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	<title>A LA UNE Archives - INFO +</title>
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	<description>Donner les clés pour comprendre</description>
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	<title>A LA UNE Archives - INFO +</title>
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		<title>A la recherche du vice-président</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Apr 2026 08:30:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[A NE PAS RATER]]></category>
		<category><![CDATA[Editorial]]></category>
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<p>Avant même d’avoir finalisé le projet de loi de révision de la Constitution du Cameroun pour y réintroduire le poste de vice-président, Paul Biya sait déjà à qui il est destiné. Ce n’est donc pas lui qui le cherche mais l’opinion publique, qui n’a jamais autant manqué des clés pour comprendre un Paul Biya au sommet de son art énigmatique. En effet, le projet de loi adopté par le Parlement le 4 avril 2026 ne comporte aucune indication sur ni le profil, ni l’origine linguistique ou régionale du prochain titulaire du poste. Les paramètres anciens de la succession sont mis à rude épreuve et des citadelles de l’équilibre du pouvoir ne sont plus sûres d’être préservées. A l’exemple de l’axe Nord-Sud, qui veut que le pouvoir se déplace alternativement du Nord au Sud du pays depuis André-Marie Mbida (Sud) jusqu’à Paul Biya (Sud) en passant par Ahmadou Ahidjo (Nord). Depuis l’élection de Aboubakary Abdoulaye au perchoir du Sénat, devenu la 3<sup>ème</sup> personnalité de l’Etat, le Grand-Nord se sait hors-jeu pour le poste de vice-président.</p>
<p>Depuis l’adoption du projet de loi de révision de la Constitution, les Anglophones sont en attente légitimes d’occuper ce poste qui pourrait leur assurer de diriger le Cameroun en cas d’empêchement définitif de Paul Biya, ce qui n’est pas une simple vue de l’esprit. La crise du NOSO déclenchée en 2016 y verrait sans doute son épilogue et la question anglophone serait expurgée de l’argument de « faire-valoir de la République » exhibée, souvent à juste titre, par les filles et fils des Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Seulement, la préoccupation prégnante de la deuxième révision de la Constitution de 1996 n’est pas la question anglophone, mais la succession de Paul Biya et la quête d’une stabilité au sommet de l’Etat en cas de vacance à la présidence de la République.</p>
<p>Il est donc curieux de voir le parti au pouvoir éjecter de la scène et renvoyer aux premières loges en tant que spectateur du dispositif institutionnel de la succession. La loi adoptée par le Parlement donne en effet au président de la République le pouvoir discrétionnaire et total de nomination et de révocation du vice-président sans aucun garde-fou ni limite. Il ne consulte ni le président du Sénat ni celui de l’Assemblée nationale, ce qui aurait permis au RDPC, parti majoritaire au sein de ces deux Chambres, d’avoir son mot à dire.</p>
<p>C’est alors que ressurgit une révélation contenue dans le livre de l’ancien secrétaire général de la présidence de la République, Jean-Marie Atangana Mebara. Cet ancien proche collaborateur du président Paul Biya écrit : « Je l’ai plutôt entendu dire que s’il disait aujourd’hui, de manière plus ou moins claire ou même déguisée, que le choix de son successeur a été porté sur telle ou telle personnalité, qu’il imaginait les ligues qui allaient se constituer pour détruire ce « dauphin désigné ». Il a ajouté ce jour-là que « le moment venu, si son parti lui faisait toujours confiance, il recommanderait la personne qui pourrait être le candidat du parti. » Penser que le Président BIYA peut dire à quelqu’un qu’il lui confierait le pouvoir un jour, serait vraiment le méconnaître. <strong>» (Le Secrétaire général de la présidence de la République au Cameroun-Entre mythes, textes et réalités. 2016. L’Harmattan. pp. 247-248)</strong>.</p>
<p>Ce que dévoile Jean-Marie Atangana Mebara, l’un des rares proches de Paul Biya à s’être exprimé dans un ouvrage sur leurs années de collaboration, c’est qu’on ne saura pas de sitôt le nom du titulaire du poste de vice-président. Les jeux sont donc ouverts et toutes les occurrences sont possibles mais il y a un seul distributeur des cartes : Paul Biya. En une session du Parlement, il trône à nouveau sur le landernau politique. En changeant les hommes du perchoir au Sénat et à l’Assemblée nationale, puis en prenant totalement la main sur le choix de son successeur, Paul Biya s’est réinstallé au cœur de tous les pouvoirs.  Il bat du même coup en brèche les inquiétudes d’une perte de puissance au bénéfice d’une clique pouvoiriste installée à Etoudi et accusée de présider par procuration.</p>
<p>A la vérité, Paul Biya rassure plus qu’il n’assure, car les Camerounais, à qui il a promis un nouveau gouvernement depuis novembre 2025, avaient de sérieuses raisons de s’interroger. Ces derniers temps, Etoudi a donné l’impression d’être devenu le terrain de jeu d’acteurs officieux, en tout cas investi d’un pouvoir illégitime voire illégal d’agir sur des pans entiers du pays sans avoir de compte à rendre. On y a noté une désinhibition dans les comportements et une quête de buzz qui sied mal avec un palais présidentiel. L’absence d’arbitrage voire le silence de Paul Biya face à ses incartades, qu’il aurait peu tolérées en son temps, a renforcé l’idée d’un homme usé voire abusé. Son coup politique de ce début d’avril indique peut-être que le chef de l’Etat a décidé de laisser son entourage faire clinquer la quincaillerie et de s’occuper des affaires d’Etat au rang desquels sa propre succession.</p>
<p>Pourtant, on a désormais des raisons de ne plus détourner le regard. Le dispositif de legs du pouvoir suprême adopté par le Parlement dans la loi de révision de la Constitution, qui met dans les mains de Paul Biya un pouvoir sans borne, ne met pas le pays à l’abri d’un hold-up mené par cet entourage qui montre tous les signes que sa soif de privilèges est loin d’avoir été étanchée.</p>

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		<title>Révision constitutionnelle: Verbatim au sujet de la vice-présidence</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 08:53:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[A NE PAS RATER]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Politque]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pendant la phase de l’examen du projet de loi portant révision de la Constitution introduite au parlement réuni en congrès par le président Paul Biya et adopté le 4 avril 2026, des acteurs de tous bords ont jugé la réintroduction dans dispositif institutionnel de la fonction de vice-président en tant que successeur constitutionnel du président [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Pendant la phase de l’examen du projet de loi portant révision de la Constitution introduite au parlement réuni en congrès par le président Paul Biya et adopté le 4 avril 2026, des acteurs de tous bords ont jugé la réintroduction dans dispositif institutionnel de la fonction de vice-président en tant que successeur constitutionnel du président de la République en cas de vacances au pouvoir. Pour l’histoire, nous rapportons quelques réactions-choc recueillies auprès des opérateurs politiques et de la société.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><img fetchpriority="high" class="alignleft  wp-image-4103 lws-optimize-lazyload"  alt="" width="305" height="244" / data-src="https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2019/07/Jacques-Fame-Ndongo_prime.jpg">Jacques Fame Ndongo, secrétaire à la Communication du RDPC</strong></p>
<p>« Ce qui s’est passé ce jour, au Palais de verre Paul BIYA, est parfaitement légal et légitime (modification de certaines dispositions de la Constitution par le Congrès parlementaire). […] Sur 223 votants, la nouvelle Loi Fondamentale a été adoptée avec 205 voix pour, 16 voix contre et 2 abstentions. Le verdict des élus du peuple est donc apodictique. […]</p>
<p>Lorsqu’il aura promulgué la Loi dont les Députés et les Sénateurs ont adopté la modification de certaines dispositions, ce jour, il pourra nommer un vice-Président crédité d’importantes responsabilités historiques. Des sénateurs et députés qui représentent démocratiquement le peuple. Celles et ceux qui ont adopté ces amendements, ce jour, après des débats publics et sans complaisance, sont des élus du peuple souverain, libre et maitre de son destin, représentent donc tous les Camerounais. Tel est le fonctionnement- de la démocratie (suffrage universel direct pour les Députés et suffrage indirect pour les Sénateurs) ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Jean Michel Nintcheu, député SDF<img class="alignright  wp-image-4070 lws-optimize-lazyload"  alt="" width="489" height="321" / data-src="https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2025/09/Jean-Michel-Nintcheu.avif"></strong></p>
<p>« C’est une provocation, c’est un coup d’Etat constitutionnel. Le Cameroun n’a pas été créé par Monsieur Biya. Nous passerons et le Cameroun restera. Ce projet de loi renforce et consacre de façon démentielle l’hégémonie sans limite du président de la République et l’affaiblissement abyssal corrélatif du peuple souverain. […]</p>
<p>Le vice-président devient de facto président de la République sans légitimité puisqu’il n’a pas été élu… Adopter ce projet de loi, c’est consacrer la succession nominative, dynastique sans passer par les urnes, sans consulter le peuple souverain.</p>
<p>Si le vice-président est élu dans un ticket président &#8211; vice-président, francophone anglophone, ce problème de légitimité ne se posera pas.</p>
<p>De quelle légitimité jouissent des députés dont le mandat a été prorogé deux fois de suite pour voter les réformes constitutionnelles annoncées ? C’est pourquoi je demande le rejet de ce projet de loi et ensuite le vote des réformes constitutionnelles par voie référendaire ! »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><img class="alignleft  wp-image-4074 lws-optimize-lazyload"  alt="" width="220" height="310" / data-src="https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2025/09/Pr-Felicite_Owona_Mfegue_a_lONU.jpg">Pr. Félicité Owona Mfegue, universitaire, fille du Pr. Joseph Owona, père de la Constitution du 18 janvier 1996</strong></p>
<p>« La révision constitutionnelle camerounaise de 2008 avait marqué une première rupture, comme une lézarde dans l’édifice. En abolissant la limitation des mandats présidentiels (article 6, alinéa 2 nouveau de la Constitution), elle a altéré le rythme naturel de l’alternance démocratique non “perpétuelle”. Le temps politique, qui devait être cyclique et renouvelé, laissa place à une « continuité » du pouvoir (bel euphémisme) qui échappe à l’esprit initial du texte.</p>
<p>Aujourd’hui, le projet de révision de 2026 suscite à son tour des interrogations subliminales autour de la figure perverse et bicéphale d’un vice-président aux côtés d’un Premier ministre déjà en place.</p>
<p>Ce Janus à double visage ne clarifie rien. Il trouble ! Il juxtapose. Il confond ! L’emprunt à des modèles étrangers, notamment présidentiels, se fait sans leurs contrepoids, sans leur logique interne. Le rôle autrefois attribué au Président du Sénat dans l’ordre de succession se trouve superposé et fait double emploi. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pr. Maurice Kamto, homme politique, président du MRC <img loading="lazy" class="alignright  wp-image-4104 lws-optimize-lazyload"  alt="" width="372" height="231" / data-src="https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2019/07/maurice-kamto-8.webp"></strong></p>
<p>« Il faut avoir contracté la vanité pour chercher, au soir de sa vie, à faire une extension de soi-même en un successeur qui pourrait, au mieux, vous ressembler, mais ne sera jamais vous-même. Il faut ignorer l’histoire des souverains les plus célèbres pour chercher au soir d’un long règne celui qui perpétuera votre règne et non pas votre œuvre. Si vous n’avez rien fait de grand, de beau et de durable, vous irez dans le tombeau avec votre médiocrité et le fracas de votre échec. N’abaissez pas les Hommes, élevez votre nation afin d’être un point lumineux dans leur ciel après la mort. C’est la seule démarche qui vaille pour les humains »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><img loading="lazy" class="alignleft size-full wp-image-4075 lws-optimize-lazyload"  alt="" width="190" height="266" / data-src="https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2025/09/Rene-Ze-Nguele.jpeg">René Ze Nguele, sénateur RDPC nommé, ancien ministre</strong></p>
<p>« Un vice-président appelé à remplacer le président, à gouverner les Camerounais, ne peut pas être taillable et corvéable à merci. Un texte qui dit qu’on nomme le vice-président ; il va faire quoi, il va devenir quoi, il est même quoi au sein de nous autres qui sommes aussi nommés ? Monsieur le Président de l’Assemblée nationale, Monsieur le ministre d’Etat [Laurent Esso, ndlr], la précipitation avec laquelle vous conduisez cette réforme est suspecte. Et c’est le peuple qui désigne les dirigeants. Quand les dirigeants empiètent sur les activités du peuple ça pose problème. On n’a plus de démocratie. On a tout, sauf cela. Cette réforme me pose problème ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Jean-Baptiste Atemengue, maire RDPC de Ngoumou<img loading="lazy" class="alignright  wp-image-4071 lws-optimize-lazyload"  alt="" width="296" height="258" / data-src="https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2025/09/Jean-Baptiste-Atemengue.jpg"></strong></p>
<p>« « Quand le sous-préfet, le préfet, le commandant de légion, le colonel, le général, le ministre ou le Premier Ministre exercent leur autorité, est-ce qu&rsquo;ils sont élus ?</p>
<p>Ils ne le sont pas, mais c’est l’État. C’est une autorité déléguée. Même les magistrats, qui rendent des décisions « au nom du peuple », ne sont pas élus mais nommés après concours, prestation de serment et validation par la présidence. »</p>

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			</item>
		<item>
		<title>Exploitation portuaire: Le démantèlement des emprises foncières</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 08:51:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[A NE PAS RATER]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[economie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les 26 000 hectares du projet de ville nouvelle ont été divisés, une partie attribuée au PAK et l’autre jetée aux loups fonciers qui rôdent sur tous les terrains du domaine privé de l’Etat. &#160; A Mboro, au point zéro de port de Kribi, une borne dit tout de l’antériorité de ce projet initié en [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h3><em>Les 26 000 hectares du projet de ville nouvelle ont été divisés, une partie attribuée au PAK et l’autre jetée aux loups fonciers qui rôdent sur tous les terrains du domaine privé de l’Etat.</em></h3>
<p>&nbsp;</p>
<p>A Mboro, au point zéro de port de Kribi, une borne dit tout de l’antériorité de ce projet initié en son temps par l’Office national des ports du Cameroun (ONPC), et remis au goût du jour par le comité de pilotage du CIPK dirigé par le ministre de l’Economie de l’époque, Louis Paul Motaze. En effet, dans les années 80, le Cameroun avait déjà l’ambition de développer un port en eau à Kribi pour faire écho à celui de Douala, fluvial et peu profond. Les premières études et délimitations foncières avaient été effectuées mais tout avait été interrompu à cause d’une longue et désastreuse crise économique de 1987 jusqu’à l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE en 2004. Délesté du carcan de sa lourde dette, le pays peut de nouveau voir grand et loin.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Paul Biya confie à Louis Paul Motaze le soin de formuler pour le Cameroun un plan stratégique pour son développement à terme. C’est le sens de la Vision stratégique pour l’émergence du Cameroun à l’horizon 2035. Adopté en 2009, la Vision est rapidement mise en œuvre à travers le Document de stratégie pour la croissance et l’emploi (DSCE), devenu le cadre de l’action gouvernementale pour la décennie 2010-2020. De nombreux projets sont lancés dans le cadre du DSCE parmi lesquels le port en eau profonde de Kribi, les autoroutes Yaoundé-Douala et Yaoundé-Nsimalen, le barrage de retenue d’eau de Lom Pangar, le second pont sur le Wouri, le barrage hydroélectrique de Memve’ele, etc.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>De tous ces projets, le port en eau profonde de Kribi porte une vraie vision de transformation structurelle de la ville d’accueil avec des effets d’entrainement, comme le projet d’exploitation de fer de Mbalam. Un projet intégré qui va être muté en complexe industrialo-portuaire de Kribi (CIPK), plus global avec quatre composantes : portuaire, logistique, multimodale et ville nouvelle. Coût estimé : 6 500 milliards. Président du comité de pilotage du CIPK, Louis Paul Motaze en parle avec passion et assurance. Alors secrétaire général des services du Premier ministre, il déclare : « Le port en eau profonde de Kribi, en permettant l&rsquo;exportation en grandes masses des produits issus de l&rsquo;exploitation des gisements miniers du Cameroun (fer, bauxite, gaz naturel notamment) et l&rsquo;importation des matières premières pour les industries locales, sera un véritable levier de l&rsquo;industrialisation du Cameroun et de la compétitivité de ses produits ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le pays entier a le regard tourné vers ce nouvel eldorado qui se met progressivement en place. Quand le chantier du port est achevé, les premières désillusions apparaissent. Alors que le CIPK met le cap sur l’autoroute Lolabe-Kribi et boucle le montage financier pour la seconde phase du terminal à conteneurs mais pour certains, la priorité est déjà ailleurs. Le chef de l’Etat a créé le Port autonome de Kribi (PAK), société d’exploitation du port et les ambitions se concentrent sur la prise de contrôle de l’entreprise. Les nouveaux dirigeants du PAK, pourtant issus de l’unité opérationnelle ayant construit le port, vont malheureusement vampiriser le CIPK. Alors qu’ils doivent s’occuper de la composante portuaire, les autorités du PAK s’emploient à aspirer les autres composantes, notamment la composante logistique et industrielle.</p>
<div class="mceTemp"> </div>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-full wp-image-4073 lws-optimize-lazyload"  alt="" width="1280" height="720" / data-src="https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2025/09/PORT_DE_KRIBI.jpg" srcset="https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2025/09/PORT_DE_KRIBI.jpg 1280w, https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2025/09/PORT_DE_KRIBI-300x169.jpg 300w, https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2025/09/PORT_DE_KRIBI-1024x576.jpg 1024w, https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2025/09/PORT_DE_KRIBI-768x432.jpg 768w" sizes="(max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></p>
<p>Le début de l’exploitation des terminaux à conteneurs et polyvalent du PAK et les retards dans le lancement des projets d’exploitation de la bauxite et du fer marquent le coup d’arrêt du rêve de Kribi. La politique des petits pas prend le dessus. L’Etat avait prévu d’investir 6 500 milliards pour créer un pôle portuaire, industriel et touristique unique en Afrique centrale, mais il n’y a pas dépensé 1000 milliards. Aujourd’hui il se contente des recettes que génère déjà le port en eau profonde de Kribi. Si la mise en exploitation du PAK bat en brèche les accusations d’éléphant blanc qui ont quelques temps été émises, elle devient l’arbre qui cache la forêt d’espoirs perdus.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le dernier clou dans le cercueil du rêve de grandeur inscrit dans le DSCE et qui avait été entamé avec une réussite incontestable par le ministère de l’Economie est le démantèlement de l’emprise foncière réservée par l’Etat. Le 23 juin 2023, dans l’indifférence générale, le chef de l’Etat a pris un décret portant « déclassement et intégration au domaine privé de l’Etat de certaines dépendances du domaine public artificiel nécessaires aux travaux d’aménagement du Complexe industrialo-portuaire de Kribi (CIPK) ». Selon le décret, les 26 000 hectares du CIPK sont partagés : 11 500 hectares sont attribués au PAK et le reste, soit 14 500 hectares, est classé dans le domaine privé de l’Etat. Le décret présidentiel inclut toutefois un verrou : « Tout acte d’affectation, d’échange, de cession, de vente ou d’attribution en jouissance ou en propriété des parcelles relevant de cet ensemble domanial, quelle que soit la superficie, doit être revêtu du visa préalable de la présidence de la République. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La précaution est utile, mais le fait indéniable est que le domaine réservé par l’Etat pour le CIPK, qui avait fait l’objet d’une indemnisation et d’un déplacement de populations et de villages entiers, peut désormais être attribué ou vendu en gros ou en détail pour tout autre usage en dehors du projet initial de la ville nouvelle de Kribi et toutes ses annexes et connexes.</p>
<p>Parfait N. Siki</p>
<p>&nbsp;</p>

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        <ul>
			        </ul>
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		<item>
		<title>Filière coton: Sodecoton, le poumon économique du Grand-Nord</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 07:11:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Plus qu’une entreprise, la Société de développement du coton est l’acteur majeur du développement socio-économique qui impacte la vie de deux millions d’habitants du Septentrion. Une pluie inattendue arrose Garoua, la capitale régionale du Nord, en cette fin d’après-midi du 30 mars 2026. La température, montée jusqu’à 38°, baisse d’un cran. La chaleur, péché mignon [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h3><em>Plus qu’une entreprise, la Société de développement du coton est l’acteur majeur du développement socio-économique qui impacte la vie de deux millions d’habitants du Septentrion.</em></h3>
<p>Une pluie inattendue arrose Garoua, la capitale régionale du Nord, en cette fin d’après-midi du 30 mars 2026. La température, montée jusqu’à 38°, baisse d’un cran. La chaleur, péché mignon de la ville, est momentanément vaincue, les habitants de Garoua dormiront ce soir au frais. La chaleur reviendra timidement le lendemain matin, puis plus avec plus d’ambition en mi-journée. Peu importe pour les invités de la Société de développement du coton (Sodecoton), reçus dans la salle de conférence du quartier général de l’entreprise, situé à la Rue Mgr Yves Plumey, au nord de la ville. Mohammadou Bayero, le directeur général, et le top management de la Sodecoton ont à cœur de présenter à une vingtaine de journalistes triés sur le volet le visage sans filtre de l’entreprise cotonnière, les défis auxquels elle fait face, son importante dans l’écosystème de la filière coton et son impact socio-économique dans les trois Régions septentrionales du Cameroun.</p>
<p>En effet, justice est très peu rendue à la Sodecoton au regard de son rôle stratégique, économique et social. En 2025, la Sodecoton et ses 394 000 tonnes de coton, c’est 60% des revenus nets agricoles des trois Régions septentrionales, 6% des exportations nationales hors pétrole et 14,1% du PIB agriculture d’exportation du pays. Même si la Sodecoton n’affiche « que » 2 500 employés et 3 700 saisonniers et temporaires recrutés chaque année, elle impacte la vie d’un habitant du Grand-Nord sur cinq, soit 2 millions de personnes. En effet, pour garantir la production du coton, la Sodecoton s’appuie sur 150 000 à 200 000 producteurs répartis dans les Régions du Nord, de l’Extrême-Nord et de l’Adamaoua.</p>
<h2><strong>Entreprise publique à 89%</strong></h2>
<p>C’est la raison pour laquelle le gouvernement garde un œil constamment ouvert sur l’évolution des activités de la Sodecoton. Lorsque l’un des actionnaires, Geocoton en l’occurrence, a annoncé sa sortie du capital, la présidence de la République a immédiatement instruit le rachat par l’Etat de ses 30% de parts pour un coût estimé à 46 milliards de FCFA. Aujourd’hui, la Sodecoton est détenue à 89% par l’Etat et à 11% par la Smic du magnat camerounais Baba Danpullo. « Les producteurs et le personnel ont bien exprimé la volonté d’entrer dans le capital mais les ressources n’ont pas suivi », révèle le directeur général de la Sodecoton, Mohammadou Bayero. Le départ de Géocoton, autrefois garant de l’encadrement technique au sein de la Sodecoton, n’inquiète pas outre mesure : « Depuis 10 ans, Geocoton n’avait conservé qu’un employé au sein du top management de la Sodecoton, sans doute pour veiller sur ses intérêts. Il n’y avait plus d’assistance technique », glisse une source interne.</p>
<p>Cela n’empêche pas la Sodecoton de continuer à mener ses activités avec un certain succès. Les neufs usines d’égrenage de l’entreprise traitent 340 tonnes de coton par an, alors que ses deux huileries disposent d’une capacité de trituration de 150 000 tonnes de graines de coton par an. La visite de l’une de ces usines, située à Garoua, donne à voir des ressources humaines essentiellement jeunes et pleinement engagées à produire 160 000 tonnes de fibre de coton, plus de 20 000 tonnes d’huile raffinée et environ 78 000 tonnes d’aliments bétail.</p>
<p><img loading="lazy" class="alignnone size-full wp-image-4093 lws-optimize-lazyload"  alt="" width="1215" height="810" / data-src="https://infoplus-mag.net/wp-content/uploads/2019/07/jad20240116-gfcameroun-eco-sodecoton.avif"></p>
<h2><strong>60 milliards d’intrants par an</strong></h2>
<p>Le secret de la réussite de la Sodecoton réside dans un management portée par une équipe de Camerounais certes, mais surtout il repose sur un système intégré de gestion de la filière coton, qui part du producteur artisanal jusqu’à la Confédération nationale des producteurs de coton du Cameroun (CNPCC), partenaire de la Sodecoton. C’est une expérience particulière d’une organisation bien huilée de fourniture aux producteurs des plants, des intrants, des engrais et de l’encadrement technique pour une optimisation de sa production.</p>
<p>Les détails de la collaboration tripartite entre la Sodecoton, la CNPCC et les producteurs sont un cas d’école dont pourraient s’inspirer d’autres filières agricoles. Le principe est simple : en début de saison, la Sodecoton, après analyse des données météo, hydrologiques et de ses prévisions, définit les quantités d’intrants nécessaires en fonction des surfaces arables évaluées à 102 000 km2. La CNPCC, qui agit pour le compte des producteurs, procède aux commandes des plants et des engrais par appel d’offres. La CNPCC fournit les intrants aux producteurs sous forme de prêts remboursables après récoltes. « Jusqu’ici, les taux de remboursement sont entre 99 et 100% », révèle le président de la CNPCC, Jean-Paul Tizi. Ce qui rend le système si crédible qu’il bénéficie régulièrement des financements des bailleurs y compris internationaux comme la Banque Islamique de Développement (BID). Le montant total des intrants est estimé à 60 milliards de FCFA par an.</p>
<p>C’est surtout un écosystème qui profite autant aux producteurs qu’à la Sodecoton qui s’assure ainsi une production régulièrement en hausse depuis plusieurs années jusqu’au pic de 2023/2024 quand elle a atteint 394 000 tonnes, tout près des 400 000 tonnes prévues dans la SND-30. « Ce système régule même la vie dans les Régions septentrionales, car il faut noter que dans les exploitations agricoles, quand vous avez 1 de coton vous avez 2/3 de cultures vivrières », explique le directeur général Mohammadou Bayero. La production du coton est donc l’assurance que la vie agricole dans le Grand-Nord se poursuit sereinement. En 2011, ce système a connu un bug à cause des exportations frauduleuses vers le Nigeria voisin. Environ 33 000 tonnes de coton ont été ponctionnées, soit une perte de 14 milliards de FCFA.</p>
<h2><strong>La menace nigériane</strong></h2>
<p>Pour juguler cette situation, les acteurs se concertent pour fixer un prix d’achat du coton compétitif. Un comité de pilotage composé des producteurs et des administrations sectorielles concernées (Mincommerce, Minepat, Minfi, Minader, etc.) élabore une formule de fixation qui tient compte du coût de la fibre à l’international, du cours du dollars et de la santé financière de la Sodecoton. « Nous sommes le plus juste possible parce que la filière doit rémunérer ses acteurs », soutient le directeur général de la Sodecoton. Sous peine de subir une rude concurrence des prix d’un puissant Nigeria voisin qui a déjà vampirisé la filière coton du Niger.</p>
<p>Grâce à ce dispositif, tous les acteurs semblent tirer leur épingle du jeu. « Nos meilleurs producteurs n’ont rien à envier à des fonctionnaires en termes de revenus », affirme le président de la CNPCC. Ce revenu est estimé à 300 000 FCFA/mois. La Sodecoton s’en tire avec un chiffre d’affaires en progression constante depuis dix ans pour atteindre les 225 milliards en 2024. En 2016, l’année où l’entreprise a frôlé la catastrophe en vidant ses fonds propres, la Sodecoton s’est progressivement reconstruite et disposait en 2024 de fonds propres d’un montant de 21,5 milliards contre 500 millions il y a dix ans. L’Etat s’en tire à bon compte : sur chaque kilogramme vendu, 150 FCFA vont au paiement des impôts et taxes diverses. La Sodecoton représente 48% des recettes totales de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS) dans la Région du Nord.</p>
<p>Ces statistiques encourageantes ont sans doute conduit le gouvernement à ranger la Sodecoton parmi les entreprises à coter à la Bourse de valeurs mobilières de l’Afrique centrale depuis 2022.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Ville nouvelle: Le rêve interrompu de Kribi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 07:04:58 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Economie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le complexe industrialo-portuaire de Kribi était le vaisseau amiral des Grandes réalisations, le projet-phare des Grandes opportunités. Les promesses d’un eldorado industriel et touristique ont été trahies par une gouvernance des petits pas. Bien loin du tumulte actuel au port de Douala, le port de Kribi savoure la musique douce des vagues ourlées qui viennent [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h3><strong>Le complexe industrialo-portuaire de Kribi était le vaisseau amiral des Grandes réalisations, le projet-phare des Grandes opportunités. Les promesses d’un eldorado industriel et touristique ont été trahies par une gouvernance des petits pas.</strong></h3>
<p>Bien loin du tumulte actuel au port de Douala, le port de Kribi savoure la musique douce des vagues ourlées qui viennent échouer sur les rebords de ses quais. La société TransAtlantic D a déjà obtenu là-bas ce qu’on lui a refusé à Douala, et ses scanners mobiles y déploient toute leur performance technologique. Les activités vont bon train, avec un résultat net affiché en 2024 d’environ 4,5 milliards de FCFA pour un volume de marchandises traité estimé à 12,7 millions de tonnes. Des chiffres en hausse qui peuvent flatter, d’autant que le PAK poursuit sa croissance.</p>
<p>L’inauguration de l’extension du port en eau profonde de Kribi s’est tenue le 9 mai 2025. La société China Harbour Engineering Company (CHEC), bien connue des Camerounais pour avoir déjà réalisé la première phase, a remis les clés du deuxième terminal à conteneurs du Port autonome de Kribi le 21 février de la même année. Quelques jours après la réception officielle du projet, et comme pour annoncer son ambition, le nouveau terminal à conteneurs a accueilli, le 8 avril 2025, son premier navire commercial, le MSC Johannerburg V, porte-conteneurs de 12,5 mètres de tirant d’eau. Venu d’Inde, cet gigantesque bateau, le plus grand jamais accosté sur un port camerounais, a déchargé plus de 400 conteneurs sur une partie des 715 mètres de quai de la phase 2 du terminal. Quelques jours après, le MSC Turkiye, l’un des six plus grands navires porte-conteneurs du monde, a mouillé au port de Kribi.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Incontestablement, la nouvelle infrastructure, financée à hauteur de 400 milliards grâce à un prêt contracté auprès de Eximbank China, a triplé les capacités et les performances du Port autonome de Kribi. C’est ce saut qualitatif qui a été salué par tous les invités à la cérémonie d’inauguration de la phase 2 du terminal à conteneurs du PAK, le 9 mai 2025. La direction générale de cette entreprise a eu l’élégance d’inviter parmi ses convives, le ministre des Finances. Elle n’a pas oublié que Louis Paul Motaze est le maître d’œuvre du projet de port en eau profonde de Kribi, inscrit parmi les projets structurants du septennat des « grandes réalisations » de Paul Biya en 2011. Le candidat du RDPC en avait fait un argument de campagne électorale, allant lui-même présider la cérémonie de pose de la première pierre, le 8 octobre 2011.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C’est que le port en eau profonde de Kribi est plus qu’un projet. C’est le vaisseau amiral du Document de stratégie pour la croissance et l’emploi (DSCE), c’est le symbole même du Cameroun devenu un « vaste chantier », sur le chemin de l’émergence économique. Le gouvernement voit donc grand et affiche son ambition en transformant le port de Kribi en complexe industrialo-portuaire. Il n’est plus simplement question de développer un port en eau profonde à Kribi même s’il est déjà en soi un remarquable projet. En effet, à l’origine, il s’agit de construire un port général avec un terminal à conteneurs, un terminal polyvalent, un terminal céréalier, un terminal hydrocarbures, un terminal méthanier, un terminal aluminium et une usine de liquéfaction du gaz naturel. A côté, on construirait un port de pêche industrielle, un port de plaisance et une base navale.</p>
<p>Pourtant, le gouvernement va plus loin en mettant en place le complexe industrialo-portuaire de Kribi (CIPK). Le schéma directeur d’aménagement général du CIPK dévoile quatre composantes :  la composante portuaire, la composante industrielle, la composante urbaine et la composante infrastructurelle. Superficie réservée pour la cause : 26 000 hectares. Le rêve absolu pour un pays en pleine quête d’émergence.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La composante portuaire, c’est le port de Kribi et tous ses terminaux dont la phase 2 du terminal à conteneurs est fonctionnel depuis février 2025, avec une longueur cumulé de quai de plus de 1 000 mètres et un tirant d’eau atteignant les 20 mètres. Il existe aussi un terminal polyvalent exploité par le consortium KPMO. A ce jour, aucun des autres terminaux prévus n’a vu le jour. La composante industrielle se met lentement en place. Elle consiste en l’installation des zones industrielles et commerciales associées aux installations portuaires d’une superficie de 20.000 ha, dédiées au développement des industries lourdes. Quelques industries se sont effectivement installées sur la place portuaire de Kribi. La dernière est le cimentier Cimpor, qui entend y produire un million de tonnes par an. Avant lui, avaient déjà trouvé place dans la zone portuaire, Atlantic Cocao Corporation du secteur agroalimentaire, des entreprises de services, de transport, de bois, de télécoms ou de construction d’appareils électroménagers. Des petits pas encore bien éloignés des objectifs prévus dans le schéma directeur d’aménagement général du CIPK.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La composante urbaine n’a, quant à elle, jamais été engagée. Il était prévu la construction d’une ville nouvelle avec au moins 100 000 habitants supplémentaires à l’horizon 2040 et des logements pour accueillir le flux démographique né des activités portuaires et touristiques. Des projets immobiliers avaient été imaginés et présentés par certains opérateurs qui n’ont pas connu un début de réalisation. La composante infrastructurelle telle que prévue par le schéma directeur d’aménagement général consistait en la réalisation d’un corridor multimodal de 400 à 500 m de largeur, d’Edéa au port, avec les infrastructures mixtes suivantes : autoroutes, routes, voies ferrées et réseaux électriques. Sur le terrain, 30 km d’autoroute ont été construits entre le site du port à Lolabe et Kribi. Aucun km de chemin de fer et toujours le même axe lourd Edéa-Kribi rapidement dépassé par l’intensité et la nature du trafic lié aux activités du port. La satisfaction manifestée par les autorités portuaires de Kribi à la suite de l’inauguration de la phase 2 du terminal à conteneurs confirme que la politique des petits pas a pris la place du giga-projet qui devait changer le visage de Kribi et de l’économie camerounaise.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Parfait N. Siki</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Affaire Liyeplimal: L’embarrassant procès à Paris contre UBA Cameroun</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Oct 2022 06:58:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Malgré le démenti de cet établissement bancaire, une plainte a bel et bien été déposée au premier trimestre 2022 au tribunal judiciaire de Paris pour escroquerie. C’est une publicité dont aurait pu se passer United Bank for Africa Cameroon (UBA Cameroon), filiale de banque nigériane UBA. En septembre dernier, un cyber-activiste révèle que la filiale [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>Malgré le démenti de cet établissement bancaire, une plainte a bel et bien été déposée au premier trimestre 2022 au tribunal judiciaire de Paris pour escroquerie.</strong></em></p>
<p>C’est une publicité dont aurait pu se passer United Bank for Africa Cameroon (UBA Cameroon), filiale de banque nigériane UBA. En septembre dernier, un cyber-activiste révèle que la filiale camerounaise est désormais poursuivie en France et au Cameroun pour « sa participation active dans la mise en place d’une escroquerie planétaire ». Ceci parce qu’elle aurait mis des cartes prépayées à la disposition d’Emile Parfait Simb, promoteur de Global Investment Trading, société spécialisée dans les placements en crypto-monnaie, plus connue sous le nom Liyeplimal. Ces cartes, apprend-on, auraient permis d’effectuer des paiements, mais aussi « de dégrader la position extérieure du CFA par des retraits massifs de fonds à l’étranger via des cartes prépayées que les services secrets soupçonnent d’être un outil de blanchiment des capitaux et de financement du terrorisme. »</p>
<p>Désormais associé à la société Liyeplimal poursuivie au Cameroun et à l’étranger par des centaines de personnes pour escroquerie via des crypto-monnaies, l’établissement bancaire a beau apporter des démentis, mais une plainte a bel et bien été déposée contre UBA Cameroon et 115 coaches, en France. Enregistrée au parquet du tribunal judiciaire de Paris sous le numéro de 22255000468, l’affaire a été enrôlée au premier trimestre 2022 et un certificat de dépôt de plainte existe.</p>
<p>Lorsque l’existence de cette plainte est révélée en septembre dernier, le premier réflexe de la banque est de nier les faits. « Après exploitation et analyse, nous relevons que lesdites informations concernant notre institution bancaire sont mensongères, diffamatoires et portent hautement atteinte à notre image. Sauf erreur ou omission de notre part, aucune action judiciaire n’a été engagée contre notre institution bancaire pour une participation active à la mise en place d’une escroquerie planétaire, que ce soit en France, au Cameroun ou dans tout autre pays », écrit la banque, le 15 septembre 2022.</p>
<p>UBA persiste en indiquant qu’en outre, les récents contrôles effectués à UBA Cameroun par ses régulateurs n’ont pas relevé de manquements liés à « la dégradation de la position extérieure du CFA » ou « d’utilisation de ses cartes prépayées comme un outil de blanchiment des capitaux et à des dins de financement du terrorisme ».</p>
<p>Malgré ce démenti, l’accusation insiste en affirmant que la banque de Tony Ulumelu serait surtout poursuivie parce qu’à la différence des autres établissements financiers, UBA aurait reçu l’ordonnance du Tribunal de Première Instance de Douala demandant la saisie des avoirs sur les comptes d’Emile Parfait Simb et de sa société, mais aurait refusé de s’exécuter. Pis elle n’aurait pas jugé utile de communiquer à l’huissier mandaté par les souscripteurs, la position des comptes de Liyeplimal.</p>
<p>En guise de réponse, UBA Cameroun déclare : « en date du 20 avril 2022, elle a effectivement reçu de maître Ekindi à la requête d’un collectif de 78 clients, le procès-verbal de saisie-conservatoire de créances au préjudice de l’entreprise « Global Investment ». Une réponse a été adressée à maître Ekindi en date du 22 avril 2022 dans les formes et délais prescrits par la loi. Il vous est donc loisible de vous rapprocher dudit huissier pour confirmation ». Mais UBA ne dit pas si oui ou non, les positions des comptes de Liyeplimal ont été transmises ou si les avoirs ont été saisies comme requis par la Justice. La banque reconnaît quand-même qu’Emile Parfait Simb est un ancien client.</p>
<p><strong>Une affaire à rebondissements</strong></p>
<p>Après son arrestation le 26 mai 2022, Émile Parfait Simb, a été libéré après deux jours de garde dans les cellules du parquet du tribunal de première instance de Yaoundé et de la police judiciaire. Des sources judiciaires révèlent qu’après avoir été arrêté à Douala, Émile Parfait Simb, accusé d’escroquerie par une centaine de souscripteurs, a été amené à Yaoundé pour être entendu par le procureur et à la police judiciaire. Au bout de deux jours, il a finalement été décidé de renvoyer l’affaire à une instance supérieure à Douala, ville où il a été arrêté et où il vit.</p>
<p>Une fois au tribunal de Grande instance de Douala, le prévenu et ses avocats ont obtenu, le 28 mai, une libération sous deux garants. « Deux personnes ont signé qu’ils se portent garants de sa disponibilité à répondre aux convocations du procureur et des enquêteurs. Ainsi, s’il vient à fuir ou à fondre dans la nature, ce sont ces deux personnes qui répondront en son nom », apprend-on. Seulement, un mystère entoure l’identité des deux garants de M. Simb.  Le dossier d’accusation engagé contre lui à Yaoundé doit être renvoyé à Douala pour être suivi par un juge d’instruction. C’est ce juge qui décidera de la suite à donner à la procédure judiciaire.</p>
<p><strong>Interpellation et passes d’armes </strong></p>
<p>Début d’année 2022, une centaine de souscripteurs du produit de crypto-monnaie Liyeplimal, qui peinent à entrer en possession du fruit de leurs investissements, ont porté plainte à Global Investment Trading pour escroquerie. Et depuis février, en sa qualité de représentant légal de la société, Émile Parfait Simb aurait été convoqué plusieurs fois, mais ne se serait jamais présenté.</p>
<p>En octobre 2020 déjà, l’avocat Dominique Fousse, qui défend ces souscripteurs, a saisi le procureur général près le Tribunal criminel spécial (TCS), juridiction appelée à statuer sur des crimes de détournement de deniers publics de plus de 50 millions de FCFA, pour une « dénonciation aux fins de poursuites pénales » contre la Société Global Investment Trading et son promoteur Émile Parfait Simb.</p>
<p>Selon le cabinet Fousse, cette société procède depuis plusieurs années en toute illégalité à la collecte des fonds auprès du public par voie d’appel public à l’épargne. Cette société avait en plus été épinglée en juin dernier pour les mêmes faits par la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf). La Commission de surveillance l’accusait, de même que plusieurs autres entreprises, de procéder à « la collecte irrégulière des fonds auprès du public, contres des titres de capital, des placements financiers, et dans de biens divers (immobilier, véhicules) avec des promesses de rendements allant de 100% à 500% de la mise initiale et dans des délais non raisonnables ».</p>
<p>Selon la Cosumaf, l’exercice de toute activité en lien avec l’appel public à l’épargne et les instruments financiers doit être soumis à l’agrément préalable de la Cosumaf, lequel agrément est matérialisé par une décision prise après instruction d’un dossier de demande d’agrément formulé par le requérant. Liyeplimal ne s’est jamais défendu contre les accusations de la Cosumaf. Au contraire, son promoteur publie régulièrement sur les réseaux sociaux des informations censées témoigner de la bonne santé financière de ses affaires au point d’annoncer, il y a peu, le lancement d’une compagnie aérienne. Pour ses suppôts, c’est la Cosumaf qui est en retard sur la régulation de l’activité de crypto-monnaie. Par conséquent, c’est la Commission de surveillance qui devrait s’adapter à ce nouvel outil financier.</p>
<p>Dans une interview parue le 1er novembre 2021 dans le quotidien privé Mutations, Émile Parfait Simb a répondu à Dominique Fousse. « Ces personnes qui déposent des plaintes contre moi ont-elles investi chez nous et n’ont pas perçu leur retour sur investissement ? Il faut aller leur poser cette question. Je ne les connais même pas et, physiquement, je suis sûr qu’elles aussi ne me connaissent pas. Jusqu’à ce que la Cemac réglemente le secteur, la crypto-monnaie va faire l’objet de méfiance. Et même quand la réglementation sera là, il y en a qui ne vont pas s’arrimer puisque, jusqu’à ce jour, il y a des gens qui n’ont pas compris comment fonctionne le Mobile Money », a déclaré M. Simb.</p>
<p>Arthur L. Mbye</p>

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		<item>
		<title>Banque Africaine de Développement: Environ 1 400 milliards pour le Cameroun</title>
		<link>https://infoplus-mag.net/2022/10/10/banque-africaine-de-developpement-environ-1-400-milliards-pour-le-cameroun/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=banque-africaine-de-developpement-environ-1-400-milliards-pour-le-cameroun</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Oct 2022 06:57:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[A NE PAS RATER]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque Africaine de Développement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le volume du portefeuille actif permet à l’institution d’occuper une place de choix parmi les bailleurs de fonds parmi les plus importants du pays. Alamine Ousmane Mey, ministre de l&#8217;Economie, de la Planification et de l&#8217;Aménagement du Territoire, a procédé le 29 septembre 2022 à la signature, par échange de notes avec la Banque Africaine [&#8230;]</p>
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<h3><em>Le volume du portefeuille actif permet à l’institution d’occuper une place de choix parmi les bailleurs de fonds parmi les plus importants du pays.</em></h3>
<p>Alamine Ousmane Mey, ministre de l&rsquo;Economie, de la Planification et de l&rsquo;Aménagement du Territoire, a procédé le 29 septembre 2022 à la signature, par échange de notes avec la Banque Africaine de Développement (BAD), de deux accords de prêt d&rsquo;un montant global de 144 millions d’euros, soit environ 94,5 milliards de Fcfa. Le premier accord est destiné au financement du programme d&rsquo;appui à la relance économique post-Covid-19, à hauteur de 53 milliards de Fcfa. Le second, d’un montant de 41,5 milliards, permettra la mise en œuvre du programme d&rsquo;appui au renforcement de la production agricole au Cameroun. Une manifestation de plus de lla disponibilité de cette banque à accompagner le Cameroun dans la mise en œuvre d&rsquo;importants axes de la politique des grandes opportunités.</p>
<p>Ces deux accords de prêt interviennent juste une semaine après deux autres conventions. En effet, le <strong>20 septembre 2022, Alamine Ousmane Mey</strong> et le directeur général de la BAD pour la région Afrique Centrale, <strong>Serges N’Guessan</strong><strong> </strong><strong>ont signé</strong> deux accords évalués à 90,8 milliards de F. Cette somme servira au désenclavement de la zone portuaire de Kribi et à l’assainissement de Yaoundé.</p>
<p>A date, le Cameroun se trouve être le pays de la sous-région Afrique centrale où la BAD s’est le plus investie en matière de financement, avec un portefeuille actif évalué à 1 400 milliards de F. Plus de la moitié de cette enveloppe (51%) de cette enveloppe est destinée  au financement des projets routiers, soit un peu plus de 680 milliards de F. Ces projets concernent, selon l’institution, la construction, la réhabilitation ou encore l’aménagement des infrastructures routières. Parmi les plus importants figurent les corridors Douala-N’Djamena et Douala-Bangui, qui combinent sur leur itinéraire, chemins de fer, routes et infrastructures de franchissement. Ces deux projets financés par la BAD, aux côtés de plusieurs autres partenaires au développement du pays, notamment la Banque mondiale et l’Union Européenne (UE), ont permis de réduire le temps de trajet, respectivement de 15 à 7 jours et de 10 à 5 jours.</p>
<p><strong> Stratégie pays</strong></p>
<p>Le portefeuille actif de la BAD au Cameroun permet à cette institution d’occuper une place de choix parmi les plus importants bailleurs de fonds aux projets du pays. Une position qui la place au-dessus de la Banque européenne d’investissement (BEI) dont le portefeuille de coopération avec le Cameroun s’élevait à 577 milliards de FCFA à mai 2022. Tandis que le pays enregistre envers la Banque mondiale (BM) une dette de plus de 1000 milliards de F au 31 avril 2021, selon une note de conjoncture de la Caisse autonome d’amortissement (CAA). La même note révèle que la dette du Cameroun auprès du Fonds monétaire international (FMI) s’élève à 548 milliards de F à la même période.</p>
<p>Faut-il alors conclure que les Camerounais Jacques Edjangue vice-président par intérim chargé de la gestion des personnes et des talents et Marie -Laure Akin-Olugbade, vice-présidente par intérim du Complexe régional, Intégration et prestation de services, ont eu une influence sur la conclusion d’autant d’accords dans un temps aussi réduit ? Rien n’est moins sûr, la validation des conventions de prêt dépendant de critères bien connus et n’ayant peu à voir avec la nationalité de ceux qui analysent les dossiers.</p>
<p>Toutefois, il convient de préciser que ces projets financés avec le concours de la BAD rencontrent très souvent un problème d’aboutissement dans leur mise en œuvre. Chose que l’institution a reconnu, en évoquant entre autres la lenteur dans l’exécution des travaux sur le terrain, la non maturité de certains projets, la contractualisation tardive des projets et la faible capacité financière des entreprises adjudicataires, les lenteurs dans la libération des emprises de certains projets, l’appropriation insuffisante des procédures d’exécution des fonds de contrepartie, les lenteurs dans l’octroi des avis de non-objection de certains bailleurs de fonds.</p>
<p>Il revient donc au gouvernement, pour continuer à bénéficier des guichets de prêt de la BAD, et optimiser l’utilisation des fonds heureusement rendus disponibles, de lever les obstacles à la réalisation de projets, notamment d’infrastructures.</p>
<p><strong>L.Z</strong></p>

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		<title>Une forte odeur d’instrumentalisation du Consupe</title>
		<link>https://infoplus-mag.net/2022/10/10/une-forte-odeur-dinstrumentalisation-du-consupe/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=une-forte-odeur-dinstrumentalisation-du-consupe</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Oct 2022 06:56:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[A NE PAS RATER]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Politque]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les demandes de renseignements aux personnels du Minfi par la mission de contrôle du Consupe sont jugées peu orthodoxes par les spécialistes. Ceux qui ont une opération politique derrière l’envoi d’une mission du Contrôle supérieur de l’Etat sur les chapitres 65 et 94 du budget de l’Etat par le secrétaire général de la présidence de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h3><em>Les demandes de renseignements aux personnels du Minfi par la mission de contrôle du Consupe sont jugées peu orthodoxes par les spécialistes.</em></h3>
<p>Ceux qui ont une opération politique derrière l’envoi d’une mission du Contrôle supérieur de l’Etat sur les chapitres 65 et 94 du budget de l’Etat par le secrétaire général de la présidence de la République ont du grain à moudre. Depuis quelques jours, l’opinion publique est tenue en haleine par des fuites d’informations savamment distillées sur les réseaux sociaux sur les « découvertes » des inspecteurs du Consupe. Ces derniers épluchent actuellement les missions de 1790 fonctionnaires relevant du ministère des Finances, et payées sur le chapitre 65 intitulé  » Dépenses communes de fonctionnement  » entre 2010 et 2021. On évoquait même sur internet des cas où certains agents affichaient des jours de mission supérieurs à la limite règlementaire de 100 jours, et pouvant aller jusqu’à 500 jours. Le ministre des Finances, qui gère ce chapitre de dépenses communes de fonctionnement, avait, dans une correspondance du 30 septembre 2022, appelé son personnel coopérer pleinement aux travaux de la mission de contrôle.</p>
<p>Seulement, le défilé des agents du ministère des Finances devant la mission du Consupe n’est pas au goût de tout le monde, notamment des tenants de l’orthodoxie du contrôle budgétaire. Des critiques émergent déjà pour dénoncer cette spectacularisation des auditions qui auraient d’autres desseins que de voir clair dans les dépenses du chapitre 65. « Nous ne savons pas ce qu’il y a derrière, mais j’ai l’impression qu’on veut se servir des fonctionnaires pour atteindre une cible », écructe un fonctionnaire après son passage rugueux devant la mission.</p>
<p>Il ressort en effet des critiques qui sont émises que « les demandes de renseignements formulées par la mission de vérification du Consupe ne respectent pas l’orthodoxie du contrôle et sont par conséquent illégales », énonce un document qui circule parmi les fonctionnaires ciblés.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Les agents bénéficiaires des missions ne sont pas la cible du Consupe</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le document, qui ne porte pas le nom de son signataire, poursuit : « Les agents mis en mission ne sont pas des cibles du contrôle du Consupe. Le Consupe est incompétent pour contrôler les agents publics ayant exécuté des missions pour le compte de diverses administrations. (…) Car, le budget est exécuté par les ordonnateurs, les contrôleurs financiers et les comptables publics, seuls acteurs sur lesquels porte le contrôle. Les agents publics exécutant une mission ne sont pas, à ce titre, des acteurs de l’exécution du budget ; ils sont dans la situation des cocontractants de l’administration comme le sont les autres fournisseurs et prestataires de services, une situation contractuelle d’un type particulier, dans laquelle ils ne sont même pas signataires de l’engagement juridique qu’est l’ordre de mission. Ils n’ont donc pas à être invités à justifier l’exécution du budget ».</p>
<p>Par ailleurs, mentionne le document, la détention par les agents publics des pièces sollicitées est formellement interdite par les textes en vigueur et constitue, le cas échéant une faute professionnelle et même pénale pour l’agent public qui s’y risquerait. L’agent public ayant effectué́ une mission, peut être ou ne plus être en position d’activité dans la structure contrôlée au moment où̀ s’effectue ledit contrôle. Dans l’un ou l’autre cas, il s’exposerait aux dispositions des articles 188 et 189 de la loi portant code pénal, reprenant littéralement les dispositions du décret portant statut général de la Fonction Publique, s’il détenait par devers lui de tels documents. Et quand bien même il serait encore en activité dans l’administration concernée, il commettrait toujours une faute pénale en application de la loin°2000/010du 19 décembre 2000 régissant les archives.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Des demandes jugées surréalistes</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>De plus, apprend-on, les demandes formulées par les vérificateurs du Consupe sont surréalistes. « Il est déraisonnable et surréaliste de demander à un agent public ayant effectué́ des missions plus de dix ans en arrière, d’en présenter à une équipe de contrôle a posteriori les pièces justificatives y afférentes, notamment la lettre de mission, l’ordre de mission et le rapport de mission. Car, ces documents sont des documents de service qui ont justement permis à l’ordonnateur d’ordonnancer la dépense et au comptable public de la payer ; ce ne sont pas des documents personnels de l’agent public, (…) La conservation du rapport par devers un agent public est circonscrite dans un temps limité, la circulaire qui pose l’exigence de sa présentation étant elle-même limitée à un exercice budgétaire, ne créant aucun droit sur les exercices suivants, et surtout ne pouvant aller à l’encontre des dispositions législatives et réglementaires ci-avant rappelées. »</p>
<p>Il semble bien que la mission du Consupe n’a pas encore fini de faire parler d’elle.</p>

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		<item>
		<title>Teachmepad veut construire une usine d’assemblage de tablettes numériques au Cameroun</title>
		<link>https://infoplus-mag.net/2022/10/10/teachmepad-veut-construire-une-usine-dassemblage-de-tablettes-numeriques-au-cameroun/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=teachmepad-veut-construire-une-usine-dassemblage-de-tablettes-numeriques-au-cameroun</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Oct 2022 06:55:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[A NE PAS RATER]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Hi-Tech]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La startup ambitionne de devenir le fournisseur agréé aux États africains de ses tablettes solaires éducatives utiles dans l’agriculture et dans le recensement des populations. C’est un ambitieux projet sur lequel travaille Vincent Onana, le fondateur de Teachmepad mobile limited, et toute son équipe. La startup veut installer une usine de montage de ses tablettes numériques [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>La startup</em> <em>ambitionne de devenir le fournisseur agréé aux États africains de ses tablettes solaires éducatives utiles dans l’agriculture et dans le recensement des populations. </em></p>
<p>C’est un ambitieux projet sur lequel travaille Vincent Onana, le fondateur de Teachmepad mobile limited, et toute son équipe. La startup veut installer une usine de montage de ses tablettes numériques éducatives, avec à la clé 200 emplois directs. Selon le directeur général, Teachmepad va se doter en Chine d’une unité à capacité de production de 5000 tablettes par jour.</p>
<p>L’Etat semble favorable à cette initiative. Au cours des séances de travail avec les experts du gouvernement, la SNI a recommandé un appui de l&rsquo;État pour redimensionner le projet et le rendre suffisamment bancable pour un accompagnement technique et financier additionnel, fait savoir Vincent Onana. SNI demande par ailleurs d&rsquo;associer à l&rsquo;usine d&rsquo;assemblage, un partenaire technique, de préférence manufacturier de composants mobiles, pour garantir les volets « approvisionnement et préparation de la matière première » conformément à la capacité de production de l&rsquo;usine.</p>
<p>Pour ce qui est du financement, Teachmepad a lancé, en juin dernier, une levée de 5 millions d’euros. L’opération devrait s’étendre jusqu’au 1er juin 2023. La startup avait obtenu en 2021 à l’issue de sa première levée lancée un an plus tôt, environ 1, 219 millions d’euros souscrits par des investisseurs français et camerounais. Ce montant a notamment permis d’acquérir un site d’une superficie de 5 hectares sur lequel sera implantée l’usine ; de passer des prototypes à la production des exemplaires de préséries commerciales à l’imprimante 3D ; et de progresser dans les procédures administratives et les études nécessaires à la réalisation d’un tel projet.</p>
<p>Les tablettes éducatives solaires Teachmepad conçues pour résoudre les problèmes d’accès à internet, aux contenus éducatifs et à l’électricité dans les zones reculées ont reçu le brevet d’invention de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI). Leurs champs d&rsquo;application sont l&rsquo;éducation, l&rsquo;agriculture et les travaux de recensement général des populations, notamment dans les zones confrontées au problème d’accès à l’électricité et à internet<em>.</em></p>
<p>« Nous ambitionnons de devenir le fournisseur agréé des Etats Africains, en tablettes numériques solaires brevetées « Teachmepad » afin qu’ils réalisent aussi aisément leurs collectes de données ou travaux statistiques de recensement général des populations « everywhere » jusque dans les zones confrontées au problème d’accès à l’électricité et à Internet », projette le CEO. D’après ce dernier, solutions « Teachmepad » auraient davantage facilité les opérations de recensement en cours au Mali.</p>
<p><strong>RT</strong></p>

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			</item>
		<item>
		<title>Nokash, une solution digitale contre la pénurie de la petite monnaie</title>
		<link>https://infoplus-mag.net/2022/10/10/nokash-une-solution-digitale-contre-la-penurie-de-la-petite-monnaie/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=nokash-une-solution-digitale-contre-la-penurie-de-la-petite-monnaie</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Oct 2022 06:48:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[A NE PAS RATER]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’application proposée par Thierry Nguefack permet d’effectuer des remboursements électroniques en quelques secondes entre le vendeur et son client. Ceci pour mettre un terme aux désagréments vécus par les usagers sur le marché liés à la rareté des pièces de monnaie. La pénurie de la petite monnaie est un problème qui se pose fréquemment dans [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>L’application proposée par Thierry Nguefack permet d’effectuer des remboursements électroniques en quelques secondes entre le vendeur et son client. Ceci pour mettre un terme aux désagréments vécus par les usagers sur le marché liés à la rareté des pièces de monnaie.</em></p>
<p>La pénurie de la petite monnaie est un problème qui se pose fréquemment dans les rues. Il est de plus en plus difficile pour les commerçants et les consommateurs de disposer de pièces de monnaie utiles pour les courses de tous les jours et les petites transactions. Chauffeurs de taxis ou motos, coiffeurs, vendeurs ambulants, etc. sont impactés au quotidien par ce problème. Tous ces soucis ne seront peut-être bientôt qu’un lointain souvenir. Thierry Nguefack, passionné de la finance technologique, croit avoir trouvé la solution à travers Nokash, une application qui permet d’effectuer des remboursements électroniques en quelques secondes entre le vendeur et son client.</p>
<p>Pour utiliser Nokash, il suffit d’aller sur Google Play Store, télécharger l’application, créer un compte puis lier à ce compte sa SIM personnelle ou lier sa SIM commerciale ou son code marchand. Après quelques paramétrages, le commerçant peut commencer à encaisser en moins de 20 secondes et rembourser son client par le même canal. Plusieurs méthodes de paiement ont certes vu le jour avec l’essor du digital et des technologies, mais le jeune entrepreneur a identifié un certain nombre de freins à l’adoption de ces outils pourtant innovants.</p>
<p>Selon ce dernier, les acteurs du secteur informel n’ont pas la capacité financière de s’offrir un terminal de paiement électronique. De plus, s’ils disposent d’un téléphone Android, les marchands n’ont pas assez de ressources pour payer les données mobiles chaque jour et se connecter régulièrement afin d’accepter les paiements en ligne. Par ailleurs, la longueur des codes de paiement USSD des opérateurs leur fait perdre environ deux minutes chaque fois qu’ils essaient de recevoir le paiement mobile d’un client.</p>
<p>« Ces facteurs réunis nous ont permis de concevoir et réaliser l’application Nokash qui permet à ces commerçants de gagner du temps, de réduire des longues files d’attente et de rembourser électroniquement leurs clients », soutient Thierry Nguefack. Qui note par ailleurs que le téléchargement, tout comme l’utilisation de l’application, est gratuite et même possible sans la connexion internet.</p>
<p><strong>Agnès Eyenga</strong></p>

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