Louis Paul Motaze est le maître d’œuvre du projet de port en eau profonde de Kribi, inscrit parmi les projets structurants du septennat des « grandes réalisations » de Paul Biya en 2011. Le candidat du RDPC en avait fait un argument de campagne électorale, allant lui-même présider la cérémonie de pose de la première pierre, le 8 octobre 2011.</p>
<p>C’est que le port en eau profonde de Kribi est plus qu’un projet. C’est le vaisseau amiral du Document de stratégie pour la croissance et l’emploi (DSCE), c’est le symbole même du Cameroun devenu un « vaste chantier », sur le chemin de l’émergence économique. Le gouvernement voit donc grand et affiche son ambition en transformant le port de Kribi en complexe industrialo-portuaire. Il n’est plus simplement question de développer un port en eau profonde à Kribi même s’il est déjà en soi un remarquable projet. En effet, à l’origine, il s’agit de construire un port général avec un terminal à conteneurs, un terminal polyvalent, un terminal céréalier, un terminal hydrocarbures, un terminal méthanier, un terminal aluminium et une usine de liquéfaction du gaz naturel. A côté, on construirait un port de pêche industrielle, un port de plaisance et une base navale.</p>
<p>Pourtant, le gouvernement va plus loin en mettant en place le complexe industrialo-portuaire de Kribi (CIPK). Le schéma directeur d’aménagement général du CIPK dévoile quatre composantes :  la composante portuaire, la composante industrielle, la composante urbaine et la composante infrastructurelle. Superficie réservée pour la cause : 26 000 hectares. Le rêve absolu pour un pays en pleine quête d’émergence.</p>
<p><figure id="attachment_4239" aria-describedby="caption-attachment-4239" style="width: 321px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" class=" wp-image-4239"  alt="" width="321" height="181" / loading="lazy" decoding="async" src="https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2026/05/Port-de-Douala-300x169.jpeg" srcset="https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2026/05/Port-de-Douala-300x169.jpeg 300w, https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2026/05/Port-de-Douala-1024x576.jpeg 1024w, https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2026/05/Port-de-Douala-768x432.jpeg 768w, https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2026/05/Port-de-Douala.jpeg 1536w" sizes="auto, (max-width: 321px) 100vw, 321px" /><figcaption id="caption-attachment-4239" class="wp-caption-text"><strong>Le port de Douala. </strong><em><strong>Il reste encore la plateforme du commerce international accessible et efficace</strong></em></figcaption></figure></p>
<p>La composante portuaire, c’est le port de Kribi et tous ses terminaux dont la phase 2 du terminal à conteneurs est fonctionnel depuis février 2025, avec une longueur cumulé de quai de plus de 1 000 mètres et un tirant d’eau atteignant les 20 mètres. Il existe aussi un terminal polyvalent exploité par le consortium KPMO. A ce jour, aucun des autres terminaux prévus n’a vu le jour. La composante industrielle se met lentement en place. Elle consiste en l’installation des zones industrielles et commerciales associées aux installations portuaires d’une superficie de 20.000 ha, dédiées au développement des industries lourdes. Quelques industries se sont effectivement installées sur la place portuaire de Kribi. La dernière est le cimentier Cimpor, qui entend y produire un million de tonnes par an. Avant lui, avaient déjà trouvé place dans la zone portuaire, Atlantic Cocao Corporation du secteur agroalimentaire, des entreprises de services, de transport, de bois, de télécoms ou de construction d’appareils électroménagers. Des petits pas encore bien éloignés des objectifs prévus dans le schéma directeur d’aménagement général du CIPK.</p>
<p>La composante urbaine n’a, quant à elle, jamais été engagée. Il était prévu la construction d’une ville nouvelle avec au moins 100 000 habitants supplémentaires à l’horizon 2040 et des logements pour accueillir le flux démographique né des activités portuaires et touristiques. Des projets immobiliers avaient été imaginés et présentés par certains opérateurs qui n’ont pas connu un début de réalisation. La composante infrastructurelle telle que prévue par le schéma directeur d’aménagement général consistait en la réalisation d’un corridor multimodal de 400 à 500 m de largeur, d’Edéa au port, avec les infrastructures mixtes suivantes : autoroutes, routes, voies ferrées et réseaux électriques. Sur le terrain, 30 km d’autoroute ont été construits entre le site du port à Lolabe et Kribi. Aucun km de chemin de fer pour désenclaver le port et toujours le même axe lourd Edéa-Kribi rapidement dépassé par l’intensité et la nature du trafic lié aux activités du port. La satisfaction manifestée par les autorités portuaires de Kribi à la suite de l’inauguration de la phase 2 du terminal à conteneurs confirme que la politique des petits pas a pris la place du giga-projet qui devait changer le visage de Kribi et de l’économie camerounaise.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Parfait N. Siki</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Bourbon, Sanofi, Universal, Coq sportif, Sogea…: Ces entreprises françaises en difficulté au Cameroun</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Oct 2022 08:53:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[A NE PAS RATER]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon l’ambassade de France, la part de marché de la France est passée de 40% dans les années 1990 à 10% aujourd’hui, ceci du fait de l’offensive chinoise. La France est à la peine au Cameroun, si l’on s’en tient à la diminution des parts des marchés de ses entreprises au fil de ces dernières [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Selon l’ambassade de France, la part de marché de la France est passée de 40% dans les années 1990 à 10% aujourd’hui, ceci du fait de l’offensive chinoise.</p>
<p>La France est à la peine au Cameroun, si l’on s’en tient à la diminution des parts des marchés de ses entreprises au fil de ces dernières années. L’ambassade de France au Cameroun parle d’une perte de 30% au cours des 30 dernières années. Et les secteurs sont variés : de l’industrie musicale au BTP, en passant par le sport. Le 10 mai 2022, par exemple, l’équipementier pétrolier français Bourbon Offshore Surf informe qu’il a décidé de la fermeture de sa succursale à Douala, au Cameroun. Cette fermeture, explique la multinationale, fait suite au constat de la fin des activités et de la transmission du patrimoine de ladite succursale à la maison-mère à Marseille, en France. Ainsi, la filiale camerounaise, d’un capital de 8,025 millions d’euros, soit 5,26 milliards de FCFA, met la clé sous le paillasson après près de dix ans d’activités dans le pays.</p>
<p>Selon le site spécialisé tradingsat.com, le tribunal de commerce de Marseille a décidé en décembre 2019, de la cession des actifs du groupe de services maritimes pour l’industrie pétrolière à la Société phocéenne de participations (SPP), un consortium de banques. Cette décision a conduit à la liquidation de la société et à une perte totale pour les actionnaires et les porteurs d’obligations.</p>
<p>Bourbon était présent dans 47 pays, avec une flotte de plus de 483 navires et 31 filiales opérationnelles. L’entreprise avait été durement touchée par la brusque chute des cours du brut il y a quelques années. Le chiffre d’affaires consolidé de Bourbon était de 689,5 millions d’euros en 2018, en baisse de près de 20% par rapport à l’année précédente, alors que le groupe a enregistré sur la même période une perte nette de près de 460 millions d’euros (295,3 milliards de FCFA).</p>
<p><strong>Sanofi dissout sa succursale</strong></p>
<p>Dans une annonce légale publiée ce 3 octobre, la société pharmaceutique Sanofi AFC, filiale de la transnationale française Sanofi, annonce la mise en liquidation de sa filiale au Cameroun après une décision de l’assemblée générale extraordinaire. Ainsi, le Camerounais Daniel Olinga, jusque-là administrateur général adjoint de l’entreprise, occupe désormais les fonctions de liquidateur de la société. Ce qui met fin aux fonctions de l’administrateur général Tiene Idrissa. A terme, il faudra parvenir à la dissolution de cette filiale camerounaise de Sanofi dont le capital social est de 70 millions de FCFA.</p>
<p>Cette liquidation de la filiale camerounaise est la matérialisation de la nouvelle politique de de développement du groupe pharmaceutique. En effet, Sanofi a lancé depuis 2021 dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, dont le Cameroun, une étude de nouveaux business modèles afin de « simplifier » sa présence dans certaines zones géographiques, tout en identifiant des partenaires capables d&rsquo;assurer efficacement la commercialisation et la distribution de son portefeuille de médicaments et de vaccins dans ces zones.</p>
<p>C’est ainsi qu’en août 2021, Sanofi a signé un accord-cadre avec E.P.DIS (groupe Eurapharma), un leader de la distribution des produits et services pharmaceutiques en Afrique et dans les collectivités et territoires d’Outre-Mer. E.P.DIS est ainsi devenu le partenaire exclusif de Sanofi dans la distribution et la commercialisation de ses médicaments et vaccins dans près de 25 pays d’Afrique subsaharienne.</p>
<p>« Nous sommes tout à fait confiants sur les capacités d’E.P.DIS à développer le portefeuille produit de Sanofi et à mener des activités commerciales avec une approche de service intégral tout en assurant une transition fluide et progressive. Par conséquent, ce projet ne génèrera aucun changement pour la communauté médicale et les patients, concernant l’accès à nos médicaments et vaccins, qui continuera à être assuré au Cameroun, en Côte d’Ivoire et au Sénégal indépendamment de l’organisation qui sera mise en place », tente de rassurer le groupe français.</p>
<p>Sanofi est enregistré dans le registre de commerce au Cameroun depuis 2006. La multinationale qui opère dans la production et la distribution des médicaments et des vaccins. Ses produits seront désormais commercialisés dans le pays par le groupe Eurapharma.</p>
<p><strong>Le géant du BTP Soga va mal</strong></p>
<p>Dans une note d’information signé le 21 octobre 2021 Sogea-Satom, filiale du Cameroun, annonce un plan de licenciements collectif à cause du « mauvais temps » que passe la structure et l’arrêt total de ses activités en 2020.</p>
<p>« Notre société doit faire face depuis quelques temps à une baisse importante de son activité sur l’exercice 2021. Le carnet de commande n’ayant pas été renouvelé pour l’exercice 2022 et nous prévoyons un arrêt total de nos activités courant cette année », peut-on lire dans la note d’information signée par le chef d’agence de Sogea-Satom Cameroun.</p>
<p>Pour la continuité des activités, l’entreprise veut procéder à des licenciements. « Dans le but de préserver la continuité d’exploitation de notre structure, nous sommes malheureusement contraints d’envisager un plan de licenciements collectif sur certains de nos sites suivants : agence de Yaoundé ; direction exploitation ; base matérielle de Douala ».</p>
<p>L’entreprise indique le processus encadrant ce plan social se déroulera en concertation étroite entre la direction de la société, l’administration du travail et les représentations du personnel des dites de Douala et Yaoundé, afin d’assurer le strict respect des droits des salariés concernés.</p>
<p><strong>Le Coq sportif bat de l’aile </strong></p>
<p>Dans un communiqué publié le 12 août 2022, la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) annonce que la société One All Sports a été retenue pour remplacer le Français Le Coq Sportif comme équipementier. Le contrat porte sur une période de trois ans. « Dans le cadre de l’exécution de cette convention, qui a d’ores et déjà été approuvée par le Comité exécutif de notre instance, le nouvel équipementier s’engage à verser à la Fecafoot une somme annuelle largement supérieure à celle proposée par les autres prétendants », apprend-on du communiqué signé du directeur marketing et communication de la Fecafoot, Benjamin Pondy.</p>
<p>Ce dernier précise que, eu égard à la confidentialité contractuellement exigée par son partenaire, la Fecafoot s’abstient de publier le montant exact de la transaction. « Mais, elle est à mesure d’assurer qu’il s’agit du contrat équipementier le plus lucratif jamais conclu par le Cameroun », écrit-il. Ce qui laisse penser que la prime proposée par One All Sports pourrait aller au-delà du milliard de FCFA que versait annuellement Puma, le plus prestigieux des équipementiers des Lions indomptables, au cours de la dernière décennie.</p>
<p>Basé à Bangkok, One All Sports est connu dans le milieu du sport automobile. Le Coq Sportif annonce un contentieux contre la fédération camerounaise de football. En effet, la Fecafoot a résilié le 23 juillet dernier son contrat de partenariat avec l’équipementier français avant le délai contractuel de fin 2023. Tandis que la Fecafoot lui reproche de n’avoir pas respecté ses engagements contractuels, notamment dans le domaine financier, Le Coq Sportif réfute et accuse plutôt la Fecafoot de rupture abusive de contrat.</p>

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		<title>Aménagement urbain: Vraie fausse polémique autour du ‘’Monument patriote’’</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Oct 2022 08:52:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[A NE PAS RATER]]></category>
		<category><![CDATA[Politque]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bâti et inauguré avec l’accord du président de la République, cet ouvrage d’art au centre-ville de Yaoundé alimente un vain débat sur sa démolition. Le maire de Yaoundé dit que l’édifice n’a rien à craindre. Le ‘’Monument patriote’’, érigé au rond-point des services du Premier ministre par la Communauté urbaine de Yaoundé (CUY), n’a pas [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Bâti et inauguré avec l’accord du président de la République, cet ouvrage d’art au centre-ville de Yaoundé alimente un vain débat sur sa démolition. Le maire de Yaoundé dit que l’édifice n’a rien à craindre.</p>
<p>Le ‘’Monument patriote’’, érigé au rond-point des services du Premier ministre par la Communauté urbaine de Yaoundé (CUY), n’a pas et n’aura pas de problème d’existence. En clair, aucune menace de démolition ne pèse sur cet édifice comme l’a laissé croire une certaine opinion depuis quelques jours. Les affirmations, puisées auprès de la maire de Ville de Yaoundé, sont sentencieuses et fermes</p>
<p>Face à la polémique qui ne cessait d’enfler, la CUY a dû faire cette mise au point afin de lever toute équivoque sur le destin de ce monument au cours d’un échange avec la presse vendredi 7 octobre. Cette énième polémique visant cet édifice inauguré le 18 mai 2022 est née de la fuite dans les réseaux sociaux d’une correspondance du ministère de l’Habitat et du Développement urbain (Minhdu) conviant le maire de la ville à une « séance de travail relative à la reconfiguration de l’échangeur Hilton et des études de faisabilité économique et financière pour une contractualisation en PPP » de la section urbaine de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen.</p>
<p>« Dans le cadre de la mise en œuvre du projet repris en marge, les études de reconfiguration de l’échangeur Hilton (projet piloté par le Minhdu) nécessitent la coordination et la mise en cohérence avec le Plan de mobilité urbaine soutenable (PMUS), les lignes de transport en commun en site propre et le Bus Rapid Transit », précise la correspondance. Cette concertation s’impose d’autant que, d’après l’article 241 de la loi du 24 décembre 2019 portant Code général des collectivités territoriales décentralisées, la Communauté urbaine est compétente pour toute action relevant de l&rsquo;intercommunalité, des grands travaux et des projets structurants.</p>
<p>« Est d&rsquo;intérêt communautaire, toute compétence ou ressource portant sur les projets intercommunaux par nature ou par destination, les infrastructures cédées à la Communauté urbaine, construites ou aménagées par celle-ci ainsi que celles ouvertes, par leur objet, leur position géographique ou leur importance symbolique ou économique interterritoriale à l&rsquo;usage dés populations émanant de plusieurs communes d&rsquo;arrondissement », précise la loi. Celle-ci confère par exemple la compétence exclusive de la planification urbaine, des plans et schémas directeurs d’aménagement concerté et la rénovation urbaine à la Communauté urbaine.</p>
<p>Officiellement, la correspondance du Minhdu ne fait allusion nulle part à une éventuelle démolition du ‘’Monument patriote’’. Mais d’après des sources crédibles et concordantes, cette hypothèse a été insidieusement distillée au sein de l’opinion par une main noire dans ce département ministériel. D’ailleurs, les mêmes sources se rappellent la vive opposition de Célestine Ketcha Courtès à ce projet, qui aura tout mis en œuvre pour arrêter les travaux. Elle ne va momentanément tempérer son ardeur qu’après un désaveu au cours d’un arbitrage du Premier ministre sollicité par ses propres soins. Comme un pied de nez, Mme Ketcha Courtès sera désignée par le président de la République comme son représentant personnel lors de l’inauguration du monument.</p>
<p>C’est dire si le maire de la Ville, en parfait connaisseur des principes de fonctionnement de l’Etat, s’est entouré de toutes les garanties nécessaires avant de lancer les travaux. Pour qui connait tant soit peu le fonctionnement du système gouvernant, difficile d’ériger un tel édifice sur l’itinéraire présidentiel sans l’approbation préalable de la présidence de la République. Toutes ces précautions ont ainsi permis à Luc Messi Atangana d’aller jusqu’au bout du chantier de construction du monument et de soutenir aujourd’hui qu’aucune menace de démolition ne pèse sur ce joyau qui draine des visiteurs.   </p>
<p>Autant de raisons qui font que le ‘’Monument patriote’’ résiste aux polémiques entretenues autour de lui. Au lendemain de son inauguration, une autre polémique a enflé autour du coût des travaux qui oscillait, selon les sources, entre 2 milliards et 68 milliards. Alors qu’en réalité, d’après une source ayant géré le dossier au ministère des Marchés publics, les travaux de construction du ‘’Monument patriote’’ ont coûté environ 400 millions à la CUY.</p>

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		<item>
		<title>Affaire Liyeplimal: L’embarrassant procès à Paris contre UBA Cameroun</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Oct 2022 06:58:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[A NE PAS RATER]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Malgré le démenti de cet établissement bancaire, une plainte a bel et bien été déposée au premier trimestre 2022 au tribunal judiciaire de Paris pour escroquerie. C’est une publicité dont aurait pu se passer United Bank for Africa Cameroon (UBA Cameroon), filiale de banque nigériane UBA. En septembre dernier, un cyber-activiste révèle que la filiale [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>Malgré le démenti de cet établissement bancaire, une plainte a bel et bien été déposée au premier trimestre 2022 au tribunal judiciaire de Paris pour escroquerie.</strong></em></p>
<p>C’est une publicité dont aurait pu se passer United Bank for Africa Cameroon (UBA Cameroon), filiale de banque nigériane UBA. En septembre dernier, un cyber-activiste révèle que la filiale camerounaise est désormais poursuivie en France et au Cameroun pour « sa participation active dans la mise en place d’une escroquerie planétaire ». Ceci parce qu’elle aurait mis des cartes prépayées à la disposition d’Emile Parfait Simb, promoteur de Global Investment Trading, société spécialisée dans les placements en crypto-monnaie, plus connue sous le nom Liyeplimal. Ces cartes, apprend-on, auraient permis d’effectuer des paiements, mais aussi « de dégrader la position extérieure du CFA par des retraits massifs de fonds à l’étranger via des cartes prépayées que les services secrets soupçonnent d’être un outil de blanchiment des capitaux et de financement du terrorisme. »</p>
<p>Désormais associé à la société Liyeplimal poursuivie au Cameroun et à l’étranger par des centaines de personnes pour escroquerie via des crypto-monnaies, l’établissement bancaire a beau apporter des démentis, mais une plainte a bel et bien été déposée contre UBA Cameroon et 115 coaches, en France. Enregistrée au parquet du tribunal judiciaire de Paris sous le numéro de 22255000468, l’affaire a été enrôlée au premier trimestre 2022 et un certificat de dépôt de plainte existe.</p>
<p>Lorsque l’existence de cette plainte est révélée en septembre dernier, le premier réflexe de la banque est de nier les faits. « Après exploitation et analyse, nous relevons que lesdites informations concernant notre institution bancaire sont mensongères, diffamatoires et portent hautement atteinte à notre image. Sauf erreur ou omission de notre part, aucune action judiciaire n’a été engagée contre notre institution bancaire pour une participation active à la mise en place d’une escroquerie planétaire, que ce soit en France, au Cameroun ou dans tout autre pays », écrit la banque, le 15 septembre 2022.</p>
<p>UBA persiste en indiquant qu’en outre, les récents contrôles effectués à UBA Cameroun par ses régulateurs n’ont pas relevé de manquements liés à « la dégradation de la position extérieure du CFA » ou « d’utilisation de ses cartes prépayées comme un outil de blanchiment des capitaux et à des dins de financement du terrorisme ».</p>
<p>Malgré ce démenti, l’accusation insiste en affirmant que la banque de Tony Ulumelu serait surtout poursuivie parce qu’à la différence des autres établissements financiers, UBA aurait reçu l’ordonnance du Tribunal de Première Instance de Douala demandant la saisie des avoirs sur les comptes d’Emile Parfait Simb et de sa société, mais aurait refusé de s’exécuter. Pis elle n’aurait pas jugé utile de communiquer à l’huissier mandaté par les souscripteurs, la position des comptes de Liyeplimal.</p>
<p>En guise de réponse, UBA Cameroun déclare : « en date du 20 avril 2022, elle a effectivement reçu de maître Ekindi à la requête d’un collectif de 78 clients, le procès-verbal de saisie-conservatoire de créances au préjudice de l’entreprise « Global Investment ». Une réponse a été adressée à maître Ekindi en date du 22 avril 2022 dans les formes et délais prescrits par la loi. Il vous est donc loisible de vous rapprocher dudit huissier pour confirmation ». Mais UBA ne dit pas si oui ou non, les positions des comptes de Liyeplimal ont été transmises ou si les avoirs ont été saisies comme requis par la Justice. La banque reconnaît quand-même qu’Emile Parfait Simb est un ancien client.</p>
<p><strong>Une affaire à rebondissements</strong></p>
<p>Après son arrestation le 26 mai 2022, Émile Parfait Simb, a été libéré après deux jours de garde dans les cellules du parquet du tribunal de première instance de Yaoundé et de la police judiciaire. Des sources judiciaires révèlent qu’après avoir été arrêté à Douala, Émile Parfait Simb, accusé d’escroquerie par une centaine de souscripteurs, a été amené à Yaoundé pour être entendu par le procureur et à la police judiciaire. Au bout de deux jours, il a finalement été décidé de renvoyer l’affaire à une instance supérieure à Douala, ville où il a été arrêté et où il vit.</p>
<p>Une fois au tribunal de Grande instance de Douala, le prévenu et ses avocats ont obtenu, le 28 mai, une libération sous deux garants. « Deux personnes ont signé qu’ils se portent garants de sa disponibilité à répondre aux convocations du procureur et des enquêteurs. Ainsi, s’il vient à fuir ou à fondre dans la nature, ce sont ces deux personnes qui répondront en son nom », apprend-on. Seulement, un mystère entoure l’identité des deux garants de M. Simb.  Le dossier d’accusation engagé contre lui à Yaoundé doit être renvoyé à Douala pour être suivi par un juge d’instruction. C’est ce juge qui décidera de la suite à donner à la procédure judiciaire.</p>
<p><strong>Interpellation et passes d’armes </strong></p>
<p>Début d’année 2022, une centaine de souscripteurs du produit de crypto-monnaie Liyeplimal, qui peinent à entrer en possession du fruit de leurs investissements, ont porté plainte à Global Investment Trading pour escroquerie. Et depuis février, en sa qualité de représentant légal de la société, Émile Parfait Simb aurait été convoqué plusieurs fois, mais ne se serait jamais présenté.</p>
<p>En octobre 2020 déjà, l’avocat Dominique Fousse, qui défend ces souscripteurs, a saisi le procureur général près le Tribunal criminel spécial (TCS), juridiction appelée à statuer sur des crimes de détournement de deniers publics de plus de 50 millions de FCFA, pour une « dénonciation aux fins de poursuites pénales » contre la Société Global Investment Trading et son promoteur Émile Parfait Simb.</p>
<p>Selon le cabinet Fousse, cette société procède depuis plusieurs années en toute illégalité à la collecte des fonds auprès du public par voie d’appel public à l’épargne. Cette société avait en plus été épinglée en juin dernier pour les mêmes faits par la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf). La Commission de surveillance l’accusait, de même que plusieurs autres entreprises, de procéder à « la collecte irrégulière des fonds auprès du public, contres des titres de capital, des placements financiers, et dans de biens divers (immobilier, véhicules) avec des promesses de rendements allant de 100% à 500% de la mise initiale et dans des délais non raisonnables ».</p>
<p>Selon la Cosumaf, l’exercice de toute activité en lien avec l’appel public à l’épargne et les instruments financiers doit être soumis à l’agrément préalable de la Cosumaf, lequel agrément est matérialisé par une décision prise après instruction d’un dossier de demande d’agrément formulé par le requérant. Liyeplimal ne s’est jamais défendu contre les accusations de la Cosumaf. Au contraire, son promoteur publie régulièrement sur les réseaux sociaux des informations censées témoigner de la bonne santé financière de ses affaires au point d’annoncer, il y a peu, le lancement d’une compagnie aérienne. Pour ses suppôts, c’est la Cosumaf qui est en retard sur la régulation de l’activité de crypto-monnaie. Par conséquent, c’est la Commission de surveillance qui devrait s’adapter à ce nouvel outil financier.</p>
<p>Dans une interview parue le 1er novembre 2021 dans le quotidien privé Mutations, Émile Parfait Simb a répondu à Dominique Fousse. « Ces personnes qui déposent des plaintes contre moi ont-elles investi chez nous et n’ont pas perçu leur retour sur investissement ? Il faut aller leur poser cette question. Je ne les connais même pas et, physiquement, je suis sûr qu’elles aussi ne me connaissent pas. Jusqu’à ce que la Cemac réglemente le secteur, la crypto-monnaie va faire l’objet de méfiance. Et même quand la réglementation sera là, il y en a qui ne vont pas s’arrimer puisque, jusqu’à ce jour, il y a des gens qui n’ont pas compris comment fonctionne le Mobile Money », a déclaré M. Simb.</p>
<p>Arthur L. Mbye</p>

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		<title>Une forte odeur d’instrumentalisation du Consupe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Oct 2022 06:56:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[A NE PAS RATER]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Politque]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les demandes de renseignements aux personnels du Minfi par la mission de contrôle du Consupe sont jugées peu orthodoxes par les spécialistes. Ceux qui ont une opération politique derrière l’envoi d’une mission du Contrôle supérieur de l’Etat sur les chapitres 65 et 94 du budget de l’Etat par le secrétaire général de la présidence de [&#8230;]</p>
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<h3><em>Les demandes de renseignements aux personnels du Minfi par la mission de contrôle du Consupe sont jugées peu orthodoxes par les spécialistes.</em></h3>
<p>Ceux qui ont une opération politique derrière l’envoi d’une mission du Contrôle supérieur de l’Etat sur les chapitres 65 et 94 du budget de l’Etat par le secrétaire général de la présidence de la République ont du grain à moudre. Depuis quelques jours, l’opinion publique est tenue en haleine par des fuites d’informations savamment distillées sur les réseaux sociaux sur les « découvertes » des inspecteurs du Consupe. Ces derniers épluchent actuellement les missions de 1790 fonctionnaires relevant du ministère des Finances, et payées sur le chapitre 65 intitulé  » Dépenses communes de fonctionnement  » entre 2010 et 2021. On évoquait même sur internet des cas où certains agents affichaient des jours de mission supérieurs à la limite règlementaire de 100 jours, et pouvant aller jusqu’à 500 jours. Le ministre des Finances, qui gère ce chapitre de dépenses communes de fonctionnement, avait, dans une correspondance du 30 septembre 2022, appelé son personnel coopérer pleinement aux travaux de la mission de contrôle.</p>
<p>Seulement, le défilé des agents du ministère des Finances devant la mission du Consupe n’est pas au goût de tout le monde, notamment des tenants de l’orthodoxie du contrôle budgétaire. Des critiques émergent déjà pour dénoncer cette spectacularisation des auditions qui auraient d’autres desseins que de voir clair dans les dépenses du chapitre 65. « Nous ne savons pas ce qu’il y a derrière, mais j’ai l’impression qu’on veut se servir des fonctionnaires pour atteindre une cible », écructe un fonctionnaire après son passage rugueux devant la mission.</p>
<p>Il ressort en effet des critiques qui sont émises que « les demandes de renseignements formulées par la mission de vérification du Consupe ne respectent pas l’orthodoxie du contrôle et sont par conséquent illégales », énonce un document qui circule parmi les fonctionnaires ciblés.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Les agents bénéficiaires des missions ne sont pas la cible du Consupe</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le document, qui ne porte pas le nom de son signataire, poursuit : « Les agents mis en mission ne sont pas des cibles du contrôle du Consupe. Le Consupe est incompétent pour contrôler les agents publics ayant exécuté des missions pour le compte de diverses administrations. (…) Car, le budget est exécuté par les ordonnateurs, les contrôleurs financiers et les comptables publics, seuls acteurs sur lesquels porte le contrôle. Les agents publics exécutant une mission ne sont pas, à ce titre, des acteurs de l’exécution du budget ; ils sont dans la situation des cocontractants de l’administration comme le sont les autres fournisseurs et prestataires de services, une situation contractuelle d’un type particulier, dans laquelle ils ne sont même pas signataires de l’engagement juridique qu’est l’ordre de mission. Ils n’ont donc pas à être invités à justifier l’exécution du budget ».</p>
<p>Par ailleurs, mentionne le document, la détention par les agents publics des pièces sollicitées est formellement interdite par les textes en vigueur et constitue, le cas échéant une faute professionnelle et même pénale pour l’agent public qui s’y risquerait. L’agent public ayant effectué́ une mission, peut être ou ne plus être en position d’activité dans la structure contrôlée au moment où̀ s’effectue ledit contrôle. Dans l’un ou l’autre cas, il s’exposerait aux dispositions des articles 188 et 189 de la loi portant code pénal, reprenant littéralement les dispositions du décret portant statut général de la Fonction Publique, s’il détenait par devers lui de tels documents. Et quand bien même il serait encore en activité dans l’administration concernée, il commettrait toujours une faute pénale en application de la loin°2000/010du 19 décembre 2000 régissant les archives.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Des demandes jugées surréalistes</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>De plus, apprend-on, les demandes formulées par les vérificateurs du Consupe sont surréalistes. « Il est déraisonnable et surréaliste de demander à un agent public ayant effectué́ des missions plus de dix ans en arrière, d’en présenter à une équipe de contrôle a posteriori les pièces justificatives y afférentes, notamment la lettre de mission, l’ordre de mission et le rapport de mission. Car, ces documents sont des documents de service qui ont justement permis à l’ordonnateur d’ordonnancer la dépense et au comptable public de la payer ; ce ne sont pas des documents personnels de l’agent public, (…) La conservation du rapport par devers un agent public est circonscrite dans un temps limité, la circulaire qui pose l’exigence de sa présentation étant elle-même limitée à un exercice budgétaire, ne créant aucun droit sur les exercices suivants, et surtout ne pouvant aller à l’encontre des dispositions législatives et réglementaires ci-avant rappelées. »</p>
<p>Il semble bien que la mission du Consupe n’a pas encore fini de faire parler d’elle.</p>

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		<title>Le crépuscule de l’Epervier</title>
		<link>https://infoplus-mag.net/2022/10/10/le-crepuscule-de-lepervier/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=le-crepuscule-de-lepervier</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Oct 2022 06:55:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Editorial]]></category>
		<category><![CDATA[Politque]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deux événements consécutifs méritent qu’on leur établisse un lien pour mieux mettre en perspective les enseignements qu’ils génèrent dans une actualité qui ne prend plus de pause. Il s’agit du décès de l’ancien vice-Premier ministre Amadou Ali, disparu le 27 septembre 2022 des suites de maladie et déjà enterré dans son Kolofata natal, dans la [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h3><em><strong>Deux événements consécutifs méritent qu’on leur établisse un lien pour mieux mettre en perspective les enseignements qu’ils génèrent dans une actualité qui ne prend plus de pause.</strong></em></h3>
<p>Il s’agit du décès de l’ancien vice-Premier ministre Amadou Ali, disparu le 27 septembre 2022 des suites de maladie et déjà enterré dans son Kolofata natal, dans la simplicité et la dignité qu’impose la religion musulmane. Les images de son linceul, sobrement posé au milieu des siens, ont ému l’opinion publique à cause du contraste entre ce corps inanimé et le pouvoir que cet homme a incarné. L’hommage de la Nation n’a pas réussi à dissiper l’évidence de l’inanité de la vie. Amadou Ali a vogué entre ministères stratégiques et fonctions de souveraineté sans interruption, dès l’avènement du Renouveau dont il a été l’une des figures les plus fortes.</p>
<p>Amadou Ali a dirigé la gendarmerie nationale, le ministère de la Défense, le secrétariat général de la présidence de la République, le ministère de la Justice avant d’échouer en fin de carrière comme ministre délégué à la présidence chargé des Relations avec les Assemblées dont chacun a su que c’était sa porte de sortie de la vie publique. Il a dirigé l’équipe de défense du Cameroun devant la Cour internationale de justice de la Haye dans le différend territorial avec le Nigeria qui a abouti en octobre 2002 à une décision favorable à la camerounité de Bakassi.</p>
<p>Le fils de Kolofata n’est pas étranger à la création d’une unité spéciale pour combattre les coupeurs de route dans le Grand-Nord, qui deviendra plus tard le Bataillon d’intervention rapide (BIR). Il est la figure iconique du scandale de Wikileaks au Cameroun avec la divulgation de ses confidences à l’ambassadrice des Etats-Unis, Janet Garvey, dans lesquels il excluait les Anglo-Bamis de la succession de Paul Biya. C’est, enfin, la tête pensante de l’opération Epervier, destinée à la lutte contre la corruption, à l’origine de l’emprisonnement d’une palette de pontes du régime.</p>
<p>Il y a, d’autre part dans la même actualité, à quelque une semaine de différence, l’acquittement, le 4 octobre, de Dieudonné Oyono, ancien recteur de l’université de Douala. Sa libération intervient quatre ans après son incarcération à la prison de Kondengui, où il avait été écroué en 2018. L’interpellation de cet ancien coordonnateur du Programme national de gouvernance (PNG) avait abasourdi l’opinion publique, démolissant tout espoir de bon grain dans l’ivraie ambiante. « Pas lui, pas après avoir prêché la bonne gouvernance », entendait-on. Dieudonné Oyono était accusé, présumé innocent, il a finalement été innocenté mais ce passé n’est pas effacé.</p>
<p>Quel lien avec Amadou Ali, l’un du Mayo Sava et l’autre de la Mefou Akono ? Dieudonné Oyono a sans doute été victime des méthodes initiales de l’opération Epervier, menée tambour battant par Amadou Ali à partir de l’année 2005. Dotée de nobles objectifs et plébiscitée au départ, l’opération Epervier s’est finalement caractérisée par son aveuglement, sa légèreté et son instrumentalisation. Une liste de biens mal acquis, des personnalités jetées à la vindicte populaire, d’autres arrêtées, des enquêtes menées, au Cameroun, en Europe, aux Etats-Unis, Me Jacques Vergès et Francis Dooh Collins mis à contribution, le FBI, l’ambassade des Etats-Unis… et finalement pas grand-chose des centaines de milliards annoncés. Des anciens ministres et Dg inculpés, le ministère public a éprouvé toutes les difficultés à soutenir les chefs d’accusation retenus, certains s’étant révélés incongrus pendant les confrontations.</p>
<p>L’opération Epervier est-elle un échec total, au point qu’elle mérite d’accompagner Amadou Ali dans son repos éternel ? A la vérité, de cette période qui ne fut pas que glorieuse certes, le pays a hérité d’un esprit des lois anti-corruption, d’un tribunal criminel spécial (TCS), d’une commission nationale anti-corruption (CONAC), d’une Agence nationale d’investigation financière (ANIF) et d’un contrôle supérieur de l’Etat désormais redouté. Il ne tient qu’aux dirigeants d’en faire un usage approprié, en tout cas pas un instrument de règlement de comptes politiques.</p>

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		<title>Nokash, une solution digitale contre la pénurie de la petite monnaie</title>
		<link>https://infoplus-mag.net/2022/10/10/nokash-une-solution-digitale-contre-la-penurie-de-la-petite-monnaie/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=nokash-une-solution-digitale-contre-la-penurie-de-la-petite-monnaie</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Oct 2022 06:48:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[A NE PAS RATER]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’application proposée par Thierry Nguefack permet d’effectuer des remboursements électroniques en quelques secondes entre le vendeur et son client. Ceci pour mettre un terme aux désagréments vécus par les usagers sur le marché liés à la rareté des pièces de monnaie. La pénurie de la petite monnaie est un problème qui se pose fréquemment dans [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>L’application proposée par Thierry Nguefack permet d’effectuer des remboursements électroniques en quelques secondes entre le vendeur et son client. Ceci pour mettre un terme aux désagréments vécus par les usagers sur le marché liés à la rareté des pièces de monnaie.</em></p>
<p>La pénurie de la petite monnaie est un problème qui se pose fréquemment dans les rues. Il est de plus en plus difficile pour les commerçants et les consommateurs de disposer de pièces de monnaie utiles pour les courses de tous les jours et les petites transactions. Chauffeurs de taxis ou motos, coiffeurs, vendeurs ambulants, etc. sont impactés au quotidien par ce problème. Tous ces soucis ne seront peut-être bientôt qu’un lointain souvenir. Thierry Nguefack, passionné de la finance technologique, croit avoir trouvé la solution à travers Nokash, une application qui permet d’effectuer des remboursements électroniques en quelques secondes entre le vendeur et son client.</p>
<p>Pour utiliser Nokash, il suffit d’aller sur Google Play Store, télécharger l’application, créer un compte puis lier à ce compte sa SIM personnelle ou lier sa SIM commerciale ou son code marchand. Après quelques paramétrages, le commerçant peut commencer à encaisser en moins de 20 secondes et rembourser son client par le même canal. Plusieurs méthodes de paiement ont certes vu le jour avec l’essor du digital et des technologies, mais le jeune entrepreneur a identifié un certain nombre de freins à l’adoption de ces outils pourtant innovants.</p>
<p>Selon ce dernier, les acteurs du secteur informel n’ont pas la capacité financière de s’offrir un terminal de paiement électronique. De plus, s’ils disposent d’un téléphone Android, les marchands n’ont pas assez de ressources pour payer les données mobiles chaque jour et se connecter régulièrement afin d’accepter les paiements en ligne. Par ailleurs, la longueur des codes de paiement USSD des opérateurs leur fait perdre environ deux minutes chaque fois qu’ils essaient de recevoir le paiement mobile d’un client.</p>
<p>« Ces facteurs réunis nous ont permis de concevoir et réaliser l’application Nokash qui permet à ces commerçants de gagner du temps, de réduire des longues files d’attente et de rembourser électroniquement leurs clients », soutient Thierry Nguefack. Qui note par ailleurs que le téléchargement, tout comme l’utilisation de l’application, est gratuite et même possible sans la connexion internet.</p>
<p><strong>Agnès Eyenga</strong></p>

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		<item>
		<title>Développement: Une zone industrielle intégrée au port de Kribi</title>
		<link>https://infoplus-mag.net/2022/10/10/developpement-une-zone-industrielle-integree-au-port-de-kribi/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=developpement-une-zone-industrielle-integree-au-port-de-kribi</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Oct 2022 06:47:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[A NE PAS RATER]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les principaux partenaires Bolloré Africa Logistics, CMA-CGM et CHEC sont conviés à Paris par le port autonome de Kribi pour une réunion qui devrait décider des parts de chacun dans la nouvelle entité à créer. Le port autonome de Kribi a convié les concessionnaires du terminal à conteneurs à une réunion qui se veut de [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>Les principaux partenaires Bolloré Africa Logistics, CMA-CGM et CHEC sont conviés à Paris par le port autonome de Kribi pour une réunion qui devrait décider des parts de chacun dans la nouvelle entité à créer.</strong></em></p>
<p>Le port autonome de Kribi a convié les concessionnaires du terminal à conteneurs à une réunion qui se veut de haut niveau dans la capitale française. Les représentants de Bolloré Africa Logistics, CMA-CGM et CHEC seront assis vendredi 14 octobre à Paris aux côtés de ceux de l’Agence Spéciale Tanger Med (TMSA), structure en charge du développement du Complexe Industrialo-Portuaire de Tanger (Maroc), modèle qui inspire le projet que nourrit le PAK. Ces principaux acteurs de la place portuaire de Kribi vont plancher sur la mise en place d’un projet de développement de la zone industrielle intégrée au port de Kribi.</p>
<p>Le PAK, qui gère le port de Kribi depuis 2018, a en idée de mettre en place une société ad hoc chargée de la conception, du financement, de l’aménagement et de l’exploitation de ladite zone. En fait, une société d’exploitation de la zone industrielle à laquelle elle entend associer Bolloré Africa Logistics, CMA-CGM et CHEC en raison de leur capacité de mobilisation financière, leurs expertises respectives et leur réseau de partenaires et de clients. La réunion de Paris devrait permettre de jeter les bases d’un partenariat entre ces différentes parties prenantes qui favorisera le lancement de cette initiative éminemment stratégique pour le développement du port de Kribi et de l’économie du Cameroun et de la sous-région.</p>
<p>L’enjeu caché est de savoir qui devra prendre le contrôle d’une telle entité : le PAK, société publique de gestion du port de Kribi, ou les opérateurs privés du terminal à conteneurs, sur le modèle du complexe industrialo-portuaire de Tanger au Maroc. « La bonne idée est de laisser cette nouvelle société aux mains de ceux qui ont les financements, l’expertise et un réseau clients développé », glisse une des parties prenantes. Cette question trouvera certainement réponse à Paris.</p>
<p>Quoi qu’il en soit, le projet de développement de la zone industrielle intégrée a toutes les chances de voir le jour au regard du fort potentiel qu’il dégage. Étalée sur une superficie de 500 hectares, la zone devrait être dotée d’infrastructures de qualité (routes, eau, énergie, fibre optique, etc.), d’un parc immobilier avec des espaces commerciaux, des bureaux, un centre d’exhibition, conférences, entre autre, et des entrepôts logistiques prêts à la location. Les entreprises installées dans la zone bénéficieraient de services à valeur ajoutée comme le service de sécurité, le guichet unique administratif, ainsi que d’avantages fiscalo-douaniers et administratifs, notamment le statut de zone économique que le gouvernement camerounais envisage d’accorder à cette zone à fort potentiel.</p>
<p>La réalisation de ce projet de zone industrielle peut générer d’importantes retombées, notamment l’augmentation de l’activité et des volumes de trafic au port de Kribi, l’accroissement du volume des Investissements Directs Étrangers (IDE) et la création d’emplois directs estimés dans les premières évaluations à 10 000. In fine, un tel projet sera une forte contribution à l’industrialisation et à la diversification de l’économie nationale et sous régionale, grace au développement des filières de croissance comme le cacao-café, l’huile de palme, le coton, l’hévéa, le bois, le ciment et les matériaux de construction, la métallurgie-sidérurgie, etc.</p>

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<p>The post <a href="https://infoplus-mag.net/2022/10/10/developpement-une-zone-industrielle-integree-au-port-de-kribi/">Développement: Une zone industrielle intégrée au port de Kribi</a> appeared first on <a href="https://infoplus-mag.net">Info+ Hebdo</a>.</p>
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