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	<description>Les clés pour comprendre, la mise en perspective</description>
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	<title>admin, Author at Info+ Hebdo</title>
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		<title>Comptes de 2025 : La mise au point du PAD</title>
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		<pubDate>Mon, 25 May 2026 13:05:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[A NE PAS RATER]]></category>
		<category><![CDATA[economie]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>A la suite de la publications des comptes du Port Autonome de Douala pour le compte de l&rsquo;exercice 2025, la presse économique s&rsquo;est emparé du sujet qui concerne une entreprise majeure du tissu économique national. Le traitement réservé à la publication des comptes par notre confrère EcoMatin a suscité une réaction du PAD. Verbatim.</p>
<blockquote><p><em>« Le journal Ecomatin dans sa version en ligne en date du 23 mai 2026, a publié de fausses informations relatives aux performances financières de l’entreprise portuaire.</em></p>
<p><em>En effet dans cette « note » d&rsquo;information, le journal affirme notamment que: « Le Port Autonome de Douala traverse un ralentissement de ses performances financières. En 2025, le chiffre d’affaires de l’entreprise a chuté de 34 % tandis que le bénéfice net a été quasiment divisé par deux, dans un contexte marqué par la montée en puissance du Port de Kribi ».</em><br />
<em>Le Port Autonome de Douala tient à dénoncer avec la plus grande fermeté ces allégations erronées, manifestement fondées sur une interprétation inexacte des données financières issues du communiqué ayant sanctionné les travaux de la 132e session du Conseil d’Administration qui a arrêté les comptes sociaux du PAD ainsi que les comptes consolidés du Groupe PAD pour l’exercice clos au 31 décembre 2025.</em></p>
<p><em>Contrairement aux informations diffusées par ce journal, les comptes sociaux du Port Autonome de Douala présentent des performances en progression.</em></p>
<p><em>En effet :</em><br />
<em>• Le chiffre d’affaires du Port Autonome de Douala au 31 décembre 2025 s’établit à 74,896 milliards FCFA contre 71,956 milliards FCFA en 2024, soit une augmentation de 2,940 milliards FCFA correspondant à une progression de 4,1 % ;</em><br />
<em>• Le résultat net de l’exercice 2025 ressort à 7,268 milliards FCFA contre 6,242 milliards FCFA en 2024, soit une hausse de 1,027 milliard FCFA représentant une progression de 16 %.</em><br />
<em>S’agissant des comptes consolidés du Groupe PAD :</em><br />
<em>• Le chiffre d’affaires consolidé au 31 décembre 2025 est de 119,616 milliards FCFA contre 114,199 milliards FCFA en 2024, soit une augmentation de 5,417 milliards FCFA équivalant à une progression de 5 % ;</em><br />
<em>• Le résultat net consolidé de l’exercice 2025 s’établit à 5,664 milliards FCFA contre 12,567 milliards FCFA en 2024, soit une baisse de 6,903 milliards FCFA représentant 55 % en valeur relative.</em></p>
<p><em>Il ressort clairement de ces données officielles que les affirmations faisant état d’une prétendue chute de 34 % du chiffre d’affaires du Port Autonome de Douala sont totalement infondées et procèdent d’une confusion manifeste entre les comptes sociaux du PAD et les comptes consolidés du Groupe PAD.</em></p>
<p><em>Le Port Autonome de Douala rappelle que le traitement de l’information économique et financière requiert rigueur, professionnalisme et respect des règles élémentaires d’analyse comptable, afin d’éviter la diffusion d’informations de nature à induire l’opinion publique en erreur et à porter atteinte à l’image et à la crédibilité des institutions concernées. »</em></p></blockquote>
<p>Dans un post publié quelques temps plus tard, EcoMatin a fait son mea culpa, reconnaissant son erreur due à une confusion des comptes de l&rsquo;exercice 2024 et les comptes sociaux du Groupe PAD pour l&rsquo;exercice 2025. « Après vérification, écrit EcoMatin, le 23 mai 2025, les comptes sociaux du PAD affichent en réalité une progression du chiffre d&rsquo;affaires (+4,1%) et du bénéfice (+16%) ».</p>

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		<title>A la recherche du vice-président</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Apr 2026 08:30:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[A NE PAS RATER]]></category>
		<category><![CDATA[Editorial]]></category>
		<category><![CDATA[Politque]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avant même d’avoir finalisé le projet de loi de révision de la Constitution du Cameroun pour y réintroduire le poste de vice-président, Paul Biya sait déjà à qui il est destiné. Ce n’est donc pas lui qui le cherche mais l’opinion publique, qui n’a jamais autant manqué des clés pour comprendre un Paul Biya au [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Avant même d’avoir finalisé le projet de loi de révision de la Constitution du Cameroun pour y réintroduire le poste de vice-président, Paul Biya sait déjà à qui il est destiné. Ce n’est donc pas lui qui le cherche mais l’opinion publique, qui n’a jamais autant manqué des clés pour comprendre un Paul Biya au sommet de son art énigmatique. En effet, le projet de loi adopté par le Parlement le 4 avril 2026 ne comporte aucune indication sur ni le profil, ni l’origine linguistique ou régionale du prochain titulaire du poste. Les paramètres anciens de la succession sont mis à rude épreuve et des citadelles de l’équilibre du pouvoir ne sont plus sûres d’être préservées. A l’exemple de l’axe Nord-Sud, qui veut que le pouvoir se déplace alternativement du Nord au Sud du pays depuis André-Marie Mbida (Sud) jusqu’à Paul Biya (Sud) en passant par Ahmadou Ahidjo (Nord). Depuis l’élection de Aboubakary Abdoulaye au perchoir du Sénat, devenu la 3<sup>ème</sup> personnalité de l’Etat, le Grand-Nord se sait hors-jeu pour le poste de vice-président.</p>
<p>Depuis l’adoption du projet de loi de révision de la Constitution, les Anglophones sont en attente légitimes d’occuper ce poste qui pourrait leur assurer de diriger le Cameroun en cas d’empêchement définitif de Paul Biya, ce qui n’est pas une simple vue de l’esprit. La crise du NOSO déclenchée en 2016 y verrait sans doute son épilogue et la question anglophone serait expurgée de l’argument de « faire-valoir de la République » exhibée, souvent à juste titre, par les filles et fils des Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Seulement, la préoccupation prégnante de la deuxième révision de la Constitution de 1996 n’est pas la question anglophone, mais la succession de Paul Biya et la quête d’une stabilité au sommet de l’Etat en cas de vacance à la présidence de la République.</p>
<p>Il est donc curieux de voir le parti au pouvoir éjecter de la scène et renvoyer aux premières loges en tant que spectateur du dispositif institutionnel de la succession. La loi adoptée par le Parlement donne en effet au président de la République le pouvoir discrétionnaire et total de nomination et de révocation du vice-président sans aucun garde-fou ni limite. Il ne consulte ni le président du Sénat ni celui de l’Assemblée nationale, ce qui aurait permis au RDPC, parti majoritaire au sein de ces deux Chambres, d’avoir son mot à dire.</p>
<p>C’est alors que ressurgit une révélation contenue dans le livre de l’ancien secrétaire général de la présidence de la République, Jean-Marie Atangana Mebara. Cet ancien proche collaborateur du président Paul Biya écrit : « Je l’ai plutôt entendu dire que s’il disait aujourd’hui, de manière plus ou moins claire ou même déguisée, que le choix de son successeur a été porté sur telle ou telle personnalité, qu’il imaginait les ligues qui allaient se constituer pour détruire ce « dauphin désigné ». Il a ajouté ce jour-là que « le moment venu, si son parti lui faisait toujours confiance, il recommanderait la personne qui pourrait être le candidat du parti. » Penser que le Président BIYA peut dire à quelqu’un qu’il lui confierait le pouvoir un jour, serait vraiment le méconnaître. <strong>» (Le Secrétaire général de la présidence de la République au Cameroun-Entre mythes, textes et réalités. 2016. L’Harmattan. pp. 247-248)</strong>.</p>
<p>Ce que dévoile Jean-Marie Atangana Mebara, l’un des rares proches de Paul Biya à s’être exprimé dans un ouvrage sur leurs années de collaboration, c’est qu’on ne saura pas de sitôt le nom du titulaire du poste de vice-président. Les jeux sont donc ouverts et toutes les occurrences sont possibles mais il y a un seul distributeur des cartes : Paul Biya. En une session du Parlement, il trône à nouveau sur le landernau politique. En changeant les hommes du perchoir au Sénat et à l’Assemblée nationale, puis en prenant totalement la main sur le choix de son successeur, Paul Biya s’est réinstallé au cœur de tous les pouvoirs.  Il bat du même coup en brèche les inquiétudes d’une perte de puissance au bénéfice d’une clique pouvoiriste installée à Etoudi et accusée de présider par procuration.</p>
<p>A la vérité, Paul Biya rassure plus qu’il n’assure, car les Camerounais, à qui il a promis un nouveau gouvernement depuis novembre 2025, avaient de sérieuses raisons de s’interroger. Ces derniers temps, Etoudi a donné l’impression d’être devenu le terrain de jeu d’acteurs officieux, en tout cas investi d’un pouvoir illégitime voire illégal d’agir sur des pans entiers du pays sans avoir de compte à rendre. On y a noté une désinhibition dans les comportements et une quête de buzz qui sied mal avec un palais présidentiel. L’absence d’arbitrage voire le silence de Paul Biya face à ses incartades, qu’il aurait peu tolérées en son temps, a renforcé l’idée d’un homme usé voire abusé. Son coup politique de ce début d’avril indique peut-être que le chef de l’Etat a décidé de laisser son entourage faire clinquer la quincaillerie et de s’occuper des affaires d’Etat au rang desquels sa propre succession.</p>
<p>Pourtant, on a désormais des raisons de ne plus détourner le regard. Le dispositif de legs du pouvoir suprême adopté par le Parlement dans la loi de révision de la Constitution, qui met dans les mains de Paul Biya un pouvoir sans borne, ne met pas le pays à l’abri d’un hold-up mené par cet entourage qui montre tous les signes que sa soif de privilèges est loin d’avoir été étanchée.</p>

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		<item>
		<title>Révision constitutionnelle: Verbatim au sujet de la vice-présidence</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 08:53:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[A NE PAS RATER]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Politque]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pendant la phase de l’examen du projet de loi portant révision de la Constitution introduite au parlement réuni en congrès par le président Paul Biya et adopté le 4 avril 2026, des acteurs de tous bords ont jugé la réintroduction dans dispositif institutionnel de la fonction de vice-président en tant que successeur constitutionnel du président [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Pendant la phase de l’examen du projet de loi portant révision de la Constitution introduite au parlement réuni en congrès par le président Paul Biya et adopté le 4 avril 2026, des acteurs de tous bords ont jugé la réintroduction dans dispositif institutionnel de la fonction de vice-président en tant que successeur constitutionnel du président de la République en cas de vacances au pouvoir. Pour l’histoire, nous rapportons quelques réactions-choc recueillies auprès des opérateurs politiques et de la société.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><img loading="lazy" class="alignleft  wp-image-4103"  alt="" width="305" height="244" / loading="lazy" decoding="async" src="https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2019/07/Jacques-Fame-Ndongo_prime.jpg">Jacques Fame Ndongo, secrétaire à la Communication du RDPC</strong></p>
<p>« Ce qui s’est passé ce jour, au Palais de verre Paul BIYA, est parfaitement légal et légitime (modification de certaines dispositions de la Constitution par le Congrès parlementaire). […] Sur 223 votants, la nouvelle Loi Fondamentale a été adoptée avec 205 voix pour, 16 voix contre et 2 abstentions. Le verdict des élus du peuple est donc apodictique. […]</p>
<p>Lorsqu’il aura promulgué la Loi dont les Députés et les Sénateurs ont adopté la modification de certaines dispositions, ce jour, il pourra nommer un vice-Président crédité d’importantes responsabilités historiques. Des sénateurs et députés qui représentent démocratiquement le peuple. Celles et ceux qui ont adopté ces amendements, ce jour, après des débats publics et sans complaisance, sont des élus du peuple souverain, libre et maitre de son destin, représentent donc tous les Camerounais. Tel est le fonctionnement- de la démocratie (suffrage universel direct pour les Députés et suffrage indirect pour les Sénateurs) ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Jean Michel Nintcheu, député SDF<img loading="lazy" class="alignright  wp-image-4070"  alt="" width="489" height="321" / loading="lazy" decoding="async" src="https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2025/09/Jean-Michel-Nintcheu.avif"></strong></p>
<p>« C’est une provocation, c’est un coup d’Etat constitutionnel. Le Cameroun n’a pas été créé par Monsieur Biya. Nous passerons et le Cameroun restera. Ce projet de loi renforce et consacre de façon démentielle l’hégémonie sans limite du président de la République et l’affaiblissement abyssal corrélatif du peuple souverain. […]</p>
<p>Le vice-président devient de facto président de la République sans légitimité puisqu’il n’a pas été élu… Adopter ce projet de loi, c’est consacrer la succession nominative, dynastique sans passer par les urnes, sans consulter le peuple souverain.</p>
<p>Si le vice-président est élu dans un ticket président &#8211; vice-président, francophone anglophone, ce problème de légitimité ne se posera pas.</p>
<p>De quelle légitimité jouissent des députés dont le mandat a été prorogé deux fois de suite pour voter les réformes constitutionnelles annoncées ? C’est pourquoi je demande le rejet de ce projet de loi et ensuite le vote des réformes constitutionnelles par voie référendaire ! »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><img loading="lazy" class="alignleft  wp-image-4074"  alt="" width="220" height="310" / loading="lazy" decoding="async" src="https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2025/09/Pr-Felicite_Owona_Mfegue_a_lONU.jpg">Pr. Félicité Owona Mfegue, universitaire, fille du Pr. Joseph Owona, père de la Constitution du 18 janvier 1996</strong></p>
<p>« La révision constitutionnelle camerounaise de 2008 avait marqué une première rupture, comme une lézarde dans l’édifice. En abolissant la limitation des mandats présidentiels (article 6, alinéa 2 nouveau de la Constitution), elle a altéré le rythme naturel de l’alternance démocratique non “perpétuelle”. Le temps politique, qui devait être cyclique et renouvelé, laissa place à une « continuité » du pouvoir (bel euphémisme) qui échappe à l’esprit initial du texte.</p>
<p>Aujourd’hui, le projet de révision de 2026 suscite à son tour des interrogations subliminales autour de la figure perverse et bicéphale d’un vice-président aux côtés d’un Premier ministre déjà en place.</p>
<p>Ce Janus à double visage ne clarifie rien. Il trouble ! Il juxtapose. Il confond ! L’emprunt à des modèles étrangers, notamment présidentiels, se fait sans leurs contrepoids, sans leur logique interne. Le rôle autrefois attribué au Président du Sénat dans l’ordre de succession se trouve superposé et fait double emploi. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pr. Maurice Kamto, homme politique, président du MRC <img loading="lazy" class="alignright  wp-image-4104"  alt="" width="372" height="231" / loading="lazy" decoding="async" src="https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2019/07/maurice-kamto-8.webp"></strong></p>
<p>« Il faut avoir contracté la vanité pour chercher, au soir de sa vie, à faire une extension de soi-même en un successeur qui pourrait, au mieux, vous ressembler, mais ne sera jamais vous-même. Il faut ignorer l’histoire des souverains les plus célèbres pour chercher au soir d’un long règne celui qui perpétuera votre règne et non pas votre œuvre. Si vous n’avez rien fait de grand, de beau et de durable, vous irez dans le tombeau avec votre médiocrité et le fracas de votre échec. N’abaissez pas les Hommes, élevez votre nation afin d’être un point lumineux dans leur ciel après la mort. C’est la seule démarche qui vaille pour les humains »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><img loading="lazy" class="alignleft size-full wp-image-4075"  alt="" width="190" height="266" / loading="lazy" decoding="async" src="https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2025/09/Rene-Ze-Nguele.jpeg">René Ze Nguele, sénateur RDPC nommé, ancien ministre</strong></p>
<p>« Un vice-président appelé à remplacer le président, à gouverner les Camerounais, ne peut pas être taillable et corvéable à merci. Un texte qui dit qu’on nomme le vice-président ; il va faire quoi, il va devenir quoi, il est même quoi au sein de nous autres qui sommes aussi nommés ? Monsieur le Président de l’Assemblée nationale, Monsieur le ministre d’Etat [Laurent Esso, ndlr], la précipitation avec laquelle vous conduisez cette réforme est suspecte. Et c’est le peuple qui désigne les dirigeants. Quand les dirigeants empiètent sur les activités du peuple ça pose problème. On n’a plus de démocratie. On a tout, sauf cela. Cette réforme me pose problème ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Jean-Baptiste Atemengue, maire RDPC de Ngoumou<img loading="lazy" class="alignright  wp-image-4071"  alt="" width="296" height="258" / loading="lazy" decoding="async" src="https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2025/09/Jean-Baptiste-Atemengue.jpg"></strong></p>
<p>« « Quand le sous-préfet, le préfet, le commandant de légion, le colonel, le général, le ministre ou le Premier Ministre exercent leur autorité, est-ce qu&rsquo;ils sont élus ?</p>
<p>Ils ne le sont pas, mais c’est l’État. C’est une autorité déléguée. Même les magistrats, qui rendent des décisions « au nom du peuple », ne sont pas élus mais nommés après concours, prestation de serment et validation par la présidence. »</p>

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        <ul>
			        </ul>
    </div> 
<p>The post <a href="https://infoplus-mag.net/2026/04/20/revision-constitutionnelle-verbatim-au-sujet-de-la-vice-presidence/">Révision constitutionnelle: Verbatim au sujet de la vice-présidence</a> appeared first on <a href="https://infoplus-mag.net">Info+ Hebdo</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Exploitation portuaire: Le démantèlement des emprises foncières</title>
		<link>https://infoplus-mag.net/2026/04/20/exploitation-portuaire-le-demantelement-des-emprises-foncieres/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=exploitation-portuaire-le-demantelement-des-emprises-foncieres</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 08:51:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[A NE PAS RATER]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[economie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les 26 000 hectares du projet de ville nouvelle ont été divisés, une partie attribuée au PAK et l’autre jetée aux loups fonciers qui rôdent sur tous les terrains du domaine privé de l’Etat. &#160; A Mboro, au point zéro de port de Kribi, une borne dit tout de l’antériorité de ce projet initié en [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3><em>Les 26 000 hectares du projet de ville nouvelle ont été divisés, une partie attribuée au PAK et l’autre jetée aux loups fonciers qui rôdent sur tous les terrains du domaine privé de l’Etat.</em></h3>
<p>&nbsp;</p>
<p>A Mboro, au point zéro de port de Kribi, une borne dit tout de l’antériorité de ce projet initié en son temps par l’Office national des ports du Cameroun (ONPC), et remis au goût du jour par le comité de pilotage du CIPK dirigé par le ministre de l’Economie de l’époque, Louis Paul Motaze. En effet, dans les années 80, le Cameroun avait déjà l’ambition de développer un port en eau à Kribi pour faire écho à celui de Douala, fluvial et peu profond. Les premières études et délimitations foncières avaient été effectuées mais tout avait été interrompu à cause d’une longue et désastreuse crise économique de 1987 jusqu’à l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE en 2004. Délesté du carcan de sa lourde dette, le pays peut de nouveau voir grand et loin.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Paul Biya confie à Louis Paul Motaze le soin de formuler pour le Cameroun un plan stratégique pour son développement à terme. C’est le sens de la Vision stratégique pour l’émergence du Cameroun à l’horizon 2035. Adopté en 2009, la Vision est rapidement mise en œuvre à travers le Document de stratégie pour la croissance et l’emploi (DSCE), devenu le cadre de l’action gouvernementale pour la décennie 2010-2020. De nombreux projets sont lancés dans le cadre du DSCE parmi lesquels le port en eau profonde de Kribi, les autoroutes Yaoundé-Douala et Yaoundé-Nsimalen, le barrage de retenue d’eau de Lom Pangar, le second pont sur le Wouri, le barrage hydroélectrique de Memve’ele, etc.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>De tous ces projets, le port en eau profonde de Kribi porte une vraie vision de transformation structurelle de la ville d’accueil avec des effets d’entrainement, comme le projet d’exploitation de fer de Mbalam. Un projet intégré qui va être muté en complexe industrialo-portuaire de Kribi (CIPK), plus global avec quatre composantes : portuaire, logistique, multimodale et ville nouvelle. Coût estimé : 6 500 milliards. Président du comité de pilotage du CIPK, Louis Paul Motaze en parle avec passion et assurance. Alors secrétaire général des services du Premier ministre, il déclare : « Le port en eau profonde de Kribi, en permettant l&rsquo;exportation en grandes masses des produits issus de l&rsquo;exploitation des gisements miniers du Cameroun (fer, bauxite, gaz naturel notamment) et l&rsquo;importation des matières premières pour les industries locales, sera un véritable levier de l&rsquo;industrialisation du Cameroun et de la compétitivité de ses produits ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le pays entier a le regard tourné vers ce nouvel eldorado qui se met progressivement en place. Quand le chantier du port est achevé, les premières désillusions apparaissent. Alors que le CIPK met le cap sur l’autoroute Lolabe-Kribi et boucle le montage financier pour la seconde phase du terminal à conteneurs mais pour certains, la priorité est déjà ailleurs. Le chef de l’Etat a créé le Port autonome de Kribi (PAK), société d’exploitation du port et les ambitions se concentrent sur la prise de contrôle de l’entreprise. Les nouveaux dirigeants du PAK, pourtant issus de l’unité opérationnelle ayant construit le port, vont malheureusement vampiriser le CIPK. Alors qu’ils doivent s’occuper de la composante portuaire, les autorités du PAK s’emploient à aspirer les autres composantes, notamment la composante logistique et industrielle.</p>
<div class="mceTemp"> </div>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-full wp-image-4073"  alt="" width="1280" height="720" / loading="lazy" decoding="async" src="https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2025/09/PORT_DE_KRIBI.jpg" srcset="https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2025/09/PORT_DE_KRIBI.jpg 1280w, https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2025/09/PORT_DE_KRIBI-300x169.jpg 300w, https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2025/09/PORT_DE_KRIBI-1024x576.jpg 1024w, https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2025/09/PORT_DE_KRIBI-768x432.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></p>
<p>Le début de l’exploitation des terminaux à conteneurs et polyvalent du PAK et les retards dans le lancement des projets d’exploitation de la bauxite et du fer marquent le coup d’arrêt du rêve de Kribi. La politique des petits pas prend le dessus. L’Etat avait prévu d’investir 6 500 milliards pour créer un pôle portuaire, industriel et touristique unique en Afrique centrale, mais il n’y a pas dépensé 1000 milliards. Aujourd’hui il se contente des recettes que génère déjà le port en eau profonde de Kribi. Si la mise en exploitation du PAK bat en brèche les accusations d’éléphant blanc qui ont quelques temps été émises, elle devient l’arbre qui cache la forêt d’espoirs perdus.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le dernier clou dans le cercueil du rêve de grandeur inscrit dans le DSCE et qui avait été entamé avec une réussite incontestable par le ministère de l’Economie est le démantèlement de l’emprise foncière réservée par l’Etat. Le 23 juin 2023, dans l’indifférence générale, le chef de l’Etat a pris un décret portant « déclassement et intégration au domaine privé de l’Etat de certaines dépendances du domaine public artificiel nécessaires aux travaux d’aménagement du Complexe industrialo-portuaire de Kribi (CIPK) ». Selon le décret, les 26 000 hectares du CIPK sont partagés : 11 500 hectares sont attribués au PAK et le reste, soit 14 500 hectares, est classé dans le domaine privé de l’Etat. Le décret présidentiel inclut toutefois un verrou : « Tout acte d’affectation, d’échange, de cession, de vente ou d’attribution en jouissance ou en propriété des parcelles relevant de cet ensemble domanial, quelle que soit la superficie, doit être revêtu du visa préalable de la présidence de la République. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La précaution est utile, mais le fait indéniable est que le domaine réservé par l’Etat pour le CIPK, qui avait fait l’objet d’une indemnisation et d’un déplacement de populations et de villages entiers, peut désormais être attribué ou vendu en gros ou en détail pour tout autre usage en dehors du projet initial de la ville nouvelle de Kribi et toutes ses annexes et connexes.</p>
<p>Parfait N. Siki</p>
<p>&nbsp;</p>

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		<title>Filière coton: Sodecoton, le poumon économique du Grand-Nord</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 07:11:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[A NE PAS RATER]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Plus qu’une entreprise, la Société de développement du coton est l’acteur majeur du développement socio-économique qui impacte la vie de deux millions d’habitants du Septentrion. Une pluie inattendue arrose Garoua, la capitale régionale du Nord, en cette fin d’après-midi du 30 mars 2026. La température, montée jusqu’à 38°, baisse d’un cran. La chaleur, péché mignon [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h3><em>Plus qu’une entreprise, la Société de développement du coton est l’acteur majeur du développement socio-économique qui impacte la vie de deux millions d’habitants du Septentrion.</em></h3>
<p>Une pluie inattendue arrose Garoua, la capitale régionale du Nord, en cette fin d’après-midi du 30 mars 2026. La température, montée jusqu’à 38°, baisse d’un cran. La chaleur, péché mignon de la ville, est momentanément vaincue, les habitants de Garoua dormiront ce soir au frais. La chaleur reviendra timidement le lendemain matin, puis plus avec plus d’ambition en mi-journée. Peu importe pour les invités de la Société de développement du coton (Sodecoton), reçus dans la salle de conférence du quartier général de l’entreprise, situé à la Rue Mgr Yves Plumey, au nord de la ville. Mohammadou Bayero, le directeur général, et le top management de la Sodecoton ont à cœur de présenter à une vingtaine de journalistes triés sur le volet le visage sans filtre de l’entreprise cotonnière, les défis auxquels elle fait face, son importante dans l’écosystème de la filière coton et son impact socio-économique dans les trois Régions septentrionales du Cameroun.</p>
<p>En effet, justice est très peu rendue à la Sodecoton au regard de son rôle stratégique, économique et social. En 2025, la Sodecoton et ses 394 000 tonnes de coton, c’est 60% des revenus nets agricoles des trois Régions septentrionales, 6% des exportations nationales hors pétrole et 14,1% du PIB agriculture d’exportation du pays. Même si la Sodecoton n’affiche « que » 2 500 employés et 3 700 saisonniers et temporaires recrutés chaque année, elle impacte la vie d’un habitant du Grand-Nord sur cinq, soit 2 millions de personnes. En effet, pour garantir la production du coton, la Sodecoton s’appuie sur 150 000 à 200 000 producteurs répartis dans les Régions du Nord, de l’Extrême-Nord et de l’Adamaoua.</p>
<h2><strong>Entreprise publique à 89%</strong></h2>
<p>C’est la raison pour laquelle le gouvernement garde un œil constamment ouvert sur l’évolution des activités de la Sodecoton. Lorsque l’un des actionnaires, Geocoton en l’occurrence, a annoncé sa sortie du capital, la présidence de la République a immédiatement instruit le rachat par l’Etat de ses 30% de parts pour un coût estimé à 46 milliards de FCFA. Aujourd’hui, la Sodecoton est détenue à 89% par l’Etat et à 11% par la Smic du magnat camerounais Baba Danpullo. « Les producteurs et le personnel ont bien exprimé la volonté d’entrer dans le capital mais les ressources n’ont pas suivi », révèle le directeur général de la Sodecoton, Mohammadou Bayero. Le départ de Géocoton, autrefois garant de l’encadrement technique au sein de la Sodecoton, n’inquiète pas outre mesure : « Depuis 10 ans, Geocoton n’avait conservé qu’un employé au sein du top management de la Sodecoton, sans doute pour veiller sur ses intérêts. Il n’y avait plus d’assistance technique », glisse une source interne.</p>
<p>Cela n’empêche pas la Sodecoton de continuer à mener ses activités avec un certain succès. Les neufs usines d’égrenage de l’entreprise traitent 340 tonnes de coton par an, alors que ses deux huileries disposent d’une capacité de trituration de 150 000 tonnes de graines de coton par an. La visite de l’une de ces usines, située à Garoua, donne à voir des ressources humaines essentiellement jeunes et pleinement engagées à produire 160 000 tonnes de fibre de coton, plus de 20 000 tonnes d’huile raffinée et environ 78 000 tonnes d’aliments bétail.</p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-full wp-image-4093"  alt="" width="1215" height="810" / loading="lazy" decoding="async" src="https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2019/07/jad20240116-gfcameroun-eco-sodecoton.avif"></p>
<h2><strong>60 milliards d’intrants par an</strong></h2>
<p>Le secret de la réussite de la Sodecoton réside dans un management portée par une équipe de Camerounais certes, mais surtout il repose sur un système intégré de gestion de la filière coton, qui part du producteur artisanal jusqu’à la Confédération nationale des producteurs de coton du Cameroun (CNPCC), partenaire de la Sodecoton. C’est une expérience particulière d’une organisation bien huilée de fourniture aux producteurs des plants, des intrants, des engrais et de l’encadrement technique pour une optimisation de sa production.</p>
<p>Les détails de la collaboration tripartite entre la Sodecoton, la CNPCC et les producteurs sont un cas d’école dont pourraient s’inspirer d’autres filières agricoles. Le principe est simple : en début de saison, la Sodecoton, après analyse des données météo, hydrologiques et de ses prévisions, définit les quantités d’intrants nécessaires en fonction des surfaces arables évaluées à 102 000 km2. La CNPCC, qui agit pour le compte des producteurs, procède aux commandes des plants et des engrais par appel d’offres. La CNPCC fournit les intrants aux producteurs sous forme de prêts remboursables après récoltes. « Jusqu’ici, les taux de remboursement sont entre 99 et 100% », révèle le président de la CNPCC, Jean-Paul Tizi. Ce qui rend le système si crédible qu’il bénéficie régulièrement des financements des bailleurs y compris internationaux comme la Banque Islamique de Développement (BID). Le montant total des intrants est estimé à 60 milliards de FCFA par an.</p>
<p>C’est surtout un écosystème qui profite autant aux producteurs qu’à la Sodecoton qui s’assure ainsi une production régulièrement en hausse depuis plusieurs années jusqu’au pic de 2023/2024 quand elle a atteint 394 000 tonnes, tout près des 400 000 tonnes prévues dans la SND-30. « Ce système régule même la vie dans les Régions septentrionales, car il faut noter que dans les exploitations agricoles, quand vous avez 1 de coton vous avez 2/3 de cultures vivrières », explique le directeur général Mohammadou Bayero. La production du coton est donc l’assurance que la vie agricole dans le Grand-Nord se poursuit sereinement. En 2011, ce système a connu un bug à cause des exportations frauduleuses vers le Nigeria voisin. Environ 33 000 tonnes de coton ont été ponctionnées, soit une perte de 14 milliards de FCFA.</p>
<h2><strong>La menace nigériane</strong></h2>
<p>Pour juguler cette situation, les acteurs se concertent pour fixer un prix d’achat du coton compétitif. Un comité de pilotage composé des producteurs et des administrations sectorielles concernées (Mincommerce, Minepat, Minfi, Minader, etc.) élabore une formule de fixation qui tient compte du coût de la fibre à l’international, du cours du dollars et de la santé financière de la Sodecoton. « Nous sommes le plus juste possible parce que la filière doit rémunérer ses acteurs », soutient le directeur général de la Sodecoton. Sous peine de subir une rude concurrence des prix d’un puissant Nigeria voisin qui a déjà vampirisé la filière coton du Niger.</p>
<p>Grâce à ce dispositif, tous les acteurs semblent tirer leur épingle du jeu. « Nos meilleurs producteurs n’ont rien à envier à des fonctionnaires en termes de revenus », affirme le président de la CNPCC. Ce revenu est estimé à 300 000 FCFA/mois. La Sodecoton s’en tire avec un chiffre d’affaires en progression constante depuis dix ans pour atteindre les 225 milliards en 2024. En 2016, l’année où l’entreprise a frôlé la catastrophe en vidant ses fonds propres, la Sodecoton s’est progressivement reconstruite et disposait en 2024 de fonds propres d’un montant de 21,5 milliards contre 500 millions il y a dix ans. L’Etat s’en tire à bon compte : sur chaque kilogramme vendu, 150 FCFA vont au paiement des impôts et taxes diverses. La Sodecoton représente 48% des recettes totales de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS) dans la Région du Nord.</p>
<p>Ces statistiques encourageantes ont sans doute conduit le gouvernement à ranger la Sodecoton parmi les entreprises à coter à la Bourse de valeurs mobilières de l’Afrique centrale depuis 2022.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Ville nouvelle: Le rêve interrompu de Kribi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 07:04:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[A NE PAS RATER]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Kribi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le complexe industrialo-portuaire de Kribi était le vaisseau amiral des Grandes réalisations, le projet-phare des Grandes opportunités. Les promesses d’un eldorado industriel et touristique ont été trahies par une gouvernance des petits pas. Bien loin du tumulte actuel au port de Douala, le port de Kribi savoure la musique douce des vagues ourlées qui viennent [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h3><strong>Le complexe industrialo-portuaire de Kribi était le vaisseau amiral des Grandes réalisations, le projet-phare des Grandes opportunités. Les promesses d’un eldorado industriel et touristique ont été trahies par une gouvernance des petits pas.</strong></h3>
<p>Bien loin du tumulte actuel au port de Douala, le port de Kribi savoure la musique douce des vagues ourlées qui viennent échouer sur les rebords de ses quais. La société TransAtlantic D a déjà obtenu là-bas ce qu’on lui a refusé à Douala, et ses scanners mobiles y déploient toute leur performance technologique. Les activités vont bon train, avec un résultat net affiché en 2024 d’environ 4,5 milliards de FCFA pour un volume de marchandises traité estimé à 12,7 millions de tonnes. Des chiffres en hausse qui peuvent flatter, d’autant que le PAK poursuit sa croissance.</p>
<p>L’inauguration de l’extension du port en eau profonde de Kribi s’est tenue le 9 mai 2025. La société China Harbour Engineering Company (CHEC), bien connue des Camerounais pour avoir déjà réalisé la première phase, a remis les clés du deuxième terminal à conteneurs du Port autonome de Kribi le 21 février de la même année. Quelques jours après la réception officielle du projet, et comme pour annoncer son ambition, le nouveau terminal à conteneurs a accueilli, le 8 avril 2025, son premier navire commercial, le MSC Johannerburg V, porte-conteneurs de 12,5 mètres de tirant d’eau. Venu d’Inde, cet gigantesque bateau, le plus grand jamais accosté sur un port camerounais, a déchargé plus de 400 conteneurs sur une partie des 715 mètres de quai de la phase 2 du terminal. Quelques jours après, le MSC Turkiye, l’un des six plus grands navires porte-conteneurs du monde, a mouillé au port de Kribi.</p>
<p>Incontestablement, la nouvelle infrastructure, financée à hauteur de 400 milliards grâce à un prêt contracté auprès de Eximbank China, a triplé les capacités et les performances du Port autonome de Kribi. C’est ce saut qualitatif qui a été salué par tous les invités à la cérémonie d’inauguration de la phase 2 du terminal à conteneurs du PAK, le 9 mai 2025. La direction générale de cette entreprise a eu l’élégance d’inviter parmi ses convives, le ministre des Finances. Elle n’a pas oublié que Louis Paul Motaze est le maître d’œuvre du projet de port en eau profonde de Kribi, inscrit parmi les projets structurants du septennat des « grandes réalisations » de Paul Biya en 2011. Le candidat du RDPC en avait fait un argument de campagne électorale, allant lui-même présider la cérémonie de pose de la première pierre, le 8 octobre 2011.</p>
<p>C’est que le port en eau profonde de Kribi est plus qu’un projet. C’est le vaisseau amiral du Document de stratégie pour la croissance et l’emploi (DSCE), c’est le symbole même du Cameroun devenu un « vaste chantier », sur le chemin de l’émergence économique. Le gouvernement voit donc grand et affiche son ambition en transformant le port de Kribi en complexe industrialo-portuaire. Il n’est plus simplement question de développer un port en eau profonde à Kribi même s’il est déjà en soi un remarquable projet. En effet, à l’origine, il s’agit de construire un port général avec un terminal à conteneurs, un terminal polyvalent, un terminal céréalier, un terminal hydrocarbures, un terminal méthanier, un terminal aluminium et une usine de liquéfaction du gaz naturel. A côté, on construirait un port de pêche industrielle, un port de plaisance et une base navale.</p>
<p>Pourtant, le gouvernement va plus loin en mettant en place le complexe industrialo-portuaire de Kribi (CIPK). Le schéma directeur d’aménagement général du CIPK dévoile quatre composantes :  la composante portuaire, la composante industrielle, la composante urbaine et la composante infrastructurelle. Superficie réservée pour la cause : 26 000 hectares. Le rêve absolu pour un pays en pleine quête d’émergence.</p>
<p><figure id="attachment_4239" aria-describedby="caption-attachment-4239" style="width: 321px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" class=" wp-image-4239"  alt="" width="321" height="181" / loading="lazy" decoding="async" src="https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2026/05/Port-de-Douala-300x169.jpeg" srcset="https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2026/05/Port-de-Douala-300x169.jpeg 300w, https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2026/05/Port-de-Douala-1024x576.jpeg 1024w, https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2026/05/Port-de-Douala-768x432.jpeg 768w, https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2026/05/Port-de-Douala.jpeg 1536w" sizes="auto, (max-width: 321px) 100vw, 321px" /><figcaption id="caption-attachment-4239" class="wp-caption-text"><strong>Le port de Douala. </strong><em><strong>Il reste encore la plateforme du commerce international accessible et efficace</strong></em></figcaption></figure></p>
<p>La composante portuaire, c’est le port de Kribi et tous ses terminaux dont la phase 2 du terminal à conteneurs est fonctionnel depuis février 2025, avec une longueur cumulé de quai de plus de 1 000 mètres et un tirant d’eau atteignant les 20 mètres. Il existe aussi un terminal polyvalent exploité par le consortium KPMO. A ce jour, aucun des autres terminaux prévus n’a vu le jour. La composante industrielle se met lentement en place. Elle consiste en l’installation des zones industrielles et commerciales associées aux installations portuaires d’une superficie de 20.000 ha, dédiées au développement des industries lourdes. Quelques industries se sont effectivement installées sur la place portuaire de Kribi. La dernière est le cimentier Cimpor, qui entend y produire un million de tonnes par an. Avant lui, avaient déjà trouvé place dans la zone portuaire, Atlantic Cocao Corporation du secteur agroalimentaire, des entreprises de services, de transport, de bois, de télécoms ou de construction d’appareils électroménagers. Des petits pas encore bien éloignés des objectifs prévus dans le schéma directeur d’aménagement général du CIPK.</p>
<p>La composante urbaine n’a, quant à elle, jamais été engagée. Il était prévu la construction d’une ville nouvelle avec au moins 100 000 habitants supplémentaires à l’horizon 2040 et des logements pour accueillir le flux démographique né des activités portuaires et touristiques. Des projets immobiliers avaient été imaginés et présentés par certains opérateurs qui n’ont pas connu un début de réalisation. La composante infrastructurelle telle que prévue par le schéma directeur d’aménagement général consistait en la réalisation d’un corridor multimodal de 400 à 500 m de largeur, d’Edéa au port, avec les infrastructures mixtes suivantes : autoroutes, routes, voies ferrées et réseaux électriques. Sur le terrain, 30 km d’autoroute ont été construits entre le site du port à Lolabe et Kribi. Aucun km de chemin de fer pour désenclaver le port et toujours le même axe lourd Edéa-Kribi rapidement dépassé par l’intensité et la nature du trafic lié aux activités du port. La satisfaction manifestée par les autorités portuaires de Kribi à la suite de l’inauguration de la phase 2 du terminal à conteneurs confirme que la politique des petits pas a pris la place du giga-projet qui devait changer le visage de Kribi et de l’économie camerounaise.</p>
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<p>Parfait N. Siki</p>
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		<item>
		<title>Jeux vidéo: Revenus en hausse pour le jeu Aurion de Kiro’o Games</title>
		<link>https://infoplus-mag.net/2022/10/18/jeux-video-revenus-en-hausse-pour-le-jeu-aurion-de-kiroo-games/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=jeux-video-revenus-en-hausse-pour-le-jeu-aurion-de-kiroo-games</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Oct 2022 10:48:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[A NE PAS RATER]]></category>
		<category><![CDATA[Hi-Tech]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le studio de jeux vidéo fondé par Olivier Madiba voit son revenu augmenter de 250 à 625 FCFA par paiement sur son nouveau jeu mobile. Kiro’o Games a annoncé, mardi 11 octobre 2022, que son jeu mobile « Aurion Kajuta Gems Fighter (KGF) » réalise une croissance de 150% de revenu moyen par client et une croissance [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://infoplus-mag.net/2022/10/18/jeux-video-revenus-en-hausse-pour-le-jeu-aurion-de-kiroo-games/">Jeux vidéo: Revenus en hausse pour le jeu Aurion de Kiro’o Games</a> appeared first on <a href="https://infoplus-mag.net">Info+ Hebdo</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le studio de jeux vidéo fondé par Olivier Madiba voit son revenu augmenter de 250 à 625 FCFA par paiement sur son nouveau jeu mobile.</em></strong></p>
<p>Kiro’o Games a annoncé, mardi 11 octobre 2022, que son jeu mobile « Aurion Kajuta Gems Fighter (KGF) » réalise une croissance de 150% de revenu moyen par client et une croissance de revenu global de 57,62%, après sa dernière mise à jour. Une croissance qui se justifie par une augmentation des tarifs d’accès au jeu, passant d’une fourchette de 100-500 FCFA à une nouvelle fourchette de 250-10 000 FCFA sur le marché camerounais. Sur le marché mondial, ce tarif passe d’une fourchette de 0,99 dollar (650 FCFA) &#8211;  4,99 dollars (3 350 FCFA) à une nouvelle fourchette de 1,99 dollar (1 340 FCFA) &#8211; 49,99 dollars (33 600 FCFA).</p>
<p>Kiro’o Games peut désormais gagner beaucoup plus par paiement, passant ainsi en moyenne de 250 FCFA de revenu par transaction à 625 FCFA. Aurion KGF a déjà réussi à gagner des joueurs premiums en Afrique, selon les responsables de Kiro’o Games. « Un de nos joueurs a réalisé un paiement de 10 000 FCFA dans le jeu. Si on parvient à bien scaler sur toute l’Afrique francophone, il est possible qu’on trouve 10.000 autres africains qui dépensent cette somme régulièrement dans nos jeux », confie Olivier Madiba, le fondateur et CEO. La prochaine étape, précise-il, consiste à monétiser au Sénégal et en Côte d’Ivoire, deux pays dans lesquels la startup a une forte activité de joueurs, et où les tests de paiement sur une version alpha ont été un franc succès.</p>
<p>C’est le 1er juillet 2021 que le studio camerounais a lancé son nouveau jeu sur Smartphone sous l’appellation de « Aurion Kajuta Gems Fighter » inspiré de son tout premier jeu intitulé « Aurion l’Héritage des Kori-Odan » produit en 2016. L’avènement de Aurion KGF était alors considéré comme une nouvelle ère du jeu vidéo au Cameroun, dans la mesure où pour la première fois les joueurs avaient la possibilité d’effectuer les paiement via Orange money ou d’autres moyens de paiement mobile.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>La monétisation, un enjeu de taille pour l’industrie du jeu vidéo</strong></p>
<p>La startup camerounaise a annoncé en avril 2022 dernier, avoir réussi à unifier le mobile money africain dans un jeu vidéo. Une révolution dans cette industrie des jeux vidéo, dans la mesure où chaque opérateur télécom ou chaque agrégateur (Flutterwave, Cinetpay…) a ses propres règles ; et jusque-là, aucun grand acteur de jeux vidéo opérant en Afrique n’avait réussi à l’intégrer dans sa monétisation. Pourtant le mobile money est la clé pour monétiser rapidement le digital en Afrique où les transactions ont atteint 1000 milliards de USD en 2021, comme l’indique le rapport du GSMA.</p>
<p>Basé à Yaoundé, Kiro’o Games a été élu meilleur studio d’Afrique en 2021 par les « Games Industry Africa Awards ». Le studio a proposé quelques jeux mobiles, à l’instar du « responsable Mboa » et « Le fonctionnaire ». Aurion KGF est l’un des fruits d’une levée de fonds que la startup a lancée en 2019 dans le but de récolter environ 550 millions de FCFA pour se développer. Selon Olivier Madiba, l’ambition de Kiro’o Games est de créer une communauté de 40 millions d’utilisateurs et de devenir l’Amazon, Alibaba ou Tencent du jeu vidéo africain d’ici 2026-2027.</p>

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		<title>Le salaire de la peur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Oct 2022 08:53:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[A NE PAS RATER]]></category>
		<category><![CDATA[Editorial]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Fonction publique est le monstre de demain. Le mouvement des enseignants OTS, qui a failli compromettre l’année scolaire 2021/2022, n’est qu’un aperçu de ce que ce mastodonte au service de l’Etat peut tout aussi être son pire cauchemar. Avec près de 350 000 agents, la Fonction publique est le plus gros employeur du pays. En [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>La Fonction publique est le monstre de demain. Le mouvement des enseignants OTS, qui a failli compromettre l’année scolaire 2021/2022, n’est qu’un aperçu de ce que ce mastodonte au service de l’Etat peut tout aussi être son pire cauchemar. Avec près de 350 000 agents, la Fonction publique est le plus gros employeur du pays. En 2011, la Fonction publique ne disposait que de 190 000 agents. En dix ans donc, l’Etat a doublé ses effectifs, compte non tenu de la fonction publique locale avec le développement des collectivités territoriales décentralisées et des conseils régionaux (360 mairies, 14 mairies de ville et 10 conseils régionaux). Ces employés ont beau ne pas émarger directement dans le budget de l’Etat, ils n’en sont pas moins des employés du service public payés par le contribuable.</p>
<p>Le Premier ministre Joseph Dion Ngute s’est ému de cette croissance exponentielle des effectifs, d’autant qu’elle est corrélée à la masse salariale. Premier payeur du pays, l’Etat dépense depuis l’année 2021 plus de 1000 milliards annuels pour les salaires de ses fonctionnaires et agents. Cette même dépense de personnel était de 680 milliards FCFA en 2011. Elle a donc explosé en dix ans, avec une augmentation de plus 5% par an. La CEMAC a établi un ratio de soutenabilité des dépenses de personnel de l’Etat en l’indexant sur le volume des recettes fiscalo-douanières à l’année, qu’elle a fixé à 35%. Le Cameroun a déjà allègrement franchi cette barre pour se hisser à 42%. C’est un constat de sous-performance de la Fonction publique camerounaise.</p>
<p>Toutefois, ce que la CEMAC feint d’ignorer – et que les Etats assument sans honte –, c’est que la Fonction publique n’a pas qu’une obligation de performance, elle se doit aussi d’être concomitamment diverse et représentative de toutes les composantes socio-ethniques. C’est un instrument politique que le pouvoir utilise pour régler et réguler la pression sociale. A preuve, entre 2010 et 2020, l’Etat a recruté plus de 50 000 enseignants supplémentaires et plus de 25 000 diplômés. Le gouvernement a choisi d’avoir plus de fonctionnaires moyennement rémunérés, ce qui lui sert de soupape sociale, au lieu d’en avoir moins mais bien payés.</p>
<p>Seulement, le Comptage physique du personnel de l’Etat (COPPE) entamé en 2018 a révélé que 8766 agents de l’Etat, pourtant payés chaque mois, n’ont pas procédé au recensement. Le ministre de la Fonction publique, Joseph LE, a indiqué qu’au terme des enquêtes diligentées seuls 177 personnels ont pu être réhabilités. On peut en conclure que le Minfopra et le Minfi ont identifié environ 8600 faux agents de l’Etat dont la solde est depuis lors suspendue, en attendant leur révocation ou licenciement qui s’opère progressivement. Déjà 1400 actes de ce type ont été délivrés. L’Etat y gagne 30 milliards.</p>
<p>A la faveur de la mission du CONSUPE sur le chapitre 65 dit des « dépenses communes de fonctionnement », 1790 agents de l’Etat intéressent les auditeurs. Très tôt, les incongruités de la mission ont été décelées, mais le fond du problème reste entier. Il existe de tout temps des abus sur l’utilisation des ressources budgétaires allouées aux missions des agents de l’Etat.</p>
<p>Matricules et salaires fictifs, missions fictives ou excessives, corruption… Les fonctionnaires font de la péréquation. Les salaires n’étant pas indexés sur l’inflation, ils multiplient les combines d’ajustement des revenus avec une fertilité impressionnante. C’est ce qui explique la passivité de la majorité des fonctionnaires devant l’augmentation des coûts de la vie. La dernière augmentation des salaires des agents de l’Etat au Cameroun date du 7 juillet 2014 et s’élevait à 5%. Avec une inflation annuelle moyenne des prix de 3%, et huit ans plus tard, cette hausse des salaires a plusieurs fois été absorbée. On devrait être avoir atteint le point de rupture, mais tout semble sous contrôle.</p>
<p>L’Etat choisit de fermer les yeux puisque la situation semble arranger tout le monde. A tort. Le système informel de rémunération parallèle dans la Fonction qui croit sous nos yeux est incontrôlable, inique et dangereux. C’est une bombe à retardement au regard de l’injustice sociale qu’il crée. C’est l’acceptation que le budget de l’Etat est une proie à la merci du prédateur le plus fort ou le plus malin. C’est l’accentuation des inégalités au sein de la Fonction publique, où deux parcours professionnels identiques sont l’un locataire à Nkolndongo et l’autre propriétaire immobilier à Odza. C’est la mise à l’écart de certains corps de métier comme les enseignants, dont le salaire est la seule source de revenus.</p>

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		<title>Bourbon, Sanofi, Universal, Coq sportif, Sogea…: Ces entreprises françaises en difficulté au Cameroun</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Oct 2022 08:53:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[A NE PAS RATER]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon l’ambassade de France, la part de marché de la France est passée de 40% dans les années 1990 à 10% aujourd’hui, ceci du fait de l’offensive chinoise. La France est à la peine au Cameroun, si l’on s’en tient à la diminution des parts des marchés de ses entreprises au fil de ces dernières [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Selon l’ambassade de France, la part de marché de la France est passée de 40% dans les années 1990 à 10% aujourd’hui, ceci du fait de l’offensive chinoise.</p>
<p>La France est à la peine au Cameroun, si l’on s’en tient à la diminution des parts des marchés de ses entreprises au fil de ces dernières années. L’ambassade de France au Cameroun parle d’une perte de 30% au cours des 30 dernières années. Et les secteurs sont variés : de l’industrie musicale au BTP, en passant par le sport. Le 10 mai 2022, par exemple, l’équipementier pétrolier français Bourbon Offshore Surf informe qu’il a décidé de la fermeture de sa succursale à Douala, au Cameroun. Cette fermeture, explique la multinationale, fait suite au constat de la fin des activités et de la transmission du patrimoine de ladite succursale à la maison-mère à Marseille, en France. Ainsi, la filiale camerounaise, d’un capital de 8,025 millions d’euros, soit 5,26 milliards de FCFA, met la clé sous le paillasson après près de dix ans d’activités dans le pays.</p>
<p>Selon le site spécialisé tradingsat.com, le tribunal de commerce de Marseille a décidé en décembre 2019, de la cession des actifs du groupe de services maritimes pour l’industrie pétrolière à la Société phocéenne de participations (SPP), un consortium de banques. Cette décision a conduit à la liquidation de la société et à une perte totale pour les actionnaires et les porteurs d’obligations.</p>
<p>Bourbon était présent dans 47 pays, avec une flotte de plus de 483 navires et 31 filiales opérationnelles. L’entreprise avait été durement touchée par la brusque chute des cours du brut il y a quelques années. Le chiffre d’affaires consolidé de Bourbon était de 689,5 millions d’euros en 2018, en baisse de près de 20% par rapport à l’année précédente, alors que le groupe a enregistré sur la même période une perte nette de près de 460 millions d’euros (295,3 milliards de FCFA).</p>
<p><strong>Sanofi dissout sa succursale</strong></p>
<p>Dans une annonce légale publiée ce 3 octobre, la société pharmaceutique Sanofi AFC, filiale de la transnationale française Sanofi, annonce la mise en liquidation de sa filiale au Cameroun après une décision de l’assemblée générale extraordinaire. Ainsi, le Camerounais Daniel Olinga, jusque-là administrateur général adjoint de l’entreprise, occupe désormais les fonctions de liquidateur de la société. Ce qui met fin aux fonctions de l’administrateur général Tiene Idrissa. A terme, il faudra parvenir à la dissolution de cette filiale camerounaise de Sanofi dont le capital social est de 70 millions de FCFA.</p>
<p>Cette liquidation de la filiale camerounaise est la matérialisation de la nouvelle politique de de développement du groupe pharmaceutique. En effet, Sanofi a lancé depuis 2021 dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, dont le Cameroun, une étude de nouveaux business modèles afin de « simplifier » sa présence dans certaines zones géographiques, tout en identifiant des partenaires capables d&rsquo;assurer efficacement la commercialisation et la distribution de son portefeuille de médicaments et de vaccins dans ces zones.</p>
<p>C’est ainsi qu’en août 2021, Sanofi a signé un accord-cadre avec E.P.DIS (groupe Eurapharma), un leader de la distribution des produits et services pharmaceutiques en Afrique et dans les collectivités et territoires d’Outre-Mer. E.P.DIS est ainsi devenu le partenaire exclusif de Sanofi dans la distribution et la commercialisation de ses médicaments et vaccins dans près de 25 pays d’Afrique subsaharienne.</p>
<p>« Nous sommes tout à fait confiants sur les capacités d’E.P.DIS à développer le portefeuille produit de Sanofi et à mener des activités commerciales avec une approche de service intégral tout en assurant une transition fluide et progressive. Par conséquent, ce projet ne génèrera aucun changement pour la communauté médicale et les patients, concernant l’accès à nos médicaments et vaccins, qui continuera à être assuré au Cameroun, en Côte d’Ivoire et au Sénégal indépendamment de l’organisation qui sera mise en place », tente de rassurer le groupe français.</p>
<p>Sanofi est enregistré dans le registre de commerce au Cameroun depuis 2006. La multinationale qui opère dans la production et la distribution des médicaments et des vaccins. Ses produits seront désormais commercialisés dans le pays par le groupe Eurapharma.</p>
<p><strong>Le géant du BTP Soga va mal</strong></p>
<p>Dans une note d’information signé le 21 octobre 2021 Sogea-Satom, filiale du Cameroun, annonce un plan de licenciements collectif à cause du « mauvais temps » que passe la structure et l’arrêt total de ses activités en 2020.</p>
<p>« Notre société doit faire face depuis quelques temps à une baisse importante de son activité sur l’exercice 2021. Le carnet de commande n’ayant pas été renouvelé pour l’exercice 2022 et nous prévoyons un arrêt total de nos activités courant cette année », peut-on lire dans la note d’information signée par le chef d’agence de Sogea-Satom Cameroun.</p>
<p>Pour la continuité des activités, l’entreprise veut procéder à des licenciements. « Dans le but de préserver la continuité d’exploitation de notre structure, nous sommes malheureusement contraints d’envisager un plan de licenciements collectif sur certains de nos sites suivants : agence de Yaoundé ; direction exploitation ; base matérielle de Douala ».</p>
<p>L’entreprise indique le processus encadrant ce plan social se déroulera en concertation étroite entre la direction de la société, l’administration du travail et les représentations du personnel des dites de Douala et Yaoundé, afin d’assurer le strict respect des droits des salariés concernés.</p>
<p><strong>Le Coq sportif bat de l’aile </strong></p>
<p>Dans un communiqué publié le 12 août 2022, la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) annonce que la société One All Sports a été retenue pour remplacer le Français Le Coq Sportif comme équipementier. Le contrat porte sur une période de trois ans. « Dans le cadre de l’exécution de cette convention, qui a d’ores et déjà été approuvée par le Comité exécutif de notre instance, le nouvel équipementier s’engage à verser à la Fecafoot une somme annuelle largement supérieure à celle proposée par les autres prétendants », apprend-on du communiqué signé du directeur marketing et communication de la Fecafoot, Benjamin Pondy.</p>
<p>Ce dernier précise que, eu égard à la confidentialité contractuellement exigée par son partenaire, la Fecafoot s’abstient de publier le montant exact de la transaction. « Mais, elle est à mesure d’assurer qu’il s’agit du contrat équipementier le plus lucratif jamais conclu par le Cameroun », écrit-il. Ce qui laisse penser que la prime proposée par One All Sports pourrait aller au-delà du milliard de FCFA que versait annuellement Puma, le plus prestigieux des équipementiers des Lions indomptables, au cours de la dernière décennie.</p>
<p>Basé à Bangkok, One All Sports est connu dans le milieu du sport automobile. Le Coq Sportif annonce un contentieux contre la fédération camerounaise de football. En effet, la Fecafoot a résilié le 23 juillet dernier son contrat de partenariat avec l’équipementier français avant le délai contractuel de fin 2023. Tandis que la Fecafoot lui reproche de n’avoir pas respecté ses engagements contractuels, notamment dans le domaine financier, Le Coq Sportif réfute et accuse plutôt la Fecafoot de rupture abusive de contrat.</p>

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		<title>Fédérations sportives: 10 années d’inertie et puis… les élections !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Oct 2022 07:36:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[A NE PAS RATER]]></category>
		<category><![CDATA[Sports]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sous la pression du Comité international olympique, les autorités camerounaises annoncent le renouvellement des organes dirigeants des associations sportives près d’une décennie après les dernières élections. Les élections dans les fédérations sportives civiles nationales auront lieu du 5 novembre au 12 décembre 2022. L’information est contenue dans une correspondance du ministre des Sports et de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Sous la pression du Comité international olympique, les autorités camerounaises annoncent le renouvellement des organes dirigeants des associations sportives près d’une décennie après les dernières élections. </em></strong></p>
<p>Les élections dans les fédérations sportives civiles nationales auront lieu du 5 novembre au 12 décembre 2022. L’information est contenue dans une correspondance du ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) adressée aux présidents desdites associations. <em>« Prenant en compte les termes de la correspondance du Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc) en date du 10 octobre 2022, laquelle répercute les directives du Comité international olympique (Cio) obligeant le CNOSC à tenir impérativement ses élections avant la fin de l’année 2022 […] J’ai l’honneur de vous faire connaître que les opérations électorales relatives au renouvellement des bureaux exécutifs des fédérations sportives civiles nationales pour la période 2022-2024 se dérouleront du 5 novembre au 12 décembre 2022 »</em>, écrit Narcisse Mouelle Kombi dans cette lettre datée du 12 octobre 2022.</p>
<p>Le patron des sports ne cache pas que le processus annoncé est une contrainte du Cio. Déjà en Conseil de cabinet le 28 juillet, le Premier ministre répercutait les directives de l’instance qui gouverne le mouvement sportif mondial en instruisant le Minsep de <em>« mener les actions nécessaires afin de garantir le déroulement serein du processus électoral au sein des fédérations sportives civiles nationales »</em> et <em>« mettre en œuvre la stratégie et l’échéancier en conséquence, dans la perspective de la clôture effective de l’ensemble des opérations au mois de décembre 2022 »</em>, peut-on lire dans le communiqué final issu de la réunion sus évoquée des membres du gouvernement.</p>
<p>En dehors de la Fédération camerounaise de football, qui a connu plusieurs processus électoraux depuis une dizaine d’années, la cinquantaine d’associations sportives du pays a les mêmes dirigeants depuis 2013. Les changements observés au sein de certaines d’entre elles (karaté, rugby, taekwondo, catch etc.) dans cet intervalle sont dus à des cas de défection, sanction ou décès. Une situation qui n’est pas sans conséquence chez les athlètes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>Les sportifs broient du noir </em></strong></p>
<p>C’est au Club France de Yaoundé que nous retrouvons Ivan (prénom d’emprunt). Agé de 22 ans, ce jeune passionné de tennis rêve d’une grande carrière dans la discipline de Yannick Noah. Ce lundi, il arbore un ensemble polo-short blanc dont l’éclat est déjà entamé, assorti à des baskets tout aussi usées. Son quotidien, moniteur des membres du club qui sont pour la plupart des vétérans pratiquant le sport pour se maintenir en santé. <em>« Je passe mes journées ici à entraîner les gens. Evidemment que ce n’est pas le top pour rester en forme, mais je suis obligé parce que ça me permet de nourrir ma famille. Et puis, étant donné que la fédération n’organise pas assez de tournoi, je ne peux pas faire autrement si je veux taper dans la balle tous les jours »</em>, explique notre Ivan.  </p>
<p>A la Fédération camerounaise de tennis, Jean Marie Abouna le président élu en 2013 a déjà plus d’une fois exprimé son désir de quitter ses fonctions. L’homme d’affaires est aussi maire de la commune d’arrondissement de Yaoundé 1<sup>er</sup>. Il est donc quasiment absent à la tête de la fédération avec pour conséquence directe la non organisation régulière des compétitions. Au mois d’août dernier, le Cameroun a essuyé un échec cuisant à la Coupe Davis qui se disputait pourtant à Yaoundé.</p>
<p>La situation est identique dans plusieurs autres fédérations, notamment la natation, les sports nautiques, la gymnastique, les tirs, le cricket, les danses sportives, baseball, etc. Dans toutes ces associations, les sportifs attendent avec impatience le renouvellement des dirigeants en espérant que lesdites élections mettront fin à la léthargie actuelle.</p>

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